🪐 Bientôt un alignement exceptionnel de 6 planètes dont 4 visibles à l'œil nu

Publié par Cédric,
Auteur de l'article: Cédric DEPOND
Source: Star Walk
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Le 28 février 2026, le ciel du soir offrira une géométrie céleste rare: six planètes de notre Système solaire sembleront se donner rendez-vous dans notre portion visible de la voûte étoilée.

Cet "alignement", que les astronomes appellent plus volontiers une "parade planétaire", est un pur jeu de perspectives. Depuis la Terre, nous voyons les planètes évoluer sur un même plan, l'écliptique, tout comme des voitures sur un circuit vu de côté. Parfois, plusieurs d'entre elles se retrouvent dans le même champ de vision au coucher du Soleil. C'est ce qui se produira fin février. Un spectacle qui, pour être apprécié, demande une observation méthodique, car toutes les planètes ne se livrent pas avec la même facilité.


Image Wikimedia


Au cœur du ballet crépusculaire


La difficulté de l'observation réside dans la fenêtre de tir très courte. Il faudra se poster environ 30 à 45 minutes après le coucher du Soleil, pas avant, car le ciel serait trop lumineux, et pas après, car les premières planètes auront déjà disparu sous l'horizon. Le regard devra embrasser un large arc céleste, de l'ouest, où Vénus et Mercure jouent les étoiles filantes, jusqu'au sud-est, où Jupiter, massive et éclatante, prend ses quartiers.

À l'œil nu, quatre d'entre elles seront accessibles. Vénus, d'une brillance exceptionnelle (magnitude -3.9), servira de phare dans la constellation du Verseau, très bas sur l'horizon ouest. Jupiter, à l'opposé, sera tout aussi immanquable dans les Gémeaux. Entre les deux, Saturne offrira sa lumière douce et jaune, un point d'ancrage dans les Poissons. Mercure, enfin, jouera les invités timides: petite et peu lumineuse, elle raserait presque le sol à l'ouest, rendant indispensable un horizon parfaitement dégagé.

Pour compléter le tableau, Uranus et Neptune exigeront un équipement optique. Neptune se cache à seulement un degré de Saturne, mais sa magnitude de 7,8 la rend invisible sans jumelles performantes ou télescope. Uranus, plus haut dans le Taureau, est techniquement observable à l'œil nu sous un ciel noir, mais la Lune, presque pleine ce soir-là, gênera considérablement sa perception. Les astronomes amateurs utilisant un instrument pourront en revanche la distinguer non loin du célèbre amas des Pléiades.

Une mécanique céleste à portée de main


L'alignement planétaire du 28 février 2026 est donc un rendez-vous avec la patience. Il nous rappelle que notre regard doit composer avec la rotation terrestre et l'horizon. Vénus et Mercure seront les premières à plonger sous la ligne d'horizon, suivies par Saturne et Neptune, tandis que Jupiter restera en sentinelle plus tard dans la nuit.

Ce phénomène, qui se produit lorsque les planètes se rassemblent dans un secteur angulaire restreint du ciel, n'est pas exceptionnel en soi, mais sa qualité tient ici à l'accessibilité des horaires et à la présence d'astres brillants. Pour les observateurs de l'hémisphère Nord, la configuration sera idéale. Dans l'hémisphère Sud, l'arc sera incliné différemment, mais la quête reste la même. Plus qu'un simple spectacle, cette parade offre une leçon concrète de mécanique spatiale, visible depuis sa fenêtre, pour peu que le temps s'y prête.
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