Une étude publiée dans
Nature révèle que dormir trop peu ou trop longtemps pourrait accélérer le vieillissement de presque tous nos organes. Menée par Junhao Wen de l'université Columbia, elle repose sur l'analyse de près de 500 000 participants et 23 horloges de
vieillissement biologique.
Les chercheurs ont utilisé ce que l'on appelle des horloges de vieillissement biologiques, des outils basés sur l'apprentissage automatique et des mesures comme les protéines sanguines. Ces horloges estiment si une personne vieillit plus vite ou plus lentement que la normale. Mais ici, l'équipe a créé des horloges spécifiques à chaque organe, car le
cerveau, le cœur, les poumons ou le foie peuvent vieillir à des rythmes différents.
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En comparant la durée de sommeil déclarée avec les horloges de vieillissement, une courbe en U est apparue. Les personnes
dormant moins de 6
heures ou plus de 8 heures montraient un vieillissement accéléré. Le meilleur équilibre se trouvait entre 6,4 et 7,8 heures. Cette association ne prouve pas une cause directe, mais elle indique que le sommeil est profondément lié à la
santé globale.
Des liens forts ont été observés entre un sommeil trop court et des troubles comme la dépression, l'anxiété, l'obésité, le
diabète de type 2 ou l'hypertension. Un sommeil trop long était associé à des maladies respiratoires comme la bronchopneumopathie chronique obstructive. Les deux extrêmes étaient liés à des problèmes digestifs.
Finalement, cette recherche montre que le sommeil n'affecte pas seulement le cerveau, mais tout l'organisme. Les horloges de vieillissement spécifiques pourraient un jour aider à personnaliser les conseils sur le sommeil. En attendant, l'idée d'une fenêtre idéale de 6 à 8 heures de sommeil se confirme, au bénéfice de notre santé globale.
Pour de nombreux organes, une durée de sommeil entre 6,4 et 7,8 heures était associée à un vieillissement moindre. Les horloges sont créées à partir de données protéiques spécifiques à chaque organe. Les lignes bleues représentent les hommes, les rouges les femmes.
Crédit: The MULTI Consortium et al., Nature (2026)