Addiction: les facteurs individuels dans la rechute

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La rechute involontaire est une caractéristique de toutes les addictions et un challenge pour les patients et leur entourage. Six à 8 millions de personnes seraient concernées en France. L'équipe de Marc Auriacombe du laboratoire Sommeil-Addiction-Psychiatrie, identifie, pour la première fois en conditions naturelles, le rôle primordial des stimuli environnementaux et du craving (l'envie involontaire et irrépressible de consommer) comme médiateur principal de la rechute chez l'homme pour l'addiction à l'alcool, au tabac, au cannabis et à l'héroïne. Il est ainsi possible de déterminer pour chaque personne les facteurs qui provoquent et aggravent la rechute. Cette étude qui ouvre des perspectives immédiates pour la thérapeutique des addictions, est publiée dans la revue Addiction.

Figure : Implication des stimuli et du craving dans le processus de la rechute.
© Marc Auriacombe, Melina Fatseas, Fuschia Serre

Des travaux antérieurs, effectués par Mélina Fatséas et ses collaborateurs au sein de l'équipe de Marc Auriacombe sur l'implication de la réactivité psychophysiologique à certains stimuli conditionnés dans la rechute, avaient montré chez l'homme une corrélation forte entre l'amplitude des réponses conditionnées (comme le craving) induites par ces stimuli et le risque de rechute chez des sujets dépendants à l'héroïne. Cette étude avait été réalisée en conditions de laboratoire et la question se posait de la pertinence de ce modèle dans le contexte de la vie quotidienne où les consommations s'effectuent réellement. Les stimuli intervenant dans l'environnement naturel de la personne sont en effet habituellement plus complexes et plus variés que ceux étudiés en laboratoire, le plus souvent limités au matériel de consommation.

Au travers d'une collaboration avec Joël Swendsen de l'Institut de Neurosciences cognitives et intégratives d'Aquitaine, Mélina Fatséas et Fuschia Serre ont adapté et validé une procédure originale utilisant des smartphones chez des sujets présentant une addiction à différents types de substances. Cette méthode permet d'évaluer en temps réel la consommation de substances des personnes dans leur environnement naturel et d'établir des liens de causalité éventuels avec les facteurs environnementaux ou émotionnels.

En utilisant cette méthode validée auprès de patients avec addiction aux substances, les chercheurs montrent pour la première fois en vie quotidienne que l'exposition à des facteurs préalablement associés à la consommation, et spécifiques à chaque personne, sont de puissants inducteurs de craving puis de rechute dans les heures qui suivent l'exposition à ces facteurs. Il peut s'agir d'habitudes propres à la personne, de lieux spécifiques, de contextes particuliers, mais aussi de certaines émotions toujours en lien avec l'histoire personnelle. De façon intéressante, les chercheurs confirment également le rôle central, quelle que soit la substance, de l'intensité du craving dans les phénomènes de rechute et donc dans la chronicité de l'addiction, soulignant ainsi l'intérêt de focaliser les approches thérapeutiques sur la réduction du craving et le contrôle de ses déterminants.

Ces travaux ouvrent aussi la perspective d'intégrer des marqueurs individuels prédictifs de la rechute dans les prises en charge, et ainsi d'individualiser les interventions thérapeutiques de prévention des rechutes dans l'addiction.

AL
alessandro pendesini

Bonjour

Comme d’habitude on étudie les effets et pas la ou les causes de l’addiction ! Je ne comprend toujours pas l’obstination de la part de certains chercheurs de ne pas envisager, face à ce type de problème, une alternative qui devrait cibler, grâce à la TCC : psychothérapie cognitivo-comportementale, (à ne pas confondre avec la psychanalyse !) la cause réelle de l’addiction conjointement -du moins au départ- avec un traitement pharmacologique approprié.

