La vérité sur "l'ADN poubelle"
Publié par Adrien le 09/07/2007 à 00:00
Source: BE Allemagne numéro 340 (20/06/2007) - Ambassade de France en Allemagne / ADIT
Un groupe de chercheurs internationaux vient de montrer que les fragments de notre patrimoine génétique qui étaient considérés jusqu'alors comme "ADN poubelle" codent également pour des ARN. Ces "ARN poubelles" ne sont en aucun cas insignifiants puisqu'ils semblent participer à l'apparition de cancers ou d'infarctus (Un infarctus est défini par la mort brutale et massive de cellules (nécrose irréversible d'une partie d'un organe), en rapport avec un manque d'oxygène.).


Représentation d'une section de la double hélice d'ADN

L'ADN humain est composé de 3,3 milliards de paires de bases mais seul 1,5% de ce potentiel serait utilisé pour la synthèse des protéines de l'organisme tout (Le tout compris comme ensemble de ce qui existe est souvent interprété comme le monde ou l'univers.) entier. Le reste du génome (Le génome est l'ensemble du matériel génétique d'un individu ou d'une espèce codé dans son ADN (à l'exception de certains virus dont le génome est porté par des molécules...), soit 3,25 milliards de paires de bases, était considéré jusqu'alors comme de "l'ADN poubelle", sans fonction significative. Désormais ces chercheurs viennent de montrer, sur une partie représentative du génome, que même les ADN non-codants sont presque tous transcrits en ARN, qui ont en outre des fonctions non négligeables: les ARN non-codants régulent très spécifiquement l'expression protéique. Ainsi, si une protéine (Une protéine est une macromolécule biologique composée par une ou plusieurs chaîne(s) d'acides aminés liés entre eux par des liaisons...) est trop ou trop peu produite dans une cellule, l'équilibre est déplacé et des maladies peuvent survenir.

Ces conclusions ouvrent de nouvelles perspectives diagnostiques et thérapeutiques: le génome tout entier s'offre désormais au diagnostic (Le diagnostic (du grec δι?γνωση, diágnosi, à partir de δια-, dia-, „par, à travers, séparation,...) génétique (La génétique (du grec genno γεννώ = donner naissance) est la science qui étudie l'hérédité et les gènes.), laissant présager une détection encore plus précoce des maladies.

30 millions de bases du génome humain ont été ainsi étudiées par des chercheurs internationaux dans le cadre du projet (Un projet est un engagement irréversible de résultat incertain, non reproductible a priori à l’identique, nécessitant le concours et l’intégration d’une grande diversité de...) ENCODE (ENCyclopedia Of DNA Elements). Initié en 2003, ce programme vise à identifier, classer et caractériser tous les éléments qui ont une réelle utilité biologique au sein du génome humain. ENCODE fédère plus de 300 chercheurs, issus de 80 institutions réparties dans 11 pays (Pays vient du latin pagus qui désignait une subdivision territoriale et tribale d'étendue restreinte (de l'ordre de quelques centaines de km²), subdivision de la civitas gallo-romaine. Comme la civitas qui subsiste le plus...).

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