Régimes hyperprotéiques / anabolisants et dommage cérébral

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Des scientifiques de l'Université de Grenade avertissent que les régimes riches en protéines et les anabolisants provoquent du stress oxydatif au niveau cérébral dû à l'oxydation de lipides et de protéines.

Une recherche menée à bien par des scientifiques de l'Université de Grenade avec des rats a démontré que la consommation de diètes hyperprotéiques et d'anabolisants androgéniques stéroïdes peut provoquer un dommage oxydatif cérébral dû à l'oxydation de lipides et de protéines.

Les résultats de ce travail suggèrent que ce stress oxydatif peut dériver en des maladies neurodégénératives comme l'Alzheimer ou le Parkinson, tout en reflétant que la pratique de sport de haute intensité réduit les effets nocifs des diètes riches en protéines et des anabolisants au niveau cérébral.

Cette recherche a été réalisée par Daniel Camiletti, Virginia Aparicio, Elena Nebot, Gerardo Medina, Rosario Martínez, Garyfallia Kapravelou, Ana Andrade, Jesús María Porres, María López Jurado et Pilar Aranda. Tous sont membres du groupe de recherche AGR-145 « Physiologie digestive et nutrition » de l'Université de Grenade.

Pour mener à bien cette recherche, les scientifiques ont travaillé avec 80 rats Wistar divisés en deux groupes de 40 animaux. Un a agi comme groupe de contrôle, avec une diète normoprotéique ajustée à 10% de protéine végétale de soja (n=40), tandis qu'on a appliqué à l'autre une diète hyperprotéique ajustée à 45% (n=40). De plus, chacun de ces groupes a été sous-divisé en animaux réalisant un exercice de haute intensité (n=20) et d'autres pas (n=20). De même, ces groupes ont été de nouveau sous-divisés en 10 rats auxquels on a administré du Stanozolol (un anabolisant) ou bien un véhicule/placebo.

Dommages au niveau cérébral

Les résultats ont démontré que les rats ayant consommé une diète hyperprotéique et ceux auxquels on a administré des stéroïdes anabolisants ont présenté un dommage au niveau cérébral qui diminue lorsque l'exercice entre en jeu, réduisant ainsi le dommage oxydatif produit par les interventions antérieurement mentionnées.

Ainsi, les rats ayant réalisé un exercice de haute intensité basé sur un entraînement d'hypertrophie, ont vu réduit l'effet négatif de la consommation d'une diète riche en protéines et d'anabolisants au niveau cérébral, bien que les auteurs avertissent de la nécessité de prudence avec l'utilisation de ce protocole d'entraînement par rapport au système de défense antioxydant.

Daniel Camiletti, principal auteur de ce travail, souligne qu'il s'agit d'une étude expérimentale avec des rats, dont les résultats sont difficilement reproductibles chez des humains. « Ce que notre recherche met en évidence c'est que les diètes hyperprotéiques, ainsi que l'administration de stéroïdes anabolisants à doses élevées que nombre de sportifs consomment afin d'augmenter leur masse musculaire sont dangereux pour la santé », remarque le chercheur de l'Université de Grenade.

Le docteur Camiletti signale de même que la consommation d'anabolisants par de nombreux culturistes, ou simplement par des gens voulant augmenter leur masse musculaire ou améliorer leur aspect physique, « équivaut à dix fois la quantité thérapeutique prescrite pour des troubles comme l'hypogonadisme (affection provoquant que les glandes sexuelles produisent peu ou aucune hormone) ou la sarcopénie (perte de masse musculaire squelettique associée au vieillissement), ce qui a sans doute des effets très négatifs pour leur organisme. »

AL
alessandro pendesini

Bonjour
Ces types de régimes (mais pas seulement !) on les retrouve un peu partout, aucun sport n’a été et n’est toujours pas épargné !
On peut affirmer, d’après certaines statistiques et constatations, la majorité des personnes (pas uniquement les sportifs) ayant fait usage de ces types de substances de manière répétée en ont toujours payé le prix fort !... Beaucoup sont morts de différents types de cancer. L’éventail des choix dans ce secteur est très vaste et complexe… On peut surtout citer des hormones anabolisantes comme l’Insuline, la testostérone et leurs corollaires. Sans oublier la famille des stéroïdes largement utilisée. Ces substances permettent d’augmenter la masse musculaire, l’agressivité, la force (le seuil de fatigue est déplacé), ainsi que l’endurance dans la performance. Jadis dans le bloc de l’Est, les quantités utilisées sans aucun contrôle officiel, étaient telles que la morphologie des athlètes féminines devenait progressivement masculine…Certaines ont métamorphosé à tel point qu’elles pouvaient être confondues avec des hommes, changé de personnalité, et quelques rares fois même de sexe !

On parle aussi de l’hormone de croissance, très à la mode et utilisée pour la prise de masse musculaire…Et peu importe si l’usage non justifié d’hormones –et pas seulement- chez un sujet sain est toujours un facteur favorisant des amorces tumorales…. :pfff:

Les athlètes de haut niveau donnent un bel exemple, notamment pour beaucoup de jeunes. Mais duper son public comme l’a fait Armstrong, par exemple, et bien d’autres, de manière froidement préméditée, c’est blâmable. Que certains sportifs professionnels, particulièrement des footballeurs, reçoivent des salaires faramineux c’est dans l’ordre d’une certaine logique du marché plus que discutable, mais que cela puisse générer certains débordements à la fois pervers et particulièrement dangereux pour la santé, n’est pas digne d’un homme qui s’affiche doublement « sapiens »…. :houla2:

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cisou9

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