Le LHC démythifié: balayer les peurs autour de l’accélérateur

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Le démarrage du LHC (Large Hadron Collider) du CERN près de Genève approchant, d’aucuns s’inquiètent des dangers d’une machine aussi puissante. Voici quelques clés pour calmer les esprits...

La descente de 80 m du premier bouchon de l’aimant toroïdal d’ATLAS
dans la caverne de l’expérience, le 13 juin 2007
Cliquer sur l’image pour l’agrandir

Votre voisin pense que les collisions du LHC vont transformer le pays de Gex en emmental géant ? Vous recevez des messages électroniques étranges dans lesquels on vous explique que vous allez être englouti(e) par les trous noirs dans l’accélérateur ? Certes, vous savez bien que ce n’est que pur fantasme, mais que répondre ? D’abord, lisez ces quelques explications :

Vous ne serez pas détruit(e) par un big bang...

L’énergie contenue dans chaque faisceau du LHC est en effet importante, équivalente à un train TGV circulant à 150 km/h. Mais chaque faisceau contient 100 milliards de particules, et seules quelques-unes s’entrechoqueront lorsque les faisceaux se croiseront. Au final, une infime partie de cette énergie sera ainsi libérée lors des collisions. On a l’habitude de comparer 1 TeV à l’énergie d’un moustique en vol. L’énergie de deux protons qui s’entrechoquent dans le LHC correspond donc à celle d’une dizaine de moustiques. En quoi cet accélérateur est-il donc plus exceptionnel qu’un gigantesque élevage de moustiques ? Ce qui est exceptionnel, c’est de concentrer cette énergie dans un espace minuscule, plus petit que l’atome, en réalité dix mille milliards de fois plus petit que le moustique en question. C’est ainsi que dans cet espace infiniment petit, l’accélérateur peut recréer des densités d’énergie proches de celles qui prévalaient juste après le big bang.

... ni avalé(e) par un trou noir...

Le LHC peut théoriquement produire des trous noirs, mais... microscopiques ! Leur énergie serait la même que celle des collisions, s’évaluant donc en quelques...moustiques. Ne pouvant générer une force gravitationnelle suffisante pour attirer de la matière, à l’instar de leurs cousins géants de l’espace, ces mini trous noirs n’existeront qu’un instant fugace. A vrai dire, la Terre est bombardée depuis sa formation – environ 4,5 milliards d’années - par des rayons cosmiques (particules) provenant de l’espace et dont les énergies sont bien supérieures à celles produites dans le LHC. La Terre n’a de toute évidence pas été endommagée par tous les mini trous noirs qui auraient dû être créés naturellement !

... et certainement pas contaminé(e)

Le LHC produira certes un peu de radioactivité, mais confinée dans le cœur des expériences et au niveau de l’arrêt de faisceau et qui ne sera pas détecté en surface, 100 mètres plus haut. Dans tous les cas, la radioactivité générée au CERN est incomparable à celle d’une centrale nucléaire ! Comme on l’a vu avec nos moustiques, les accélérateurs produisent une petite énergie, mais concentrée dans un espace tellement minuscule que cette énergie est en réalité immense à cette échelle subatomique. Les centrales électriques doivent au contraire produire beaucoup d’énergie pour alimenter des dizaines de milliers de foyers en électricité. La quantité de radiations est donc sans commune mesure, et il en va de même avec leur qualité. Certains des éléments radioactifs issus du cœur d’une centrale nucléaire émettent des radiations pendant plusieurs milliers voire plusieurs centaines de milliers d’années. La plupart des radionucléides produits dans des accélérateurs ont des durées de vie inférieures à quelques dizaines de minutes. Et les moins fugaces appartiennent à la catégorie dite de « très faible activité », avec une demi-vie inférieure à quelques années. Néanmoins, même si elle est faible, la radioactivité générée au CERN est extrêmement contrôlée, non seulement par le Laboratoire lui-même, mais par des contrôleurs des autorités habilitées de la Suisse et de la France.

