La NASA se tourne aussi vers les nanotechnologies

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Le 29 septembre dernier se tenait à Houston un Nanotechnology Forum organisé par le Johnson Space Center (JSC) de la NASA, Rice University et le Consortium for Nanomaterials for Aerospace Commerce and Technology (CONTACT). Les responsables des différentes divisions du JSC ont présenté les problématiques auxquelles ils sont confrontés pour développer les programmes d'exploration spatiale humaine. Au centre des préoccupations : le développement de nouveaux matériaux multifonctionnels.

Les nanotubes de carbones sont une des voies de recherche en nanotechnologie

Les problématiques de l'exploration spatiale humaine

Envoyer et maintenir en vie des hommes dans un milieu aussi inhospitalier que l'espace nécessite de relever deux défis. Le premier consiste à mettre au point des structures (navettes, modules d'habitation ou combinaisons spatiales) capables d'isoler et de protéger les hommes de leur environnement extérieur. Le second est de maintenir en permanence au sein de ces structures un environnement vivable.

Il faut protéger les hommes des radiations (particules du vent solaire, photons de haute énergie, rayons cosmiques galactiques) et du froid avec une structure capable de résister aux impacts des micrométéorites. Il faut maintenir dans les structures une atmosphère respirable et saine, sans éléments toxiques ou poussières. Il faut gérer le traitement et le recyclage des déchets, de l'eau et de l'air afin d'utiliser au mieux les ressources. Il faut enfin être en mesure de fournir aux structures des sources d'énergie efficaces et fiables sans risques de déclencher un incendie.

A l'heure actuelle, il est possible techniquement de relever ces défis et de réaliser les structures nécessaires pour envoyer un équipage sur Mars par exemple. Cependant, une telle structure aurait une masse si importante que le coût de son envoi dans l'espace est prohibitif. La solution : développer des structures plus légères assurant les mêmes conditions de protection et de sécurité.

Le graal pour les ingénieurs du JSC, ce sont les nouveaux matériaux. Pas forcément plus légers ou plus résistants, mais multifonctionnels. A l'heure actuelle, chaque matériau répond à une fonction donnée. Les combinaisons ou les modules spatiaux sont ainsi constituées d'une multitude de couches de différents matériaux. Pouvoir développer des matériaux qui vont répondre à plusieurs besoins simultanément, c'est supprimer des couches et de la masse.

Le rôle des nanotechnologies

Les nanotechnologies portent les espoirs pour mettre au point de tels matériaux multifonctionnels mais aussi résoudre les problèmes de production, stockage et récupération d'énergie ou encore de recyclage des déchets. Le symposium permettait aux ingénieurs du JSC de présenter leurs problématiques dans ces domaines aux chercheurs de la Rice University.

En ce qui concerne la protection contre les radiations galactiques par exemple, l'hydrogène est l'élément chimique le plus efficace. Il est aussi le plus léger, ce qui présente un avantage considérable. Cependant, il ne se présente que sous une forme gazeuse ou liquide. Il s'agit alors de développer des matériaux ou des structures capables de le contenir pour obtenir un bouclier protecteur.

La mise au point de nouveaux textiles est aussi cruciale. En plus de l'habillement, ils sont utilisés dans l'ameublement, l'emballage, les structures, les combinaisons, etc. Les fibres naturelles comme le coton vieillissent en libérant des composants chimiques toxiques. Les colorants utilisés peuvent aussi se révéler dangereux. Il faut s'assurer que les textiles sont ininflammables, résistants, hygiéniques ou encore qu'ils ne retiennent pas les poussières, notamment dans le cas des combinaisons. Il faut ajouter à cela de nouvelles fonctionnalités comme la possibilité d'introduire des capteurs pouvant contrôler les fonctions vitales.

D'une manière générale, le développement de capteurs est un défi. Ils sont essentiels pour contrôler en permanence la qualité de l'environnement de survie créé au sein des structures : toxicité de l'air, température, résistance des structures, niveaux de radiation, etc. Pour cela, le développement de micro- et nano-capteurs autoalimentés et intégrables au sein des matériaux offre certainement de larges perspectives. Les recherches menées dans le cadre de la décontamination de l'eau et de l'air à l'aide de nanoparticules peuvent aussi entrainer des applications directes dans le cadre des missions spatiales habitées.

Pour ce qui est de créer des structures résistantes, notamment aux impacts de micrométéorites, l'objectif n'est pas d'obtenir des matériaux très résistants mais plutôt des matériaux qui peuvent supporter des dégâts et qui peuvent assurer leur auto réparation. La recherche dans le domaine des polymères pourraient apporter des solutions.

Les problématiques techniques posées par la mise au point de vols spatiaux habités sont variées et touchent à de nombreux domaines : énergie, matériaux, toxicologie. Il semble qu'une révolution technologique générale s'impose pour pouvoir résoudre l'ensemble de ces difficultés. Les nanotechnologies portent en elles la promesse d'une telle révolution mais il s'agit encore de la faire advenir.

