🌱 Climat: les plantes absorberaient moins de carbone que prévu

Publié par Adrien,
Source: Proceedings of the National Academy of Sciences
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Considérées comme des alliées naturelles contre le changement climatique grâce à leur absorption de dioxyde de carbone, les plantes pourraient toutefois offrir une aide plus limitée que prévu. En cause, un élément essentiel: l'azote.

En effet, lorsque le CO2 augmente dans l'atmosphère, il peut stimuler la croissance des plantes, un phénomène appelé effet de fertilisation. Pourtant, cette croissance nécessite de l'azote, un nutriment clé que les plantes doivent puiser dans le sol. Sans un apport suffisant, leur développement est limité, ce qui réduit leur capacité à capter le carbone. Par conséquent, le bénéfice climatique des plantes dépend étroitement de la disponibilité de cet élément.


Image d'illustration Pixabay

Publiée dans PNAS, une étude internationale révèle que les modèles climatiques ont surestimé la fixation naturelle de l'azote. Ce processus, où des microorganismes transforment l'azote atmosphérique en une forme utilisable par les plantes, est fondamental pour l'écosystème. Les chercheurs ont comparé plusieurs modèles du système terrestre avec des données actuelles, découvrant une surestimation d'environ 50 %.

Cette surestimation a des conséquences directes sur les prévisions climatiques. Elle conduit à une réduction d'environ 11 % de l'effet de fertilisation du CO2, ce qui signifie que les plantes absorberaient moins de carbone que prévu. En conséquence, les projections sur le ralentissement du réchauffement pourraient être trop optimistes, nécessitant des ajustements dans les modèles utilisés pour évaluer les tendances.

Les révisions proposées sont importantes car elles touchent à des gaz comme les oxydes d'azote, qui peuvent influencer le climat. En améliorant la précision des modèles, les scientifiques espèrent mieux comprendre les interactions entre les cycles du carbone et de l'azote. Cela permettrait de raffiner les stratégies pour atténuer les changements climatiques, en tenant compte des limites réelles des écosystèmes.

Cette recherche met en lumière l'importance de données précises sur les nutriments dans les modèles climatiques. Avec des informations plus exactes sur la fixation de l'azote, les prévisions pourraient devenir plus fiables.

Le cycle de l'azote


L'azote est un élément abondant dans l'atmosphère, mais sous une forme que les plantes ne peuvent pas utiliser directement. Pour devenir disponible, il doit être fixé par des bactéries ou d'autres microorganismes présents dans le sol ou associés à certaines plantes. Ce processus de fixation biologique transforme l'azote gazeux en composés comme l'ammoniac, qui sont assimilables par les végétaux.

Une fois dans le sol, l'azote suit un cycle impliquant la décomposition de la matière organique et la transformation par les microbes. Les plantes l'absorbent par leurs racines pour soutenir leur croissance, notamment dans la production de protéines et de chlorophylle. Après leur mort, l'azote retourne au sol, complétant le cycle et maintenant la fertilité des écosystèmes.

Ce cycle est essentiel pour la productivité des écosystèmes naturels et agricoles. Toute perturbation peut affecter la croissance des plantes et leur capacité à séquestrer le carbone.
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