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bongo1981

parce que tout système interagit avec son environnement, ou avec ces constituants. Ca perturbe le système et ça le désordonne.

Tu vois bien que pour l'état orientation neutre, il y a 2 configurations possibles alors que pour les autres il n'y en a qu'un.

Avec 2 particules c'est négligeable puisque les probas sont 1/2 et 1/4 et 1/4.
Ramené sur 1e25 particules, ça joue un peu

AD
adagio

Quand j'etait a la fac, je l'ai bien constaté que l'entropie augmente sans cesse, en regardant l'etat de ma chambre dans le temps :fada:

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Maulus

pour moi c'est réellement insinifiant comme donnée...
en quoi ce niveau d'entropie est important en thermodynamique ?

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Ze Venerable

donc dans ton exemple le 2é principe fait que le système aura tendance à passer à l'état "neutre" (s'il n'y est pas déjà). On peut voir ça en terme de stabilité ? Plus c'est "désordonné" et plus c'est stable ?

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bongo1981

Maulus
pour moi c'est réellement insinifiant comme donnée...
en quoi ce niveau d'entropie est important en thermodynamique ?

C'est quand même le 2nd principe de la thermodynamique. Quand on te présente une machine qui diminue l'entropie d'un système, tu peux considérer que la machine ne marche pas. Le 2nd principe met en évidence la flèche du temps. (donc ce n'est pas insignifiant).

Ze Venerable
donc dans ton exemple le 2é principe fait que le système aura tendance à passer à l'état "neutre" (s'il n'y est pas déjà). On peut voir ça en terme de stabilité ? Plus c'est "désordonné" et plus c'est stable ?

Non, pas en stabilité, mais en terme statistique, l'état le plus désordonné a le plus d'occurrence.

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Maulus

bongo, refroidir un matériaux pour diminuer l'éxitation de ces atomes, c'est pas diminué l'entropie ?

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Aldebaran

augmenter plutot non ?

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buck

Maulus
bongo, refroidir un matériaux pour diminuer l'éxitation de ces atomes, c'est pas diminué l'entropie ?

localement oui
mais pour le faire tu produit de l'energie par ailleurs (faisceau laser par exemple) dc au niveau global tu augmente l'entropie

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bongo1981

Voui ça diminue l'entropie du matériau (par exemple un gaz dans un frigo).
Mais ton système n'est pas isolé, il échange de l'énergie avec... le FRIGO !!

Et pour que le frigo marche, il faut que tu le branches, donc ton frigo doit consommer de l'énergie. En prélevant de la chaleur à ton gaz dans le frigo, le frigo réchauffe l'environnement. Ce prélèvement d'énergie ne peut se faire spontanément.
Tu peux te poser une question : est-ce que la chaleur prélevé au gaz à l'intérieur correspond à la chaleur pour réchauffer l'environnement du frigo ? En d'autres termes, est-ce qu'en ouvrant la porte du frigo est-ce que l'on retrouve la température initiale ?
La réponse est non, ce sera plus chaud (le désordre a augmenté [mais désordre n'est pas synonyme d'entropie]).

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Maulus

ouais mais si l'univers c'est refroidit en se dilatant, ou qu'il a piqué de l'energie, et dans de telle condition, comment l'entropie peut elle augmenter puis que la température globale de l'univers tend vers 0 ?

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bongo1981

La réponse est contenue dans ta question :

  • l'entropie n'est pas la température.

Je te donne un exemple simple :

  • de l'alcool à 95°C (c'est gazeux)
  • de l'eau à 96°C (c'est liquide)

L'eau qui est plus chaude a une entropie plus faible que l'alcool.

Un autre exemple : tu prends par exemple un objet n'importe lequel. Il est en équilibre thermodynamique avec son environnement, donc tu peux lui définir une température. Cet objet se fait absorber par un trou noir. L'entropie total du système objet + trou noir a augmenté alors que la température du trou noir a diminué.

