Du nouveau sur la fécondation de la truffe
Publié par Adrien le 04/11/2016 à 00:00
Source: CNRS-INEE
Une récente étude publiée dans la revue Molecular Ecology et réalisée par une équipe du Muséum national d'Histoire naturelle (Institut de Systématique, Évolution, Biodiversité, CNRS UPMC EPHE, Sorbonne Universités), avec le CNRS (Le Centre national de la recherche scientifique, plus connu sous son sigle CNRS, est le plus grand organisme de recherche scientifique public français (EPST).) et l'Université (Une université est un établissement d'enseignement supérieur dont l'objectif est la production du savoir (recherche), sa conservation et sa transmission (études supérieures). Aux...) de Montpellier, apporte un éclairage inédit sur le cycle de reproduction de la truffe noire (Tuber melanosporum), encore mal connu. En effet, la production de ce champignon emblématique stagne en France malgré le développement de plantations d'arbres inoculés en pépinière (à ce jour (Le jour ou la journée est l'intervalle qui sépare le lever du coucher du Soleil ; c'est la période entre deux nuits, pendant laquelle les rayons du Soleil éclairent le ciel. Son début (par rapport...), les sites spontanés ne représentent plus que 20% de la production). Les analyses génétiques de 950 échantillons en Languedoc-Roussillon montrent que:

- La "truffe" que nous consommons (qui est l'organe (Un organe est un ensemble de tissus concourant à la réalisation d'une fonction physiologique. Certains organes assurent simultanément plusieurs fonctions, mais dans ce cas, une fonction est...) reproducteur de la truffe noire) résulte d'une fécondation (La fécondation, pour les êtres vivants organisés, est le stade de la reproduction sexuée consistant en une fusion des gamètes mâle et femelle en une cellule unique nommée zygote. Elle a...) entre deux individus très différents: le premier, de grande taille, considéré comme la mère, est associé aux racines des arbres voisins. Il persiste d'année (Une année est une unité de temps exprimant la durée entre deux occurrences d'un évènement lié à la révolution de la Terre autour du Soleil.) en année et nourrit la truffe. Le second, considéré comme le père, est plus petit, annuel, et n'est pas associé aux racines d'arbres. Il pourrait résulter de la germination d'une spore non dispersée, formée précédemmentsorte de mâle qui ne survit que pour féconder un individu (Le Wiktionnaire est un projet de dictionnaire libre et gratuit similaire à Wikipédia (tous deux sont soutenus par la fondation Wikimedia).) mieux installé (voir schéma joint).

- La plantation (Une plantation est une exploitation agricole en monoculture de cultures à forte valeur économique destinées à la vente vers des marchés internationaux. La plantation est souvent...) d'arbres inoculés n'a pas changé la diversité génétique (La diversité génétique est une caractéristique décrivant le niveau de variétés des gènes au sein d'une même espèce...) des populations de truffes noires par rapport aux sites sauvages. Les gènes circulent donc encore librement entre ces milieux. A un détail près: en plantation, le nombre (La notion de nombre en linguistique est traitée à l’article « Nombre grammatical ».) de pères est plus élevé et ils sont plus variés génétiquement, peut-être en raison d'apports de spores, volontaires ou non, lors des traitements trufficoles.

Il existe une variabilité géographique de la diversité génétique (La génétique (du grec genno γεννώ = donner naissance) est la science qui étudie l'hérédité et les gènes.) dans la région Languedoc-Roussillon, qui est encore préservée dans les plantations. Cela suggère qu'il ne faut pas trop mélanger les provenances des arbres inoculés si l'on souhaite préserver des caractéristiques génétiques locales de la truffe noire.
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