Rétro 1926: Les mondes complexes: étoiles doubles, étoiles multiples

Publié par Michel le 03/02/2008 à 00:00
Source et illustrations: Almanach Hachette 1926
La news rétro de ce dimanche s'intéresse aux systèmes stellaires complexes tels qu'ils étaient perçus au début du siècle dernier.

Avertissement: Cette news rétro retranscrit des connaissances scientifiques, techniques ou autres de 1926, et contient donc volontairement les arguments, incertitudes ou erreurs d'époque.


Avant d'apporter une solution au problème de l'Univers (L'Univers est l'ensemble de tout ce qui existe et les lois qui le régissent.), l'Astronomie (L’astronomie est la science de l’observation des astres, cherchant à expliquer...) s'emploie à en découvrir toutes les difficultés. Chacun de ses progrès, en même temps (Le temps est un concept développé par l'être humain pour appréhender le...) qu'il soulève un coin du voile, montre un nouvel aspect de l'infini (Le mot « infini » (-e, -s ; du latin finitus,...), un abîme nouveau s'ajoutant aux abîmes entrevus. La connaissance des mondes complexes n'est pas faite pour simplifier la question.

Systèmes stellaires

Il ne suffit pas, pour confondre notre imagination, que les étoiles soient autant de Soleils autour (Autour est le nom que la nomenclature aviaire en langue française (mise à jour) donne...) desquels gravitent sans doute des planètes analogues à la Terre (La Terre est la troisième planète du Système solaire par ordre de distance...) ; que le nombre (La notion de nombre en linguistique est traitée à l’article « Nombre...) des étoiles observables atteigne près de 2 milliards, sans préjudice de celles, certainement plus nombreuses encore, qui par leur distance échappent à nos plus puissants télescopes...


Il y a plus: ces mondes lointains ne sont pas seulement des Soleils simples, ou de simples Soleils ; quelques-uns, qui apparaissent simples à l'œil nu, sont formés, quand on les observe avec une lunette suffisante, par des groupements de deux, trois... jusqu'à six étoiles, six globes incandescents qui gravitent les uns autour des autres. Ce sont les étoiles multiples, dont les systèmes les plus simples sont les étoiles doubles.

Rien n'est admirable comme l'aspect de ces groupes de deux ou de plusieurs Soleils observés au télescope (Un télescope, (du grec tele signifiant « loin » et skopein signifiant...). Les uns sont formés, comme Sirius, de deux astres blancs ; mais d'autres, comme sigma du Verseau, sont formés de deux étoiles jaune (Il existe (au minimum) cinq définitions du jaune qui désignent à peu près la même...) et verte ; gamma de la Couronne boréale montre deux globes respectivement jaune et pourpre ; oméga du Lion, deux sphères blanche et bleue. Quel doit être l'éclairement des paysages sur les planètes soumises à l'action de ces doubles lumières !

Or, on a pu cataloguer plusieurs milliers d'étoiles doubles, triples, quadruples, ou même sextuples, comme thêta d'Orion.

La marche des satellites (Satellite peut faire référence à :) stellaires

Les deux étoiles qui composent une étoile (Une étoile est un objet céleste émettant de la lumière de façon autonome, semblable à une...) double sont animées l'une autour de l'autre d'un mouvement elliptique analogue à celui des planètes autour du Soleil (Soleils est une association à but humanitaire implantée sur le campus de Supélec...); dans telle étoile triple la petite tourne autour de la moyenne (La moyenne est une mesure statistique caractérisant les éléments d'un ensemble de...) et la moyenne autour de la grande ; dans une quadruple, la première tourne autour de la seconde ( Seconde est le féminin de l'adjectif second, qui vient immédiatement après le premier ou qui...), la troisième autour de la quatrième, tandis que le système des deux premières tourne autour de celui des deux autres, etc.


En général, les ellipses décrites par la plus petite des deux étoiles sont très allongées: souvent même, déformées par la perspective, elles paraissent encore plus longues et plus étroites. Quand les deux étoiles sont le plus rapprochées, leur distance est assez faible pour que, dans la plupart des cas, on ne puisse pas les dédoubler: leur ensemble (En théorie des ensembles, un ensemble désigne intuitivement une collection...) apparaît alors comme un astre unique.

La durée des révolutions des étoiles doubles est très variable (En mathématiques et en logique, une variable est représentée par un symbole. Elle...). Celle de la Chèvre se fait en cent trois jours (Le jour ou la journée est l'intervalle qui sépare le lever du coucher du Soleil ; c'est la...), celle du compagnon de Sirius, la plus brillante étoile du système boréal, dure cinquante ans ; celle de gamma de la Chèvre exige cent cinquante ans pour s'accomplir, et cette durée s'élève à quatre cent cinquante-deux ans pour la soixante et unième du Cygne.

Eclipses d'étoiles

En revanche, certaines révolutions d'étoiles doubles sont de très courte durée: la plus caractéristique dans ce genre est Algol, qui n'est autre que l'étoile bêta de la constellation (Une constellation est un ensemble d'étoiles dont les projections sur la voûte...) de Persée, et dont la révolution ne dure que soixante-neuf heures (L'heure est une unité de mesure  :).


Comme, d'autre part, les deux Soleils qui la constituent sont de volumes très voisins et que leur orbite (En mécanique céleste, une orbite est la trajectoire que dessine dans l'espace un corps...) commune se présente presque par sa tranche ; comme, en outre, ils sont très proches l'un de l'autre, attendu que leur distance est à peine cinq fois le diamètre (Dans un cercle ou une sphère, le diamètre est un segment de droite passant par le centre...) du plus gros, il en résulte qu'à chaque révolution, l'un de ces Soleils passe devant l'autre, de sorte que l'éclat du système semble réduit de moitié, par cette véritable éclipse (Une éclipse correspond à l'occultation d'une source de lumière par un objet physique. En...) du grand Soleil (Le Soleil (Sol en latin, Helios ou Ήλιος en grec) est l'étoile...) par le plus petit. Aussi cette variation périodique d'éclat, qui se reproduit toutes les soixante-neuf heures, a-t-elle fait considérer, pendant longtemps, Algol comme une étoile variable (Une étoile variable est une étoile dont la luminosité varie.): on voit qu'il n'en est rien et que c'est simplement une étoile double soumise, par intermittence, à des éclipses, mais qui conserve en soi une constante luminosité (La luminosité désigne la caractéristique de ce qui émet ou réfléchit...).

Que de merveilles dans ce ciel (Le ciel est l'atmosphère de la Terre telle qu'elle est vue depuis le sol de la planète.) qui nous écrase de son immensité, et au milieu duquel notre pauvre Terre est moins qu'un grain (En météorologie maritime: Un grain est un vent violent et de peu de durée qui s'élève...) de sable (Le sable, ou arène, est une roche sédimentaire meuble, constituée de petites...) au milieu du désert (Le mot désert désigne aujourd’hui une zone stérile ou peu propice à la...) immense. Et combien est passionnante cette science (La science (latin scientia, « connaissance ») est, d'après le dictionnaire...) de l'astronomie qui a, peu à peu, sinon trouvé la clef (Au sens propre, la clef ou clé (les deux orthographes sont correctes) est un dispositif amovible...) du grand Mystère, du moins soulevé un coin du voile qui le recouvre !

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