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Maulus

tu m'embrouille avec l'idée de sublimation des liquides en gaz...

tu apporte de la matière supplémentaire au trou noir, donc forcement le nombre de particule élementaire augmente et indirectement le nombre de combinaison de désordre aussi. donc l'entropie. qu'il refroidisse, je sais pas pourquoi ?

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Maulus

bongo1981
La réponse est contenue dans ta question :


  • l'entropie n'est pas la température.


Il est en équilibre thermodynamique avec son environnement, donc tu peux lui définir une température.

sa aussi, je comprend pas comment ces affirmations peuvent cohexister...

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bongo1981

Maulus
tu m'embrouille avec l'idée de sublimation des liquides en gaz...

C'est de la vaporisation (la sublimation c'est de l'état solide à l'état gazeux). C'est juste un exemple concret où l'entropie d'un objet chaud est plus faible que l'entropie d'un objet plus froid, comme quoi il ne faut pas identifier l'entropie à la température.

Maulus
tu apporte de la matière supplémentaire au trou noir, donc forcement le nombre de particule élementaire augmente et indirectement le nombre de combinaison de désordre aussi. donc l'entropie. qu'il refroidisse, je sais pas pourquoi ?

Bah non la quantité de matière n'a pas changé, je considère le système objet + trou noir.
Plus un trou noir est gros plus il est froid.

VI
Victor

Juste une petite question pour bongo si j'ai bien compris il existe une énergie qui croit avec le volume, on a appelé ça l'énergie du vide du fait que l'univers est en expansion accélérée, dans ton bilan comment tu gères ce fait que plus l'univers gonfle plus l'énergie correspondante le fait gonfler c'est en contradiction avec les principes de la thermo...

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Maulus

l'entropie a une relation avec l'espace disponible pour un nombre de particule donné ?

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bongo1981

Victor
Juste une petite question pour bongo si j'ai bien compris il existe une énergie qui croit avec le volume,

ça c'est toi qui le dis.

Victor
on a appelé ça l'énergie du vide du fait que l'univers est en expansion accélérée,

On a observé (d'après les données des supernovae de type Ia), que l'expansion de l'univers s'accélère.
Dans les équations d'Einstein, cela peut être expliqué par la constante cosmologique.
Ensuite tout le reste n'est que spéculation.
En effet, les physiciens quantiques pensent que ça peut être rapproché de l'énergie du vide. Mais sans une théorie quantique de la gravitation on ne peut pas répondre de manière rigoureuse.

Victor
dans ton bilan comment tu gères ce fait que plus l'univers gonfle plus l'énergie correspondante le fait gonfler c'est en contradiction avec les principes de la thermo...

Avec quel principe de la thermo ? (sachant que ton hypothèse intiale n'est pas forcément vraie).

VI
Victor

Le principe de la conservation, le principe que l'énergie ne se crée pas ex nihilo et que par la suite le calcul de l'entropie est faussé... puis concernant la constante cosmologique Papa Einstein disait que c'était sa plus grosse bourde Einstein au départ pensait un univers statique

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bongo1981

Je viens de comprendre ta question...

Selon les théories actuelles, l'univers est en expansion accélérée. Comme la quantité de matière est constante dans l'unvivers, la densité diminue (puisque l'univers est en expansion, autant de matière est contenue dans un volume plus grand).
Par contre, l'énergie sombre est responsable de l'expansion accélérée. Or selon certain modèle la densité de l'énergie sombre reste constante, malgré l'expansion (du volume est créé).

Donc tu en conclus que l'énergie du vide doit augmenter (densité constante, mais l'expansion augmente le volume).

(dis moi si j'ai bien compris ton raisonnement).

Tu en déduis que l'énergie du vide augmente, et que si la 1ère loi de la thermodynamique est vraie, alors le vide doit trouver de l'énergie quelque part pour "alimenter" cette expansion.

