L’important n’est pas ce qu’on dit, mais la façon dont on le dit

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On le sait depuis longtemps sans y croire vraiment, mais ce que vous dites dans une conversation est moins important que la façon dont vous le dites. C’est à tout le moins l’argument qu’avance le dernier livre du professeur Sandy Pentland, Honest Signals, publié aux presses du MIT.

Dans une conversation, “les indices qui décident votre interlocuteur sont si subtils, qu’aucun des protagonistes n’en a vraiment conscience”, explique le professeur Pentland. Parmi ces facteurs inconscients, il y a l’activité physique de votre interlocuteur et le ton de sa conversation, l’intérêt commun, les mimiques ou la cohérence des propos. Ces indices subtils fournissent les “signaux honnêtes” de ce qui se passe vraiment lors de la conversation.

L’étude du professeur Pentland est basée sur les “sociomètres”, de petits badges électroniques qui enregistrent les mouvements du corps et les tonalités de la voix, et qui permettent au professeur et à son équipe, sans aucune analyse de ce qui a été dit, de prédire les résultats d’une conversation. La technologie d’enregistrement mise au point par le groupe des dynamiques humaines du MIT permet de quantifier ce que chacun comprend de façon intuitive. Les sociomètres mesurent la communication non linguistique, un peu comme on décrypte les différents signaux de communication chez les animaux. En fait, explique le professeur Pentland, l’homme mesure depuis toujours les signaux non verbaux, lui permettant de comprendre les intentions, de coordonner des activités et d’établir des relations de pouvoir au sein de groupes. D’où l’idée de construire des outils qui permettent de lire votre enthousiasme selon votre niveau de nervosité. D’où l’idée de construire des capteurs qui mesurent l’attention à l’autre en regardant le rythme sur lequel les gens se parlent et les délais qu’ils mettent à se répondre. D’où l’idée de regarder les mimiques que nous faisons face aux autres (nous avons tendance à faire les mêmes mimiques qu’un interlocuteur quand nous sommes en confiance). D’où l’idée d’essayer de mesurer la maîtrise ou la cohérence de l’attitude de quelqu’un, en mesurant son ton et ses mouvements. Ce sont ces mesures qui préfigurent les “signaux honnêtes” que met à jour Sandy Pentland. “Ces signaux honnêtes sont difficiles à tromper et vous disent quelque chose d’important à propos de la relation et de l’activité que vous avez avec une autre personne”, commente le professeur Pentland pour le Wall Street Journal.

“La moitié de notre mode de décision semble être prédite par ce canal inconscient”, explique encore Pentland, “tout comme les singes coordonnent leurs activités sans l’usage de la langue”. Les sociomètres ont jusqu’à présent été testés lors de conférences, de réunions, mais aussi d’entretiens d’embauches. Ces dispositifs, composés d’un microphone pour l’enregistrement des voix et d’accéléromètres pour mesurer les déplacements et les mouvements des personnes pourraient à l’avenir être intégrés dans des programmes pour téléphones mobiles. Les données recueillies peuvent être utilisées non seulement pour prédire les résultats d’interactions entre les personnes, mais aussi la productivité de différentes équipes dans une entreprise, permettant de mettre à jour l’information qui n’est pas dans les organigrammes et voir la façon dont les groupes de personnes travaillent ensemble. La forte corrélation entre les formes de communication inconscientes et les résultats de nos décisions, compromet fortement l’idée que l’on croit faire nos choix sur des bases rationnelles et conscientes. “Mes données montrent que ce n’est tout simplement pas vrai”, jubile le professeur Pentland. “Or les comportements inconscients sont extrêmement important dans dans le fonctionnement d’une société”, précise-t-il en s’amusant d’une analyse fournie lors d’une réunion d’investisseurs par ses sociomètres, qui montre que l’entrain des business angels ne repose pas sur l’argumentation construite d’un business plan, mais bien plutôt sur le charisme et l’excitation produite par la prestation du présentateur.

