Traiter le VIH plus tôt pour diminuer le risque de décès

Publié par Isabelle le 15/04/2009 à 00:57
Source: Centre universitaire de santé McGill & EurekAlert
Illustration: Wikipédia
Traiter le plus tôt possible: une règle générale de bon sens pour la plupart des maladies... sauf pour le VIH-SIDA qu'on ne traite qu'à partir d'un certain seuil de disparition des cellules immunitaires appelées "CD4+". Les résultats d'une étude nord-américaine dont fait partie l'équipe du Dr Marina Klein, de l'Institut (Un institut est une organisation permanente créée dans un certain but. C'est...) de recherche (La recherche scientifique désigne en premier lieu l’ensemble des actions entreprises en vue...) du CUSM, va à l'encontre de ce consensus. Ils démontrent que le risque de décès des patients séropositifs diminue de 69% à 94% si leur traitement est commencé plus tôt que les recommandations officielles. Cette étude, publiée récemment dans le New England Journal of Medicine, pourrait avoir une influence considérable sur les pratiques médicales.


Coupe schématique du virus de l'immunodéficience humaine (VIH)

Traiter plus tôt diminue le risque de décès ...

Plus précisément: le risque de décès diminue de 94% pour les patients commençant leur traitement anti-VIH quand leur taux de cellules CD4+ est supérieur à 500 cellules par millilitre, par rapport à ceux qui le commencent quand ce taux est inférieur à 500. De plus les patients commençant un traitement quand leur taux de cellules CD4+ est compris entre 350 et 500 cellules par millilitre voient leur risque de décès diminuer de 69% par rapport à ceux qui commencent avec un taux inférieur à 350.

"Les directives officielles recommandent de commencer le traitement anti-VIH quand le taux de cellules CD4+ est inférieur à 350 cellules par millilitre. Ce taux a été calculé à partir de données (Dans les technologies de l'information (TI), une donnée est une description élémentaire, souvent...) liées à des médicaments plus anciens et provoquant plus d'effets secondaires que les traitements actuels," explique la Dr Klein. "Les thérapies actuelles génèrent moins d'effets secondaires, sont mieux tolérées et plus efficaces. Il est donc sécuritaire de commencer à soigner les patients plus tôt."

Cette étude est la première de cette amplitude (Dans cette simple équation d’onde :) à mesurer les risques de décès en fonction de l'avancement de l'infection au moment du début du traitement. Les données ont été tirées de plusieurs banques de données en Amérique (L’Amérique est un continent séparé, à l'ouest, de l'Asie et...) du Nord (Le nord est un point cardinal, opposé au sud.), dont celle gérée le Dr Klein à l'Institut Thoracique de Montréal (Montréal est à la fois région administrative et métropole du Québec[2]. Cette grande...). Au total ( Total est la qualité de ce qui est complet, sans exception. D'un point de vue comptable, un...) les chercheurs ont analysé les données de 17 517 patients entre 1996 et 2005.

... et de maladies en général

"Nous avons remarqué que les traitements anti-VIH pourraient aussi permettre de diminuer l'incidence de maladies non liées au SIDA, telles que les maladies cardio-vasculaires, les maladies du foie (Le foie est un organe abdominal impair et asymétrique, logé chez l'homme dans...), ou le cancer (Le cancer est une maladie caractérisée par une prolifération cellulaire anormalement...). Cela expliquerait en partie pourquoi un traitement commencé plus tôt réduit le risque de décès," poursuit le Dr Klein. "Nous ne connaissons pas précisément les mécanismes derrière cette observation (L’observation est l’action de suivi attentif des phénomènes, sans volonté de les...), mais deux hypothèses sont plausibles. Tout (Le tout compris comme ensemble de ce qui existe est souvent interprété comme le monde ou...) d'abord les médicaments soutiendraient le système immunitaire (Le système immunitaire d'un organisme est un ensemble coordonné d'éléments de...) plus efficacement en agissant plus tôt; d'autre part ils empêcheraient le virus VIH de se répliquer, diminuant ainsi les inflammations."

Malgré les recommandations officielles, la pratique actuelle tend à proposer aux patients de commencer un traitement de plus en plus tôt après la détection du virus. Cette étude pourrait permettre de renforcer cette tendance, et éventuellement de faire évoluer officiellement les directives.
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