Un super-virus mortel et très contagieux créé en laboratoire
Publié par Publication le 05/12/2011 à 00:00
A partir de la souche H5N1, une équipe de scientifiques a créé un supervirus fortement mortel et contagieux. Ce virus serait capable de contaminer et tuer des millions de personnes. A la vue de sa dangerosité, les scientifiques hésitent à publier les travaux.

C'est en faisant des recherches sur le virus (Un virus est une entité biologique qui nécessite une cellule hôte, dont il utilise les constituants pour se multiplier. Les virus existent sous une...) H5N1 (responsable de la grippe (La grippe (ou influenza) est une maladie infectieuse fréquente et contagieuse causée par trois virus à ARN de la famille des Orthomyxoviridae (Myxovirus influenzae A, B et C),...) aviaire) que le groupe de scientifiques dirigé par Ron Fouchier, virologue au Centre Medical Erasmus (Erasmus (European Region Action Scheme for the Mobility of University Students) est le nom donné au programme d'échange d'étudiants et d'enseignants entre les universités et les grandes...) aux Pays-Bas, a réussi à créer ce supervirus. Initialement, l'équipe cherchait des solutions pour mieux combattre le virus H5N1 et trouver un vaccin. Mais en effectuant deux mutations sur ce virus et en infectant des furets, une nouvelle souche virale a été créée. Les scientifiques ont constaté que les furets se contaminaient entre eux alors qu'ils étaient dans des cages différentes. La nouvelle souche créée par mutations, tout (Le tout compris comme ensemble de ce qui existe est souvent interprété comme le monde ou l'univers.) aussi mortelle que le H5N1, a donc fortement augmenté son pouvoir de transmission (rappelons que le virus H5N1 tue environ 50% des personnes qu'il infecte mais ne se transmet que rarement d'une personne à une autre).


Virus de la grippe.
Le nom H5N1 fait référence à deux sous-types d'antigènes présents à la surface (Une surface désigne généralement la couche superficielle d'un objet. Le terme a plusieurs acceptions, parfois objet géométrique, parfois frontière...) du virus:
- l'hémagglutinine (L’hémagglutinine (HA) est une glycoprotéine antigénique présente à la surface du virus de la grippe, et est responsable de la fixation de...) (HA) de type 5
- la neuraminidase (NA) de type 1
Illustration: M. Eickmann

Suite à cette découverte, l'équipe a quelque peu revu le but initial de ces recherches, et s'est particulièrement penché sur les caractéristiques de ce nouveau virus. Au total ( Total est la qualité de ce qui est complet, sans exception. D'un point de vue comptable, un total est le résultat d'une addition, c'est-à-dire une somme. Exemple : "Le total des dettes". En physique le total n'est pas...), cinq mutations génétiques ont été appliquées au virus H5N1 originel pour arriver, d'après le virologue, au virus le plus dangereux que l'on pouvait créer. Paul Keim, président de National Science (La science (latin scientia, « connaissance ») est, d'après le dictionnaire Le Robert, « Ce que l'on sait pour l'avoir appris, ce que l'on tient pour vrai au sens...) Advisory Board for Biosecurity (NSABB), commente d'ailleurs: "je ne connais aucun organisme pathogène (Le terme pathogène (du grec παθογ?νεια ! « naissance de la douleur ») signifie : qui entraîne une maladie....) qui fasse aussi peur que celui-là. Comparé à lui, l'anthrax ne fait pas du tout peur". Dorénavant, les recherches s'axent sur l'analyse de ce nouveau virus et sur les éventuels vaccins que l'on pourrait développer au cas où un tel supervirus apparaisse dans la nature.

Si les chercheurs souhaitent vivement faire publier ces travaux afin de faire avancer les recherches sur les bienfaits médicaux que présenterait ce nouveau vaccin, ce n'est pas le cas de tout le monde (Le mot monde peut désigner :). La communauté scientifique (Un scientifique est une personne qui se consacre à l'étude d'une science ou des sciences et qui se consacre à l'étude d'un domaine avec la rigueur et les méthodes...) se divise en effet entre ceux qui défendent cette cause et ceux qui craignent qu'en publiant ces travaux, une personne mal intentionnée souhaite s'en servir pour créer une arme biologique de destruction massive (Le mot massif peut être employé comme :). Sans entrer dans ces ampleurs, le risque d'accident n'est pas non plus à exclure: rappelons que le virus H1N1 s'était échappé d'un laboratoire en 1977.

Lorsqu'une menace biologique est soulevée dans de telles recherches, la publication demandée passe entre les mains du National Science Advisory Board for Biosecurity. En effet, seul cet organisme américain a le pouvoir d'autoriser la publication d'une étude qui peut s'avérer menaçante pour la sécurité publique. Le dossier reste donc pour le moment dans l'attente de leur décision.

Auteur de l'article: Cédric DEPOND
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