Je trouve que ta question est pertinente, mais je n'ai pas la réponse. Il faudrait que je fasse quelque recherche...

PS : est-ce que l'on peut relier ça au redshift ? (les photons rougissent, ils perdent donc de l'énergie ? où va-t-elle ?). Il faut approfondir ces points là...

VI
Victor

En fait je suis plus modeste que ça dans mes connaissances ils en parlaient dans une news où il mettaient en évidence d'une énergie antagoniste à la gravitation... Voir lien ci dessous, mais je pense que ta formulation reprends ça...Un truc sur l'expansion accélérée viewtopic.php?t=7193&start=0&postdays=0&postorder=asc&highlight=expanssion+acc%E9l%E9r%E9e

VI
Victor

Re question à Bongo... Comment on mesure l'effet de l'antimatière au point de vue gravitation ? Pour faire de telles mesures il faut refroidir l'échantillon d'antimatière et voir son comportement par rapport à un champs de gravité... Bref comment sait on que l'anti matière réagit de la même manière que la matière au point de vue gravitation ?

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bongo1981

Victor
Re question à Bongo... Comment on mesure l'effet de l'antimatière au point de vue gravitation ?

Il n'y a pas de mesure expérimentale, les antiparitcules d'antimatière y sont insensibles (la gravitation est trop peu intense pour être décelée). La seule solution est de le faire macroscopiquement, mais il n'y a pas d'antimatière dans l'univers. (j'entends par là pas de région où l'on voit des anti étoiles, des anti galaxies).

Si tu te poses cette question en supposant que l'antimatière est de l'énergie négative donc de la masse négative tu fais erreur. L'antimatière prédite par l'équation de Dirac a une interprétation : énergie négative c'est équivalent à changer la direction du temps dans les équations. (et de toute façon de la masse négative n'a aucun sens, leur mouvement dans les champs magnétiques le montrent !! les antiparticules satisfont la 2ème loi de Newton F=ma).

Il existe aussi une autre réponse dans la théorie quantique des champs. En effet, d'après la théorie d'Einstein, le champ de gravitation est un champ tensoriel. Cela se traduit en théorie quantique des champs en un champ de force véhiculé par un boson de spin 2. Il se trouve que tout champ véhiculé par un boson de spin 2 est attractif et jamais répulsif.

Donc il n'y a pas de réponse expérimentale, mais de profondes raisons de cohérence interne, et de considérations esthétiques.

Victor
Pour faire de telles mesures il faut refroidir l'échantillon d'antimatière et voir son comportement par rapport à un champs de gravité... Bref comment sait on que l'anti matière réagit de la même manière que la matière au point de vue gravitation ?

NON !! (la gravitation est négligeable à l'échelle microscopique).

AD
adagio

Il me semble que l'antimatiere decoule "directement" de la theorie de la gravitation d'Einstein, afin de resoudre la rupture du principe de causalité.

Antimatiere qui fut d'aileurs detectée aprés la prediction par la theorie.
Dans les 2 cas, theorie et detection, la masse est la meme que pour la matiere dite "ordinaire"

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bongo1981

adagio
Il me semble que l'antimatiere decoule "directement" de la theorie de la gravitation d'Einstein, afin de resoudre la rupture du principe de causalité.

euh... la théorie d'Einstein ne concerne que l'espace-temps, et la gravitation.

adagio
Antimatiere qui fut d'aileurs detectée aprés la prediction par la theorie.
Dans les 2 cas, theorie et detection, la masse est la meme que pour la matiere dite "ordinaire"

Tu as raison sur ce point, Dirac voulait formuler une description quantique relativiste que l'équation de Schrödinger ne permet pas. Par ailleurs l'équation de Klein-Gordon n'était pas satisfaisante à cause de l'ordre des dérivées (ordre 2 en espace et temps). Pour baisser d'un degré, il faut introduire un objet mathématique qui s'appelle un bispineur (une sorte de vecteur à 4 composantes, ce n'est pas un quadrivecteur).
Une combinaison des composantes donne la description d'une particule de spin 1/2, une autre, d'une particule de spin -1/2 (ce sont des particules ayant une énergie positive).
Il y a aussi des solutions d'énergie négative, mais il faut les interprêter (par renversement du temps la particule se comporte comme une particule normale d'énergie positive). Il se trouve qu'il faut la considérer comme une particule de charge opposée à la particule (et de ce fait elle a une énergie positive).