Les psychiatres devraient se contenter de ce qu’ils savent faire -traiter les patients qui souffrent de réels troubles psychiatriques- au lieu d’étendre leur champ d’intervention aux individus normalement anxieux qu’on aurait tout intérêt à laisser tranquilles. Les médecins généralistes seraient eux aussi bien inspirés de s’en tenir à ce qu’ils savent faire et de cesser de jouer aux psychiatres amateurs. Les firmes pharmaceutiques devraient pour leur part arrêter de se conduire comme les cartels de la drogue, incitant de façon irresponsable à la consommation de psychotropes qui, dans ces conditions, font fatalement plus de mal que de bien et, surtout, ne résolvent absolument pas le problème, ne font que le déplacer et, dans certains cas, l’aggraver !!! -Les associations de défense des consommateurs et les organisations professionnelles de la corporation devraient défendre l’intérêt des populations qu’elles sont censées servir -autrement dit les patients-, plutôt que de défendre leur personnel ou leurs propres intérêts corporatistes….Quant à certains médias, ils seraient bien avisés de dénoncer les prétentions abusives du complexe médical et des laboratoires pharmaceutiques plutôt que de s’en faire l’écho sans discernement ni esprit critique ! :grrr:

avatar
cisou9

_____________ :_salut:

alessandro pendesini
Bonjour __ Les firmes pharmaceutiques devraient pour leur part arrêter de se conduire comme les cartels de la drogue, incitant de façon irresponsable à la consommation de psychotropes qui, dans ces conditions, font fatalement plus de mal que de bien et, surtout, ne résolvent absolument pas le problème, ne font que le déplacer et, dans certains cas, l’aggraver !!! :grrr:

Le lobbying fait que ces firmes se conduisent comme une mafia !!!
Et une mafia, il faut la combattre !!! ____ :gueule:

AL
alessandro pendesini

Cisou :
Des millions de personnes vivent de la maladie ou mal-être des autres : les médecins généralistes et spécialistes, la structure hospitalière publique et privée, sans bien sur oublier la grosse part du gâteau qui ne fait qu’augmenter ! Celle de l’industrie pharmaceutique….
Certaines « mauvaises langues » diront que dans ce système, personne (ou presque) n'a intérêt à ce que vous restiez en bonne santé…..
-Pour votre information la France détient le record de la consommation de médicaments en Europe. “Les médecins français prescrivent quatre fois plus que les médecins Britanniques, Irlandais, Italiens ou Grecs, et six fois plus que le danois, belge et allemand» selon le chercheur Berthod Wurmser, un expert européen sur les questions de santé !
-En France les pharmacies distribuent tous les ans plus 1500 unités de médicaments, par patient contre 1000 en Allemagne et 750 en Italie. -En 2010, 50 boîtes de médicaments ont été prescrites par personne en France, ce qui fait plus de 3 milliards de boîtes de médicaments vendues dans l’année. -50 % des Français âgés de plus de 65 ans prennent entre 1 et 4 médicaments chaque jour -38 % de ces Français prennent de 5 à 10 médicaments par jour -1 % de ces Français prennent plus de 10 médicaments différents par jour……
NB Reste par contre à bien cibler qui sont les véritables « mafieux » sans se tromper de cible…. :yxt:

VI
Victor

Pour une fois je suis entièrement d'accord avec monsieur Pendessini
dans ma jeunesse jusqu'à l'âge de 20 ans j'ai pratiqué un sport comme l'athlétisme puis j'ai arrêté,
résultat j'avais des poussées d'adrénaline qui m'ont fait diagnostiquer comme schizophrène
Principalement des insomnies répétitives qui à la longue, elles déstabilisent le mental
et par la suite plein d'emmerdements psychiatriques pendant longtemps et plein de médicaments divers
si j'étais tombé sur un médecin du sport qui ait pu me dire cette histoire d'adrénaline
j'aurais pu être différents, de nos jours en 2015
les résultats, des problèmes cardiaques en 1997,un problème thyroïdien, une surcharge pondérale et du diabète,
si j'avais vu un médecin à 20 ans qui eut diagnostiqué cette adrénaline liée à la pratique du sport
je sais que de nos jours en 2015 mon état de santé, il serait meilleur