L’abbaye de Thélème, Gargantua, chapitre LVII (1534).
L’extrait : Toute leur vie était dirigée non par les lois, statuts ou règles, mais selon leur bon vouloir et libre-arbitre. Ils se levaient du lit quand bon leur semblait, buvaient, mangeaient, travaillaient, dormaient quand le désir leur venait. Nul ne les éveillait, nul ne les forçait ni à boire, ni à manger, ni à faire quoi que ce soit... Ainsi l'avait établi Gargantua. Toute leur règle tenait en cette clause : FAIS CE QUE VOUDRAS,
car des gens libres, bien nés, biens instruits, vivant en honnête compagnie, ont par nature un instinct et un aiguillon qui pousse toujours vers la vertu et retire du vice; c'est ce qu'ils nommaient l'honneur. Ceux-ci, quand ils sont écrasés et asservis par une vile sujétion et contrainte, se détournent de la noble passion par laquelle ils tendaient librement à la vertu, afin de démettre et enfreindre ce joug de servitude; car nous entreprenons toujours les choses défendues et convoitons ce qui nous est dénié.
Par cette liberté, ils entrèrent en une louable émulation à faire tout ce qu'ils voyaient plaire à un seul. Si l'un ou l'une disait : " Buvons ", tous buvaient. S'il disait: "Jouons ", tous jouaient. S'il disait: " Allons nous ébattre dans les champs ", tous y allaient. Si c'était pour chasser, les dames, montées sur de belles haquenées, avec leur palefroi richement harnaché, sur le poing mignonne- ment engantelé portaient chacune ou un épervier, ou un laneret, ou un émerillon; les hommes portaient les autres oiseaux.
Ils étaient tant noblement instruits qu'il n'y avait parmi eux personne qui ne sût lire, écrire, chanter, jouer d'instruments harmonieux, parler cinq à six langues et en celles-ci composer, tant en vers qu'en prose. Jamais ne furent vus chevaliers si preux, si galants, si habiles à pied et à cheval, plus verts, mieux remuant, maniant mieux toutes les armes. Jamais ne furent vues dames si élégantes, si mignonnes, moins fâcheuses, plus doctes à la main, à l'aiguille, à tous les actes féminins honnêtes et libres, qu'étaient celles-là. Pour cette raison, quand le temps était venu pour l'un des habitants de cette abbaye d'en sortir, soit à la demande de ses parents, ou pour une autre cause, il emmenait une des dames, celle qui l'aurait pris pour son dévot, et ils étaient mariés ensemble; et ils avaient si bien vécu à Thélème en dévotion et amitié, qu'ils continuaient d'autant mieux dans le mariage; aussi s'aimaient-ils à la fin de leurs jours comme au premier de leurs noces.
Gargantua, livre LVII (1534).
Version modernisée.
Captures
Capturez un presque rien
Et le mettre dans une cage
Capturez une lumière insolite
Et la mettre dans votre nuancier
Capturez un regard donné
Vouloir en faire son amour
Capturez le papillon de la vie
Pour l'épingler sur la planche
Non! Surtout ne pas capturer
Laisser vivre et le savoir
La chasse est toujours ouverte
La vie doit persister...
Victor dans ses oeuvres
nico17
Forge le contraire de ce monde
Où l'âme perd rumeurs
Où le temps nous tarit
L'homme périt de son propre venin
Mais s'élève dans la lueur qu'il esquisse
Enfante-toi
Enjambe-toi
Dénoue le mouvement
Attise cette parole
qui ne se détourne pas des hommes
mais s'ébauche vers eux. Andrée Chedid
Je ne suis pas sûr
que madame Chedid
elle sache de quoi elle parle,
il n'y a pas d'anti-monde
mais des rêves
qui nous transportent
Qui nous tranforment
Nous ne créons pas
nous refaisons sans cesse
Avec les mêmes rêves,
Les même choses
ces mêmes gens
Qui portent d'autre noms
L'Eternité
Elle est retrouvée.
