Consensus sur les astrocytes, partenaires négligés des neurones dans les maladies cérébrales

Publié par Isabelle le 22/02/2021 à 13:00
Source: CNRS INSB
Le changement des astrocytes en astrocytes réactifs est un mécanisme commun à de nombreuses maladies affectant le système nerveux central. Pourtant, cette réponse reste mal comprise et fait l'objet de confusions et de controverses. Dans cet article publié en tant que premier "Consensus Statement" dans la revue Nature Neuroscience, 81 chercheurs de 22 pays (Pays vient du latin pagus qui désignait une subdivision territoriale et tribale d'étendue...) s'accordent sur les définitions et la nomenclature des astrocytes réactifs. Ils analysent certaines conceptions simplistes et débats concernant ces cellules et donnent des recommandations pour les futures recherches dans ce domaine.


Figure: Astrocytes réactifs dans le cerveau de souris (Le terme souris est un nom vernaculaire ambigu qui peut désigner, pour les francophones, avant...). Le cytosquelette des astrocytes est marqué en rouge (La couleur rouge répond à différentes définitions, selon le système chromatique dont on fait...), leur noyau en vert (Le vert est une couleur complémentaire correspondant à la lumière qui a une longueur d'onde...) (les noyaux de toutes les cellules sont en bleu).
© L. Ben Haim/ C. Escartin

Dans le cerveau, les astrocytes sont des partenaires essentiels pour les neurones et ils ont un rôle actif dans le fonctionnement et la plasticité du cerveau. En réponse à une situation (En géographie, la situation est un concept spatial permettant la localisation relative d'un...) pathologique (infection, traumatisme (Un traumatisme est un dommage de la structure ou du fonctionnement du corps ou du psychisme. Il...), accident vasculaire cérébral (Un accident vasculaire cérébral (AVC), parfois appelé « attaque...), tumeur (Le terme tumeur (du latin tumere, enfler) désigne, en médecine, une augmentation de...), ou au cours des maladies neurodégénératives comme la maladie (La maladie est une altération des fonctions ou de la santé d'un organisme vivant, animal...) d'Alzheimer), ces cellules changent, on dit que les astrocytes sont devenus "réactifs". Etant donnés leurs nombreux rôles pour la physiologie (La physiologie (du grec φύσις, phusis, la nature, et...) cérébrale, la transformation en astrocytes réactifs est susceptible d'avoir des conséquences importantes sur la résilience du cerveau face à chaque situation pathologique et d'influencer l'évolution de la maladie.

Alors que cette transformation significative des astrocytes a été observée il y a plus de cent ans dans le cerveau de patients atteints de différentes pathologies cérébrales, de nombreux aspects restent incompris ou sujets à controverse.

Plus de 80 experts internationaux travaillant sur les astrocytes ont échangé leurs points de vue (La vue est le sens qui permet d'observer et d'analyser l'environnement par la réception et...) pendant un an, pour établir des recommandations communes sur la nomenclature, les bonnes pratiques de recherche (La recherche scientifique désigne en premier lieu l’ensemble des actions entreprises en vue...) et les questions importantes à explorer pour mieux comprendre les réponses complexes et spécifiques des astrocytes en conditions pathologiques.

Cet effort de consensus de la communauté travaillant sur les astrocytes a pour objectif à terme, d'optimiser le ciblage thérapeutique (La thérapeutique (du grec therapeuein, soigner) est la partie de la médecine qui...) des astrocytes réactifs dans chaque pathologie (La pathologie, terme provenant du Grec ancien, est littéralement le discours, la...), mais aussi de se servir des astrocytes réactifs comme biomarqueurs pour le diagnostic (Le diagnostic (du grec δι?γνωση, diágnosi, à partir de...), le suivi de l'évolution des maladies du cerveau et la stratification des patients.

Pour en savoir plus:
Reactive astrocyte nomenclature, definitions, and future directions.
Escartin C, Galea E, Lakatos A, O'Callaghan JP, Petzold GC, Serrano-Pozo A, Steinhäuser C, Volterra A, Carmignoto G, Agarwal A, Allen NJ, Araque A, Barbeito L, Barzilai A, Bergles DE, Bonvento G, Butt AM, Chen WT, Cohen-Salmon M, Cunningham C, Deneen B, De Strooper B, Díaz-Castro B, Farina C, Freeman M, Gallo V, Goldman JE, Goldman SA, Götz M, Gutiérrez A, Haydon PG, Heiland DH, Hol EM, Holt MG, Iino M, Kastanenka KV, Kettenmann H, Khakh BS, Koizumi S, Lee CJ, Liddelow SA, MacVicar BA, Magistretti P, Messing A, Mishra A, Molofsky AV, Murai KK, Norris CM, Okada S, Oliet SHR, Oliveira JF, Panatier A, Parpura V, Pekna M, Pekny M, Pellerin L, Perea G, Pérez-Nievas BG, Pfrieger FW, Poskanzer KE, Quintana FJ, Ransohoff RM, Riquelme-Perez M, Robel S, Rose CR, Rothstein JD, Rouach N, Rowitch DH, Semyanov A, Sirko S, Sontheimer H, Swanson RA, Vitorica J, Wanner IB, Wood LB, Wu J, Zheng B, Zimmer ER, Zorec R, Sofroniew MV, Verkhratsky A.
Nature Neuroscience. 15 février 2021. doi: 10.1038/s41593-020-00783-4.

Laboratoire:
Laboratoire des maladies neurodégénératives - MIRCen (LMN) (CNRS/CEA/Univ. Paris-Saclay) - 18, route (Le mot « route » dérive du latin (via) rupta, littéralement « voie...) du Panorama. - 92265 Fontenay-aux-roses Cedex. - France.

Contact:
Carole Escartin - Chercheuse CNRS (Le Centre national de la recherche scientifique, plus connu sous son sigle CNRS, est le plus grand...) au Laboratoire des maladies neurodégénératives - carole.escartin at cea.fr
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