“Vous ne pouvez pas gérer ce que vous ne pouvez pas mesurer”, soutient le chercheur. Assurément, en mesurant ce que l’on ne dit pas, Sandy Pentland avance un nouvel élément pour mettre à jour “la nature humaine de notre fabrique sociale”.

EN
enebre

Modération : sur le forum les arguments se doivent d'être scientifiques en évitant toute attaque personnelle

VI
Victor

je ne m'en tiens qu'à l'expérimental, le reste je l'ignore

EN
enebre

que dite vous l'expérimental , n'existe que grâce à la nouveauté de l'expérience , rien n'y est fondé .
tout y est en recherche, ignorer le reste est en opposition avec le terme expérimental.
vous allez expliquer le comportement avec des termes neurones et synapses , vous aller faire quoi avec ça , soigner ou pavaner des beaux mots que vous seul comprenez

Et je n'ai pas parlé de la bosse des maths, seulement une explication qui pourrait conduire à l'explication de certains conflits personnels que connaissent les êtres humains , le pourquoi de leur comportement souvent incompris par les autres .
savoir le pourquoi et reconnaitre un état d'être , aide l'intégration du problème par le groupe et permet à celui çi de prodiguer les soins nécessaires .
je cherche le soin comportemental et non son ersatz chimique .

avatar
Pollux

enebre
...
Si je transpose... une foi l'enfant né et sevré les alliances doivent

Moi j'ai rien compris à partir de là.
Je crois qu'il me manque quelques pré-requis pour suivre.

VI
Victor

je tiens aussi Hahnemann pour un fantaisiste et l'homéopathie un effet placebo du même ordre que l'effet Coué

VI
Victor

Avez vous des études cliniques et pas des théories fumeuses, Puis je ne vois pas ce que viennent faire Dieu et Darwin, ici...
Comment expliquer vous par les sciences comportementales des phénomènes comme la schizophrénie, les maladies maniacodépressives et certaines maladies comme l'anorexie dont la sciences de nos jours explique par des anomalies du cerveau ou des modérateurs chimiques comme la dopamine, la sérotonine,

IS
Isabelle

à enebre :
Sur le forum les arguments se doivent d'être scientifiques, sont à éviter les attaques personnelles ou hors sujet, le cas échéant les messages avec de tels contenus seront retirés (la modération)

EN
enebre

Justement Victor , c'est pour cela que regarde d'un autre coté , en fait j'ai refait le cheminement du sens de la vie .
La science n'ayant pas trouvé la cause et semblant se conforté avec des palliatifs soignant les effets , chose louable et très secourable faute de mieux .
J'aime croire que le corps provoque ces troubles et qu'il y a des causes .
Ces causes sont le but de mes réflexions .
Pour ce qui est du soin apporté aux effets , je ne suis absolument pas compétant n'étant pas chimiste .
J'ai foi en la vie biologique et je crois que nous sommes sur ce point en de "bonnes mains" sur l'échelle de temps la participation de notre néo-cortex aux problèmes biologique du vivant ne représente que le premier cri .
Afin de simplifier la situation , j'ai accepté le fait d'être en présence de plusieurs entités le "je" représente l'entité verbal et non celle qui détient le savoir absolu. (au sens que l'intellect n'est pas le mieux placé pour mon système endocrinien )
Il me fut ainsi plus aisé de comprendre les besoins de mon corps .

Si je me suis trompé de lieu et d'interlocuteurs en venant commenté sur "votre" forum , (ce qui me semble être , au vu de vos réactions) , je comprend que vous ne vouliez pas encore changer vos habitudes .
Accepter l'étranger est difficile .

Sans rancune ( pour le "charabia" ) et bonne Année

VI
Victor

Je ne partage pas votre compréhension du monde admettez-le... Ceci dit la causalité des maladies psychosomatique est un sujets ouvert... Je ne suis pas que pour une approche proprement neuroscience... La psychologie a aussi à nous dire dans ses approches

PA
passant

Ces causes enebre sont les épreuves que l'on rencontre parce que nous avons été mis à l'existence par amour.