Quoi ? - L’Éternité.
C'est la mer allée
Avec le soleil.
Âme sentinelle,
Murmurons l'aveu
De la nuit si nulle
Et du jour en feu.
Des humains suffrages,
Des communs élans
Là tu te dégages
Et voles selon.
Puisque de vous seules,
Braises de satin,
Le Devoir s'exhale
Sans qu'on dise : enfin.
Là pas d'espérance,
Nul orietur.
Science avec patience,
Le supplice est sûr.
Elle est retrouvée.
Quoi ? - L'Eternité.
C'est la mer allée
Avec le soleil.
Arthur RIMBAUD (1854-1891)
De la conservation des Murs...
Je m'ennuie à vouloir,
Tout reconstruire et tout détruire...
Des murs de mon ennui,
Tous ceux de ma triste vie
J'ai vu un mur à Berlin,
J'ai vu un mur en Israël
Séparant pour mieux diviser,
Séparant pour mieux régner...
J'aimerais mieux construire
Une maison avec quatre murs,
Et une porte ouverte aux quatre vents
Mais je n'ai que les murs de mon ennui
Je ne rêve pas et Berlin se construit
Avec des milliards d'Euros
Avec des millions d'allemands
Des allemands de l'Est et de l'Ouest
Mais où est passée la maison du peuple?
Elle a été détruite avec le mur
Car elle ne rapportait pas d'argent
Car elle n'était pas rentable...
Pour notre époque de rentiers
Il existe toujours ce mur à Berlin
Ce n'est pas du béton
Mais dans toutes les têtes
Celle des Westies, celles des prolos
Un mur celui de l'ennui existe encore
Mais que dire de celui de Sharon ?
Peut être qu'Israël à de la Nostalgie
Celui de tous les Ghettos d'hier..
Celui de Venise, celui de Varsovie
Dans les têtes, il est bien solide
Ce mur de l'incompréhension
Celui de cet ennui qui nous ruine
Un mur plus solide que vous ne croyez
Le Mur solide de la différence
La différence des Classes
La différence de la religion
La différence d'avec tous ces autres
Ces autres qui vivent au delà du mur
Le Mur de Berlin, le Mur de Sharon
Le Mur Soviétique, Le Mur Sioniste
Le Mur du Ghetto, Le Mur de la Honte
Mais j'aime vivre entre Quatre murs
Avec une porte ouverte aux quatre vents
La Bêtise est plus solide que le Béton
Le Vent n'entame jamais un mur de Bêtise
Le Temps efface, le Temps détruit
Toutes les haines et tous les amours
Les Murs de Bétons redeviennent sables
Un mur de bêtise est encore bien plus solide...
Victor le 30 novembre 2004
Quelques nuances
Commun, communisme, communauté
Trois mots qui sont si proches
Mais dont les sens sont chargés
Et lourd d'un contentieux historique
Cela je n'en doute pas
Chez-moi ce n'est pas chez-vous
Je ne crois pas trop à un communisme
Où tout serait partagés par tous
Nous avons tous nos limites
Dans nos rêves personnels
Nos envie des autres
Et la violence pornographique
Celle qui est liée au regard
Cela date de longtemps
Je suis pas sûr qu'on soit capables
De vivre pour les autres
Tout en s'oubliant
Ceci dit la communauté humaine
Cela reste une réalité sociale
Le communisme intégral
C'est une utopie invivable
Pour tout les humains
Partageons nos vies
Mais aimons nos différences
Victor dans ses oeuvres en réponse à Nico17
Vous connaissez mal l'usage des mots vous croyez toujours que l'idéaliste est un gars rigide déjà tout prêts à détruire le vieux monde pour cela je ne crois pas trop à une révolte violente, mais je crois au travail sur les mots et de possibles évolutions, je vous avais déjà dit que vous aviez un cerveau formaté d'une personne du dix-neuvième siècle la mécanique et les histoire de forces sociales, la mécanique sociale, c'est assez vieillot, de nos jours, les réseaux ils sont partout où nous sommes, ils sont bien plus fascinants que de vieilles idées du 19ième siècle
Ma Bohème
Je m’en allais, les poings dans mes poches crevées ;
Mon paletot aussi devenait idéal ;
J’allais sous le ciel, Muse ! et j’étais ton féal ;
Oh ! là ! là ! que d’amours splendides j’ai rêvées !