VI
Victor

Dans les prédictions théoriques, il ya toujours des trucs qui collent pas... Ton histoire des spin d'ordre 2 pour moi ça reste du chinois... Puis je te rappelle que par exemple le graviton qui reste particule théorique de la quantique incompatibible avec la RG... Dirac a tenté de résoudre le problème mais il ne connaissait pas les résultats de nos grosses machines à casser la matière et à savoir aussi qu'à l'époque les symétries étaient plus simples

AD
adagio

bongo1981
euh... la théorie d'Einstein ne concerne que l'espace-temps, et la gravitation.

Ben oui l'espace et le temps et la causalité C'est justement pour ca que l'antimatiere existe. Le temps s'en mele :) des qu'il y a du temps les emmerdes commencent :)

Tu le dis d'ailleurs toi meme ca revient a faire passer le temps a l'envers. C'est exactement ce qu'un observateur pourrait observer d'apres la RG un evenement A avant B et pour un autre B avant A l'inversion du temps.

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bongo1981

Victor
Dans les prédictions théoriques, il ya toujours des trucs qui collent pas...
Ton histoire des spin d'ordre 2 pour moi ça reste du chinois...

Bah... ça viendra dans le cours de maîtrise...
Un champ scalaire est décrit par un champ de spin 0 (une seule fonction d'onde, en l'occurrence Klein-Gordon).
Un champ vectoriel spin 1/2 (2 fonctions d'onde : spineurs).
Un champ vectoriel : spin 1
tensoriel spin 2
A chaque fois que le spin augmente, tu dois utiliser plus de fonctions d'ondes pour les décrire...

Victor
Puis je te rappelle que par exemple le graviton qui reste particule théorique de la quantique incompatibible avec la RG...

Oublier verbe complément...
Le graviton est une description quantique, la RG est une description classique.

Victor
Dirac a tenté de résoudre le problème mais il ne connaissait pas les résultats de nos grosses machines à casser la matière et à savoir aussi qu'à l'époque les symétries étaient plus simples

Pourrais-tu être plus explicite ? quel type de problème ? A ma connaissance Dirac ne connaissait pas les techniques pour quantifier un champ, ni la renormalisation, ni les théroies de Yang et Mills.

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bongo1981

adagio
Ben oui l'espace et le temps et la causalité C'est justement pour ca que l'antimatiere existe. Le temps s'en mele :) des qu'il y a du temps les emmerdes commencent :)


Tu le dis d'ailleurs toi meme ca revient a faire passer le temps a l'envers. C'est exactement ce qu'un observateur pourrait observer d'apres la RG un evenement A avant B et pour un autre B avant A l'inversion du temps.

L'antimatière est une prédiction strictement quantique.

AD
adagio

bongo1981
L'antimatière est une prédiction strictement quantique.

ù*$^@ :grrr:

AD
adagio

L'antimatiere tu l'as dis toi meme resulte du temps

La MQ s'en balance royalement du temps

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bongo1981

Non, j'ai dit que l'équation de Dirac admettait des solutions à énergies négatives. (L'équation de Dirac est une équation issue de la mécanique quantique relativiste). Ces solutions doivent être réinterprêtées (puisqu'une solution d'énergie négative n'a aucun sens).

