Alors déjà l'interféromètre de michelson (un exemple). Je ne vais pas le détailler, mais en gros c'est un instrument d'optique qui sépare un faisceau lumineux en deux. Il fait faire un "retard" d'un des deux faisceaux par rapport à l'autre, puis il les fait se recombiner. Ainsi il va y avoir des interférences entre eux => tantôt la lumière recombinée sera "détruite" (cela donne une "frange sombre"), et tantôt elle sera sommée (cela donne une frange brillante).
En faisant varier le "retard" en question, on va faire défiler les franges, et donc passe successivement de frange sombre, frange brillante, etc...
Voir ici un exemple de défilement de franges.
Et on va acquérir cette succession de franges par ordinateur => cela s'appelle un interférogramme. Voir un exemple ici.
De plus, l'optique géométrique nous dit que le "spectre" de la lumière qui arrive est la "transformée de Fourier" (c'est une opération mathématique) de l'interférogramme.
Alors par ordinateur on effectue cette transformée de Fourier, et on obtient le spectre de la lumière de départ. Mais qu'est-ce que ce spectre ?
Comme tout le monde le sait (j'èspère), la lumière est composée de différentes couleurs, c'est à dire des longueurs d'ondes. Et bien le spectre c'est la quantité de chaque couleur que la lumière contient (un exemple).
Bon, ensuite, une fois qu'on a le spectre, l'optique géométrique nous dit aussi que la transformée de Fourier du spectre nous permet de retrouver la forme du pulse lumineux de départ. Et voila ! Le tour est joué !
En fait il y a plus simple. Dès le départ, lorsqu'on utilise l'interféromètre de Michelson. En gros on sépare le pulse en deux, et on fait prendre un retard à l'un des pulses par rapport à l'autre. Puis, quand on les recombine, on comprend bien que s'il y a trop de retard, il ne vont plus arriver ensemble du tout ! Et il n'y aura plus d'interférences !!! Donc la c'est encore plus simple, car il suffit juste de mesurer le retard à mettre entre les deux pulses afin qu'ils soient suffisament séparés dans le temps.
Alors il y a un problème quand même. C'est que pour faire un retard de l'ordre de l'attoseconde, il faut faire une différence de trajet entre les deux pulses d'environ 0.1 nanomètres !!! Bon ca on ne sait pas faire. Mais comme les pulses actuellement sont de 250 attosecondes, une différence de trajet de 25 nanomètres suffisent. Et ca on sait faire avec des matériaux piézoélectriques. Donc c'est possible que les gens le fassent comme ca. En tous cas ca se fait pour les lasers normaux. Mais j'en sais rien à propos des lasers à pulses très courts.