Maintenir la biodiversité pour stabiliser le fonctionnement des écosystèmes
Publié par Adrien le 17/09/2018 à 00:00
Source: CNRS
Pour la première fois à l'échelle mondiale, une équipe internationale impliquant un chercheur Inra du Centre d'études biologiques de Chizé (CNRS/Université de La Rochelle) et des scientifiques argentins et espagnols, montre les effets positifs de la biodiversité végétale sur la stabilité et le fonctionnement des écosystèmes terrestres. Grâce à l'analyse de données (Dans les technologies de l'information (TI), une donnée est une description élémentaire, souvent codée, d'une chose, d'une transaction d'affaire, d'un événement, etc.) satellitaires et des observations (L’observation est l’action de suivi attentif des phénomènes, sans volonté de les modifier, à l’aide de moyens d’enquête et d’étude appropriés. Le plaisir procuré explique la très grande...) sur 123 sites dans le monde (Le mot monde peut désigner :), les chercheurs révèlent que l'influence de la biodiversité sur les écosystèmes est tout (Le tout compris comme ensemble de ce qui existe est souvent interprété comme le monde ou l'univers.) aussi importante que celle du climat (Le climat correspond à la distribution statistique des conditions atmosphériques dans une région donnée pendant une période de temps donnée. Il se distingue de la...) ou du sol. Leurs résultats sont publiés dans la revue [i]PNAS.[/i]

L'humanité dépend directement des services fournis par les écosystèmes pour son bien-être (Le bien-être ou bienêtre est un état qui touche à la santé, au plaisir, à la réalisation de soi, à l'harmonie avec soi et les autres....), son développement et sa survie. Exemple phare: les services associés à la production de biomasse ( En écologie, la biomasse est la quantité totale de matière (masse) de toutes les espèces vivantes présentes dans un milieu naturel donné. Dans le domaine de...) par la végétation (La végétation est l'ensemble des plantes (la flore) sauvages ou cultivées qui poussent sur une surface donnée de sol, ou dans un milieu aquatique. On parle aussi...) ainsi que sa stabilité au cours du temps (Le temps est un concept développé par l'être humain pour appréhender le changement dans le monde.) pour assurer l'alimentation humaine et animale, la fertilité (Pour le sens commun, la fertilité désigne à la fin du XXe siècle la capacité des personnes, des animaux ou des plantes à produire une descendance viable et abondante. Le terme était...) des sols ou encore la production de bois et de combustible (Un combustible est une matière qui, en présence d'oxygène et d'énergie, peut se combiner à l'oxygène (qui sert de comburant) dans une...). Si depuis 20 ans, de nombreuses études ont démontré l'importance de la diversité végétale dans le maintien et la stabilité des écosystèmes, elles ont été réalisées dans le cadre d'expérimentations en conditions contrôlées et dans un nombre (La notion de nombre en linguistique est traitée à l’article « Nombre grammatical ».) d'écosystèmes restreint.

Pour la première fois à l'échelle mondiale, une équipe internationale impliquant un chercheur (Un chercheur (fem. chercheuse) désigne une personne dont le métier consiste à faire de la recherche. Il est difficile de bien cerner le métier de chercheur tant les domaines de recherche sont...) Inra du Centre d'études biologiques de Chizé (CNRS, Université (Une université est un établissement d'enseignement supérieur dont l'objectif est la production du savoir (recherche), sa conservation et sa transmission (études supérieures). Aux États-Unis, au moment où les...) de La Rochelle) et des scientifiques argentins et espagnols a étudié le rôle de la biodiversité sur la stabilité des écosystèmes. Cette équipe internationale a analysé des données satellites obtenues sur 14 ans couplées à des mesures de terrain dans 123 sites répartis sur tous les continents (à l'exception de l'Antarctique). Les scientifiques ont examiné des écosystèmes contrastés, composés de plantes très différentes, aux histoires (Les Histoires ou l'Enquête (en grec ancien Ἱστορίαι / Historíai) sont la seule œuvre connue de l'historien grec...) géologiques et climatiques diverses: la savane africaine, les déserts steppiques en Chine, la pampa en Amérique (L’Amérique est un continent séparé, à l'ouest, de l'Asie et l'Océanie par le détroit de Béring et l'océan Pacifique; et à l'est, de l'Europe et de l'Afrique par l'océan...) du Sud (Le sud est un point cardinal, opposé au nord.), des forêts australiennes ou encore les maquis du bassin méditerranéen et les steppes nord-africaines.

La variation temporelle de la couverture végétale obtenue par image satellite (Satellite peut faire référence à :) a été utilisée comme indicateur de la stabilité de l'écosystème puis a été liée à la diversité végétale observée sur le terrain. Au-delà du nombre d'espèces végétales, ils ont également analysé l'effet de la diversité fonctionnelle (En mathématiques, le terme fonctionnelle se réfère à certaines fonctions. Initialement, le terme désignait les fonctions qui en prennent d'autres en argument. Aujourd'hui, le terme a été étendu, et il...) des plantes, c'est-à-dire la diversité de leurs tailles, de leurs formes ou de la physiologie (La physiologie (du grec φύσις, phusis, la nature, et λόγος, logos, l'étude, la science) étudie...) de leurs feuilles associées à la capacité des plantes à survivre dans des conditions climatiques pouvant être très variables dans le temps. Leurs résultats révèlent que les effets positifs de la diversité végétale sur la stabilité des écosystèmes sont détectables dans le monde entier et dans tout type d'écosystèmes. Ils suggèrent que la biodiversité a une influence positive et aussi importante que le climat ou le type de sol sur la stabilité et le fonctionnement des écosystèmes.

Leurs travaux montrent que, dans le contexte (Le contexte d'un évènement inclut les circonstances et conditions qui l'entourent; le contexte d'un mot, d'une phrase ou d'un texte inclut les mots qui l'entourent. Le concept de contexte issu...) actuel du changement climatique et l'augmentation global de l'aridité, la relation entre la stabilité des écosystèmes et la diversité des plantes peut être modifiée. Dans les zones de faible aridité, le contrôle (Le mot contrôle peut avoir plusieurs sens. Il peut être employé comme synonyme d'examen, de vérification et de maîtrise.) de la stabilité des écosystèmes dépend principalement de la diversité fonctionnelle des plantes. Dans les zones de forte aridité, ce rôle de stabilité est principalement joué par le nombre d'espèces présentes sur le site. Or, les écosystèmes arides de la planète (Une planète est un corps céleste orbitant autour du Soleil ou d'une autre étoile de l'Univers et possédant une masse suffisante pour que sa gravité la maintienne en équilibre hydrostatique,...) abritent 38 % de la population mondiale (La population mondiale désigne le nombre d'êtres humains vivant sur Terre à un instant donné. Elle est estimée à 6,793 milliards au 1er janvier 2010, alors...) dont 90 % sont localisés dans des pays (Pays vient du latin pagus qui désignait une subdivision territoriale et tribale d'étendue restreinte (de l'ordre de quelques centaines de km²), subdivision de la civitas gallo-romaine. Comme la civitas qui subsiste...) en voie de développement, des populations souvent très dépendantes de la stabilité temporelle des ressources naturelles. Préserver différentes facettes de la biodiversité des plantes apparait comme essentielle dans un contexte de changements globaux et d'aridité croissante pour maintenir la stabilité et le fonctionnement des écosystèmes dont nous dépendons.
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