Propagation inquiétante de la "mouche noire" suceuse de sang en Allemagne

Publié par Redbran le 18/04/2024 à 08:00
Source: Science of The Total Environment
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Une étude récente sur les mouches noires révèle l'impact du changement climatique sur leur propagation en Allemagne. Ces résultats proviennent d'une recherche approfondie effectuée dans quatre États fédéraux allemands, analysant 1526 observations de larves de ces mouches.

Les mouches noires, bien que petites avec leurs six millimètres, sont loin d'être inoffensives. Semblables aux moustiques, les femelles nécessitent un repas de sang pour la ponte des œufs.


Simulium ornatum, une espèce de mouche noire d'intérêt vétérinaire et médical humain.
Crédit: Dorian Dörge

Utilisant des "dents" acérées pour gratter la peau de leurs hôtes, elles provoquent des piqûres douloureuses, qui peuvent engendrer des réactions allergiques graves ou des infections bactériennes secondaires. Ces insectes sont également capables de transmettre des maladies infectieuses, dont la plus connue est l'onchocercose, ou cécité des rivières, causée par le nématode Onchocerca volvulus et affectant principalement l'Afrique.

La recherche, dirigée par Sarah Cunze de l'Université de Goethe, classe les 12 espèces les plus communes en Allemagne en trois groupes biogéographiques: les espèces montagnardes, celles à large répartition et les espèces des basses terres.

Ce classement est crucial pour comprendre comment chaque groupe pourrait réagir aux modifications environnementales actuelles. Les espèces montagnardes, par exemple, sont jugées vulnérables face à l'augmentation des températures et à la pollution chimique des cours d'eau.


Image Wikimedia

Le changement climatique semble favoriser certaines espèces de mouches noires, en particulier celles adaptées ou résistantes aux changements anthropiques.

Ces espèces pourraient connaître une expansion, influençant ainsi la fréquence et la gravité des maladies qu'elles peuvent transmettre. En effet, les hausses de température prévues pourraient raccourcir les cycles de développement des mouches noires, augmentant ainsi leur fréquence de reproduction et, potentiellement, leur prévalence.

Les chercheurs envisagent de poursuivre leurs travaux par des recherches empiriques et des tests en laboratoire pour mieux comprendre la compétence vectorielle (l'aptitude à transmettre un agent pathogène) des mouches noires sous les conditions climatiques actuelles en Europe. Ces informations pourraient être essentielles pour élaborer des programmes de surveillance et de prévention plus efficaces contre ces vecteurs de maladies.
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