Pascal-Stanislas Mancini
Vie publique
Professeur de droit à Naples, il prit part, comme député, au mouvement de 1848. Il dut s'enfuir à Turin, y professa le droit international, et devint député à la Chambre piémontaise.
Lorsque Garibaldi conquit, en 1860, le royaume des Deux-Siciles, Mancini retourna à Naples, et fut, quelques mois ministre de la justice. Entré, en 1861, au parlement italien, il y fut un des chefs de la gauche, devint, en 1862, ministre de l'instruction publique, puis fut ministre de la justice et des cultes (1876-1878) et ministre des affaires étrangères (1881) où il dirigea pendant quatre ans la politique qui conduisit à la conclusion de la Triple-Alliance.
En droit international privé, il défendit la théorie personnaliste (droit) contre la théorie territorialiste (droit), estimant qu'un litige international doit être rattaché à la loi de nationalité commune des parties plutôt qu'à la loi d'un lieu. Servant le nationalisme de Mancini qui rêve de l'unité italienne, cette théorie est aujourd'hui en grande partie obsolète.
Mancini désignait le nationalisme - droit naturel ou divin d'une nation à rassembler tous ses membres dans un même État souverain - comme « fondement du nouveau droit des gens ».
