đŸ—ïž Ce pont imprimĂ© en 3D montre comment rĂ©duire massivement le bĂ©ton dans la construction

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Un petit pont en bĂ©ton imprimĂ© en 3D montre une voie possible pour construire avec moins de matiĂšre. Des chercheurs du MIT ont conçu une structure de 2,3 m de long, puis l’ont imprimĂ©e et testĂ©e.

Le bĂ©ton est le matĂ©riau de construction le plus employĂ© au monde. Sa production est aussi une source importante d’émissions de carbone. L’impression 3D pourrait rĂ©duire cet impact en dĂ©posant le matĂ©riau uniquement lĂ  oĂč la structure en a besoin, sans moules traditionnels.

Hajin Kim-Tackowiak (à gauche), postdoctorant au département de génie civil et environnemental du MIT, et Zane Schemmer, étudiant diplÎmé, posent avec le pont en béton imprimé en 3D qu'ils ont conçu et testé en charge.
Photo MIT

Dans la pratique, les formes optimales calculĂ©es par les logiciels sont souvent trop complexes pour ĂȘtre fabriquĂ©es. Les mĂ©thodes d’optimisation peuvent imaginer des structures trĂšs lĂ©gĂšres, proches de toiles d’araignĂ©e. Mais une imprimante de bĂ©ton doit composer avec l’épaisseur de sa buse et les trajectoires qu’elle peut rĂ©ellement suivre.

L’équipe a donc intĂ©grĂ© ces contraintes dĂšs la conception mathĂ©matique du pont. Le logiciel tient compte de la largeur des couches de bĂ©ton, des virages possibles et de l’obligation d’imprimer une trajectoire continue. Le modĂšle produit ainsi une forme qui peut ĂȘtre rĂ©alisĂ©e directement par la machine.

La structure a été imprimée avec un mortier courant en environ 30 minutes. Elle pesait environ 408 kg. Lors des essais, elle a supporté 907 kg de blocs répartis sur sa surface, sans flexion mesurable selon les chercheurs.

Construction d'un pont en béton de 2,3 mÚtres, imprimé en 3D couche par couche.
Vidéo : Département de génie civil et environnemental du MIT

Le test a rĂ©vĂ©lĂ© un point important. Pour les charges envisagĂ©es, la quantitĂ© de matĂ©riau nĂ©cessaire dĂ©pendait davantage des capacitĂ©s de l’imprimante que de la rĂ©sistance du bĂ©ton. Une machine capable de dĂ©poser des couches plus fines ou de suivre des courbes plus serrĂ©es pourrait donc produire des structures encore plus Ă©conomes.

La mĂ©thode permet aussi de gagner du temps lors de l’adaptation d’un projet. Les chercheurs indiquent qu’un nouveau dessin imprimable peut ĂȘtre obtenu en quelques minutes sur un ordinateur portable. Cette rapiditĂ© peut faciliter les ajustements sur un chantier ou pour des Ă©lĂ©ments de dimensions diffĂ©rentes.

Ce prototype n’annonce pas un remplacement immĂ©diat des mĂ©thodes classiques. Il montre toutefois comment les outils de conception et les machines peuvent Ă©voluer ensemble. L’enjeu est de construire des Ă©lĂ©ments sĂ»rs, rĂ©alisables et moins gourmands en matiĂšre, sans sacrifier leurs performances mĂ©caniques.