En mécanique quantique quand on connaît la fonction d'onde d'une particule, on peut en déduire toutes ses propriétés. Ici c'est l'énergie qui nous intéresse. L'on utilise un opérateur pour trouver l'énergie à partir de la fonction d'onde : i * h_bar d/dt

Donc on a -E = i * h_bar d psi / dt
Si tu changes t en -t tu obtiens : E = i * h_bar d psi / d(-t)
Une antiparticule c'est comme si c'était une particule qui remontait le temps.

En fait une anti particule, a les mêmes propriétés qu'une particule, exceptée la charge électrique (et d'autre nombre quantique).

L'antimatière est purement quantique. La relativité générale ne parle pas d'antimatière. (Je ne comprends pas comment tu fais le raccourci, la RG s'occupe des déformations de l'espace et du temps).

AD
adagio

C'est peut etre pas le RG effectivement mais la RR qui predit l'antimatiere, je me met en quete de ma source et je te link ca :)

En gros c'etait pour expliquer la rupture du princpe de causalité si je me souviens bien.

AD
adagio
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bongo1981

Je ne suis pas allé voir le fichier audio. Par contre j'ai un petit lien sur wikipedia :

http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89quation_de_Dirac

Cette équation prend en compte de manière naturelle la notion de spin introduite peu de temps avant et permit de prédire l'existence des antiparticules. En effet, outre la solution correspondant à l'électron, il découvre une nouvelle solution correspondant à une particule d'énergie négative et de charge opposée à celle de l'électron.

La relativité restreinte apporte la conversion masse énergie et vice versa. La mécanique quantique stipule que lorsque l'énergie se change en matière (matière qui prend son sens le plus générique comprenant matière et anti-matière), une quantité strictement égale de matière et d'anti-matière apparaît.

AD
adagio

Donc en fait les 2 theories prevoyent l'antimatiere :) c'est rassurant, et ca montre qu'elle ne sont pas si eloignée l'une de l'autre.

Mais les 2 disent que la masse est conservée, donc que l'antimatiere et identique a la matiere face a la gravitation.
Enfin je pense que ca suffit selon la RG si on donne a la gravitation seulement le fait d'etre du a une "deformation" de l'espace temps.

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bongo1981

adagio
Donc en fait les 2 theories prevoyent l'antimatiere :) c'est rassurant, et ca montre qu'elle ne sont pas si eloignée l'une de l'autre.

Ah non non seule la théorie quantique décrit l'antimatière.
La relativité générale ne s'occupe pas des particules et du monde de l'infiniment petit.
Tu as une seule équation en relativité générale :
G = khi T
Elle relit la courbure de l'espace-temps (tenseur d'Einstein G, qui est construit avec le tenseur de Ricci [tenseur contracté du tenseur de coubure], le tenseur métrique, et l'invariant de courbure, c'est un des seuls tenseurs ayant une dérivée covariante nulle), à la distribution de matière (tenseur d'énergie-impulsion T)

adagio
Mais les 2 disent que la masse est conservée, donc que l'antimatiere et identique a la matiere face a la gravitation.

Pour la relativité générale c'est le cas (conservation de la matière et de l'énergie). Pour la théorie quantique relativiste c'est aussi la matière énergie qui est conservée (il y a possibilité de création de particule et antiparticule, la masse seule n'est pas forcément conservée).

adagio
Enfin je pense que ca suffit selon la RG si on donne a la gravitation seulement le fait d'etre du a une "deformation" de l'espace temps.

AD
adagio

Bongo1981 ben met toi d'accord avec Jean-Marc Levy-Leblond alors car moi j'ai pas le niveau pour ce face a face :(

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bongo1981

Je pense que tu as mal compris ce qu'il a dit. En relativité générale, il n'est jamais question de matière ou d'antimatière. Les deux courbes l'espace-temps de la même façon. D'ailleurs la RG date de 1915, alors que l'équation de Dirac date de 1928 (qui accompagne la prédiction de l'antimatière).

