Des exoplanètes de type terrestre comme s'il en pleuvait !

Publié par Michel le 06/02/2008 à 00:00
Source: flashespace.com
Illustration: NASA/JPL-Caltech
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L'étude de l'émission infrarouge de centaines d'étoiles de type solaire suggère que la plupart d'entre elles puissent être entourées de planètes semblables à la nôtre. Certains astronomes sont même convaincus que la majorité des étoiles, pour ne pas dire toutes, sont entourées d'un système planétaire.

Le sondage en question a été mené par le télescope spatial infrarouge Spitzer de la NASA qui a étudié dans une longueur d'onde précise de l'infrarouge environ 300 étoiles et qui ne laisse guère de doute sur la présence probable de planètes ou de planètes en formation.

Les observations faites dans cette longueur d'onde montrent que la plupart des poussières ont une température d'environ 100 à 300 kelvins. Or, dans notre Système Solaire, cette plage de température correspond à une région qui s'étend de la Terre à Saturne. Il en ressort que 62% des étoiles ainsi étudiées ont la matière nécessaire pour former des planètes où l'eau peut rester à l'état liquide.

Pourquoi l'infrarouge, tout simplement parce que la lumière visible et ultraviolette émise par les étoiles est absorbée par la poussière qui la réémet sous forme de rayonnement infrarouge. Faut-il rappeler que la poussière est le matériau à la base de tout et "facilement" observable ? Elle joue un rôle primordial dans toutes les étapes de la formation des planètes et peut donc être observée dans de plus ou moins bonnes conditions.

Formation des planètes

En effet, pendant les millions d'années qui suivent la formation des étoiles, un disque de poussière, de gaz et de glace se met à tourner autour de l'astre. Par la suite et si les conditions le permettent (ce qui semble être le cas à chaque fois) les processus qui se mettent en place conduisent à la formation des planétésimaux, des protoplanètes et enfin des planètes et le cortège des astéroïdes et autres comètes. Cela a pour conséquence d'assécher et de faire disparaître le disque originaire. En règle générale, il laisse place alors à un disque de débris qui finira également par se dissiper.

Le télescope spatial Spitzer

Le télescope spatial Spitzer a été placé sur orbite le 25 août 2003 par une fusée Delta II de Boeing depuis la base américaine de Cap Canaveral (Centre spatial Kennedy). D'une durée de vie opérationnelle d'au moins 2 ans et demi, et portée à 5, Spitzer complète la gamme des grands télescopes spatiaux de la NASA que sont Hubble, Chandra et Compton (désorbité en 2000).

Le télescope est doté d'un miroir de 85 centimètres et de trois instruments à refroidissement cryogénique: une caméra fonctionnant dans le proche et moyen infrarouge, un spectrographe permettant d'analyser l'ensemble des longueurs d'ondes de l'infrarouge et un photomètre pour la collecte d'informations sur la gamme d'infrarouge lointain.

Depuis son orbite héliocentrique, dos au Soleil, il étudie notamment la formation des étoiles et des planètes. Il observe l'Univers comme il était il y a des milliards d'années et aide les scientifiques à déterminer la façon et le moment dont les premiers objets se sont formés, ainsi que leur composition. Spitzer est capable de découvrir des objets jamais observés auparavant car occultés par la poussière interstellaire comme les étoiles et les galaxies les plus lointaines. Il observe les objets les plus froids du Système Solaire (planètes externes, astéroïdes et autres petits corps) et les disques de poussière présents autour de jeunes étoiles (disque proto-planétaire).

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