Mini-antennes pour satellites « low-cost »

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Un ingénieur du CNES invente un nouveau type d’antenne ; cette solution pourrait équiper des petits satellites ou des missions low-cost. Objectif : transférer les données d’un satellite d’observation sans suspendre ponctuellement sa mission. Le point avec l’inventeur, Eric Peragin.

Une solution pour les petits satellites

De plus en plus de missions utilisent de petits satellites, qui tout en étant low-cost, doivent aussi être de plus en plus diversifiés et complexes. Pour abaisser les coûts, une tendance actuelle est de partir de plate-formes communes (structures de base), à la fois flexibles et performantes.

Le hic, c’est qu’actuellement ces petits satellites doivent souvent arrêter leur mission pour envoyer les données vers les stations sol - les ingénieurs du spatial parlent de « vidage de la télémesure. » Pour un satellite d’observation de la Terre, cela revient à arrêter son acquisition d’images pour s’orienter vers l’antenne sol et y vider sa mémoire. Un peu comme on le ferait avec un appareil photos.

Il existe actuellement différentes solutions pour vider la télémesure des satellites tout en continuant à manœuvrer. Mais ces systèmes (antennes pointables mécaniquement, antennes à formation de faisceaux à balayage électronique) sont trop lourds et trop chers pour être utilisés sur les petits satellites et les missions low cost.

L'invention d'Eric Peragin devrait permettre aux satellites d'emmagasiner des données
sur plusieurs axes (1, 2, 3) tout en vidant leur télémesure vers la station sol (4).

Une nouvelle solution proposée par un ingénieur du CNES à Toulouse, Eric Peragin, pourrait changer la donne. Simple et astucieuse, cette innovation brevetée permet aux petits satellites de vider la télémesure sans arrêter leur mission. « Il s’agit d’un système comportant plusieurs antennes peu chères et simples, réparties à l’extérieur des parois du satellite, explique Eric Peragin. Chaque antenne est associée à un amplificateur, le duo étant nommé : cellule active. »

Le tout est très modulable, moins coûteux que les systèmes conventionnels et surtout, très économe en énergie. Des caractéristiques cruciales pour les petites plate-formes.

« En fonction de l’attitude et de la position du satellite, mais aussi de la localisation de la station-sol, un système de contrôle de l’ordinateur de bord détermine automatiquement en temps réel quelle cellule sera la plus efficace pour émettre en direction de la station sol. » Ce qui permet au satellite de regarder d’un coté et de communiquer ses données de l’autre, le tout sans arrêter sa mission d’acquisition de données.

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QJ

Merci à Michel pour cette info très intéressante.
Je ferais une remarque, pour moi -qui suis dans le métier-:
Si cela est valable pour le low-cost, cela l'est tout autant pour les gros satellites.

Quand il y a moyen de faire perdre des kilos, diminuer la consomation énergétique,
et simplifier un satellite, c'est toujours bon à prendre.
Il n'est donc pas du tout impossible, que cette amélioration se généralise.

A condition que les performances soient au rendez-vous évidemment.
Bravo donc à M. Eric Peragin du CNES ! :clapclap: