Sur cette pièce, le plus petit vertébré connu: il est vraiment minuscule

Publié par Redbran le 01/03/2024 à 08:00
Source: Zoologica Scripta
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Dans les profondeurs de la forêt tropicale du sud du Brésil, un petit amphibien défie notre compréhension des limites du monde animal. Le Brachycephalus pulex, surnommé le crapaud-puce brésilien, a récemment été confirmé comme étant non seulement l'amphibien le plus petit du monde mais aussi le plus petit vertébré connu, selon une étude menée par des biologistes de l'Universidade Estadual de Santa Cruz.


Image Renato Gaiga

Cette découverte fascinante remonte à 2011, lorsque le Brachycephalus pulex fut identifié pour la première fois, vivant isolé sur quelques collines de la région sud de Bahia, au Brésil. Initialement considéré comme un crapaud en raison de son appellation, ce petit amphibien a depuis suscité un intérêt scientifique considérable.

Pour affiner leurs connaissances sur cette espèce, les chercheurs sont retournés sur le site de la découverte originale, capturant et relâchant plusieurs spécimens après les avoir mesurés et examinés les signes de maturité, incluant l'analyse des gonades et des fentes vocales. Cette démarche méthodique avait pour but de s'assurer que les individus mesurés étaient des adultes.

Les résultats ont révélé que la longueur moyenne du corps des mâles est légèrement supérieure à 7 millimètres, avec les femelles mesurant en moyenne 1 millimètre de plus. Le plus petit spécimen identifié mesurait seulement 6,45 millimètres de long, soit environ 30% plus petit que le précédent record détenu par un autre amphibien.


Image Renato Gaiga

Cette trouvaille exceptionnelle souligne non seulement l'incroyable diversité biologique de notre planète, mais aussi les mystères qui restent à découvrir. Les chercheurs soulignent que, bien qu'il s'agisse du plus petit vertébré observé à ce jour, il est possible que des créatures encore plus petites existent, non encore découvertes.

Cependant, ils notent également que la réduction de taille chez les vertébrés est limitée par certaines contraintes biologiques. Des anomalies morphologiques observées chez les très petits grenouilles, telles qu'un nombre réduit d'orteils ou des oreilles insuffisamment formées, pourraient compromettre leur survie.

Cette étude, publiée dans le journal Zoologica Scripta, non seulement élargit notre compréhension de la biodiversité, mais ouvre également la voie à de futures recherches sur les adaptations et les limites physiologiques des petites espèces vertébrées.
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