Le rêve de l'homme de dépasser l'orbite lunaire est pour le moment compromis par les contraintes budgétaires qui excluent l'envoi dans l'espace des structures actuelles qui pourraient assurer sa survie. L'exploration spatiale humaine, au-delà des contraintes physiologiques et psychologiques liées aux séjours prolongés dans l'espace, ne pourra se poursuivre qu'après la mise au point de nouveaux matériaux multifonctionnels permettant de construire des structures légères assurant une sécurité optimale pour leurs occupants.

VI
Victor

Déjà que le LEM... Lunar Explorer Module était fait de couches de Kévlar pas très épaisse... Ne risque-t-on pas d'aller vers un minimum en tout ? Minimum de masse, minimum de solidité, minimum de sécurité

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StarDreamer

Victor
Déjà que le LEM... Lunar Explorer Module était fait de couches de Kévlar pas très épaisse... Ne risque-t-on pas d'aller vers un minimum en tout ? Minimum de masse, minimum de solidité, minimum de sécurité

Tout de suite ... voyons plutôt l'approche "kiss cool" : petit mais costaud !

Laissons les travailler, les retombées de leurs travaux auront sûrement un impact dans notre quotidien plus tard.
A quand une maison fabriquée en fullerènes, aux murs micrométriques mais super isolants ?

SD

VI
Victor

Tu sais! Ben !Un bon mur en béton ça me rassure je connais bien ses caractéristiques... Puis question bruits, un mur épais d'un micron tout passe...

VI
Victor

Cher amis êtes vous allergique au second degré... Vous savez je ne doute pas des possibilités des nanotechnologies...Mon mur de béton est là pour en témoigner :D :D :D :siffle: :siffle: :sol:

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pierrelaurent

J'ai une idée !
Et si le véhicule spatial était fait en béton (armé, bien sûr, contre les martiens) ?

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cisou9

Victor
Déjà que le LEM... Lunar Explorer Module était fait de couches de Kévlar pas très épaisse... Ne risque-t-on pas d'aller vers un minimum en tout ? Minimum de masse, minimum de solidité, minimum de sécurité

:_salut: Le LEM ne restait pas longtemps sur la Lune, dans l'article ils parlent d'hydrogène, il y a deux atomes dans une molécule d'eau H2 O c'est un truc simple mais densité 1 c'est lourd.

VI
Victor

question densité pour l'eau, ça dépends si tu te rapportes à un gaz 18 g/Moles d'eau pour 22,5l ou à un liquide de 1000g /l 55.3 moles d'eau/kg

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pierrelaurent

Messieurs,
On se calme ! On se calme.
Vous avez tous deux raison.
Encore faudrait'il que vous vous mettiez d'accord sur les conditions de mesure, concernant l'hydrogène et l'eau...
Or l'eau qui, je vous le rappelle, est une molécule composée de TROIS atomes. Et l'on détecte plus d'ions OH+ que d'eau, en astronomie moléculaire...
La mesure de la densité sera bien différente selon que vous la ferez dans la glace antarctique ou dans l'espace intra et / ou extra - galactique (quelques centaines d'atomes ou molécules par mètre-cube : risible, mais c'est grâce à ça que nous existons. Et à Newton qui a inventé la Gravité).
Pourquoi tant de haine ? Snif.
Je sais, vous adorez vous chamailler : c'est mieux que de regarder la télé.
Ca fait partie du plaisir d'être sur un forum, comme me le rapportait l'un de vous (*), dans une correspondance privée.
BAVE (**)

(*) Je cafte jamais
(**) Bien A Vous Etc

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buck

Victor
Cher amis êtes vous allergique au second degré... Vous savez je ne doute pas des possibilités des nanotechnologies...Mon mur de béton est là pour en témoigner :D :D :D :siffle: :siffle: :sol:

tu devrais prevenir qd tu fais du second degre ;)

JH
Jho

Y a-t-il des recherches sur la gravité artificielle? Je sais que la solution la plus évidente est un anneau rotatif, mais je pense plus aux générateurs dont on entend parler dans les films de science fiction..

VI
Victor

Pour la gravité il n'y a que l'accélération qui permette une gravité... Donc c'est soi une masse importante, soi un mouvement accéléré... Pour ce qui concerne les générateurs de gravité ça reste de La S.F. ... La nature de la gravité reste une question de physique ouverte

JH
Jho

Pour la gravité il n'y a que l'accélération qui permette une gravité...

Je ne pense pas que nous soyons scotchés sur Terre grâce à la vitesse ou l'accélération ^^

La gravité n'est-elle pas qu'une histoire de magnétisme?

VI
Victor

Jho
La gravité n'est-elle pas qu'une histoire de magnétisme?

Non ! Le magnétisme est dipolaire pôle nord pôle sud et pas la gravité... Puis concernant le poids c'est lié à l'accélération de la pesanteur 9.8 m/s² sur Terre

JH
Jho

Victor
Non ! Le magnétisme est dipolaire pôle nord pôle sud et pas la gravité... Puis concernant le poids c'est lié à l'accélération de la pesanteur 9.8 m/s² sur Terre

Je vois.

Je crois que la seule piste actuelle c'est le boson de Higgs au LHC n'est-ce pas? Toujours rien trouvé?