Les microplastiques propageraient le cancer: voici comment

Publié par Redbran le 28/03/2024 à 08:00
Source: Chemosphere
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Les microplastiques, de minuscules particules de plastique omniprésentes dans notre environnement, suscitent de plus en plus d'inquiétudes quant à leur impact sur la santé humaine.

Une étude récente suggère que ces particules pourraient non seulement persister plus longtemps dans l'organisme que ce que l'on croyait, mais également contribuer à la propagation du cancer lorsqu'elles se trouvent à l'intérieur de tumeurs. Cette découverte, bien qu'encore préliminaire, soulève des questions importantes sur les effets des microplastiques sur notre santé.


Image d'illustration Pixabay

L'étude, réalisée en laboratoire avec des cellules cancéreuses, a examiné comment les microplastiques et les nanoplastiques (MNPs), particulièrement ceux de moins de 10 micromètres de diamètre, peuvent pénétrer dans les cellules et s'y accumuler. Ces particules proviennent de sources quotidiennes comme les bouteilles d'eau à usage unique et peuvent entrer dans l'organisme par inhalation ou ingestion.

Les résultats ont montré que, lorsque les cellules cancéreuses se divisent, les MNPs peuvent être transmis d'une cellule à sa génération suivante sans montrer de signes d'élimination. De plus, les cellules exposées aux MNPs étaient plus mobiles, ce qui pourrait faciliter les métastases, la propagation du cancer à de nouveaux emplacements dans le corps.

Les scientifiques ont également découvert que les petits MNPs s'accumulent dans les lysosomes, des structures servant de système de dégradation des déchets cellulaires. Cependant, ces lysosomes ne dégradent pas les MNPs, soulignant la persistance de ces particules dans l'organisme. Cette caractéristique pourrait être due au fait que le corps humain n'a pas de processus métaboliques pour décomposer ces particules.


Les microplastiques (points bleus) s'insèrent et se propagent dans l'organisme

Bien que l'étude ait ses limites, notamment parce qu'elle a été réalisée sur des cellules cancéreuses en laboratoire et que les microplastiques étudiés diffèrent quelque peu de ceux trouvés dans l'environnement, elle représente un signal d'alarme précoce sur les dangers potentiels des microplastiques pour la santé humaine.

Les auteurs de l'étude et d'autres chercheurs soulignent la nécessité de réduire considérablement notre consommation de plastiques pour diminuer les effets potentiels sur notre santé et l'environnement. Ils appellent également à davantage de recherches sur différents types et formes de microplastiques qui ressemblent davantage à ceux présents dans notre environnement quotidien.
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