AD
adagio

Ecoutes juste la premiere minute de mon lien et met toi d'accord avec lui comme je te l'ai dit

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bongo1981

ton lien ne marche pas...
Sinon retranscris la phrase...

AD
adagio

donc http://www.cite-sciences.fr/francais/al ... /index.htm

cycle de l'atome au quark ensuite Les révolutions du XXe siècle de jean marc levy leblond
et c'est la troisieme conference : Au cœur de la matière : des noyaux aux quarks, et après ?

C'est la ou il dit que la RG predit l'antimatiere ! apres tu vois avec lui :)

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bongo1981

Je retranscris ce que dit Lévy-Leblond

Alors je vous avais promis la dernière fois de commencer par ce que je n'ai pas eu le temps de traiter : c'est à dire la question de l'antimatière. Cette question prend place dans la section que j'avais consacrée aux conséquences de la théorie de la relativité einsteinienne sur notre conception générale de la matière. Alors ça me permet de revenir sur un point général, que je n'avais pas énoncé mais profitons-en maintenant. C'est que vous entendrez dire encore assez souvent ou vous pourrez lire que la physique d'aujourd'hui a un gros problème pour concilier la théorie de la relativité et la théorie quantique, c'est à prendre avec un grain de sel, un gros grain de sel. En vérité, le problème ne se situe absolument pas au niveau de ce que jusqu'ici j'ai appelé, et je m'y tiendrai la relativité einsteinienne, c'est à dire la nouvelle conception de l'espace et du temps, celle que nous avons exploré lors de notre première séance qui non seulement est parfaitement compatible avec la théorie quantique, mais même lui donne des aspects novateurs qui permettent d'expliquer comme nous allons le voir d'ailleurs avec la notion d'antimatière des phénomènes expérimentalement constatés. Le problème existe par rapport à ce qu'il est convenu encore aujourd'hui d'appeler d'une assez mauvaise terminologie la relativité générale. Qu'est-ce que c'est la relativité générale ? C'est en fait la théorie einsteinienne de la gravitation. C'est la modification de la théorie newtonienne classique pour la mettre en adéquation avec la conception de l'espace-temps produite par Einstein. Alors c'est une nouvelle théorie de la gravitation et celle là présente des propriétés un peu bizarres qui font que l'on a du mal à l'articuler encore aujourd'hui avec la théorie quantique. Il y a là un problème ouvert mais il n'y a pas de conflit ou de contradiction, il y a une difficulté encore irrésolue, et de nombreuses pistes pour la résoudre. Voilà alors revenons maintenant si vous le voulez bien à la relativité einsteinienne en tant que nouvelle théorie de l'espace-temps dont nous avons exploré un certain nombre de conséquences. Voici maitnenant une nouvelle qui est l'existence de l'antimatière, et nous allons voir ce dont il s'agit. Revenons pour commencer sur le mécanisme des interactions telles que le décrit la théorie classique...

Il n'y a pas de contradiction entre ce que dit Lévy Leblond, et moi-même, mais bien un contre-sens entre ce que tu as compris et ce qu'il a dit. Je reconnais qu'il ne distingue pas clairement les deux théories de la relativité, mais dans la partie que j'ai retranscrite, il dit bien que l'antimatière est bien une conséquence de la relativité restreinte unie avec la théorie quantique.

Sinon la conférence est très intéressante (il faudrait que je l'écoute entièrement).

AD
adagio

Effectivement je me suis emmelé entre RR et RG, c'est bien de RR qu'il parle en disant relativité einsteinienne, et la MQ et bien presente puisque qu'il nous demontre l'existence d'antimatiere, en partant d'emission et d'absorbtion d'electron phonomene bien quantique.

Au temps pour moi.

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bongo1981

Ouais il est parti sur la QED, et sur la relativité de la simultanéité pour introduire l'antimatière. Je ne connaissais pas cette façon de voir.

Sinon, bah pas de souci