Mon unique culotte avait un large trou.
- Petit-Poucet rêveur, j’égrenais dans ma course Des rimes. Mon auberge était à la Grande-Ourse.
- Mes étoiles au ciel avaient un doux frou-frou
Et je les écoutais, assis au bord des routes,
Ces bons soirs de septembre où je sentais des gouttes
De rosée à mon front, comme un vin de vigueur ;
Où, rimant au milieu des ombres fantastiques,
Comme des lyres, je tirais les élastiques
De mes souliers blessés, un pied près de mon coeur !
Arthur Rimbaud, Cahier de Douai (1870)
Le Hasard et la Poésie
Si ça vous intéresse vous faites Poésie + Aléatoire sur votre moteur de recherche, il y a des gens qui créent des algorithmes et des structures aléatoires... Le hasard fournit des juxtapositions de mots, cela en dépit de la syntaxe, de l'orthographe, de la grammaire et du sens... On peut parler de mélanges aléatoires... Les oulipiens comme Raymond Queneau, Philippe Soupault et autres, dans les années 1960-70-80-90, ils avaient faits de ces choses pour casser la phrase et trouver des nouvelles associations de mots, la seule et dernière règle qu'ils acceptaient... C'était de respecter les structures grammaticales, afin qu'elles puissent ainsi être analysées comme des phrases ou des morceaux de phrase... Ils partaient en général, de textes originaux ou de listes de mots choisis, pour les ré-arranger selon leurs propres contraintes... Le moteur de recherche Google, il fabrique à votre demande des haïkaïs qui respectent la règle des 5/7/5 mais pour le sens de ces haïkaïs, il ne faut pas chercher vraiment une signification dans notre réel mais admettre toutes les associations possibles et bizarroïdes...
Aux petits matins
Se lever calme, très tôt au petit matin
Avant que le soleil ne se lève à l'horizon
Que l'on soit en ville ou dans la campagne
Pour interroger ce jour qui nous vient
Ne pas attendre des signes des temps
Dans un ciel lointain qui est resté muet
Dans le matin se poser des questions
Bien avant que le soleil paraisse là bas
Et dans ce petit matin, écoutez, écoutez
Ecoutez la vie qui vient et qui s'éveille
Quelques bruits, dans la nuit qui finit
Entre des moteurs qui sont en action
Et des odeurs de ce café bien frais
Voir! Tout ce qui vient et tout ce qui va
Quelques fois, et bien avant l'aube
Regarder toutes les étoiles lointaines
Penser à tous ces humains tangibles
Des hommes et aussi des femmes
Qui vivent mal ou alors pas vraiment
Demander et encore oser demander
Ne pas avoir peur de crier, crier
Pour nos enfants nos petits enfants
Qui dans un matin se lèvent aussi
Avec un ventre qui est resté vide
Alors dans le matin priez, priez
Mais moi je ne sais plus trop qui
Et alors criez, criez, très, très fort
Dans un matin, bien avant l'aube
Victor dans ses œuvres
LE LABOUREUR ET SES ENFANTS
Travaillez, prenez de la peine :
C'est le fonds qui manque le moins.
Un riche Laboureur, sentant sa mort prochaine,
Fit venir ses enfants, leur parla sans témoins.
Gardez-vous, leur dit-il, de vendre l'héritage
Que nous ont laissé nos parents.
Un trésor est caché dedans.
Je ne sais pas l'endroit ; mais un peu de courage
Vous le fera trouver : vous en viendrez à bout.
Remuez votre champ dès qu'on aura fait l'août.
Creusez, fouillez, bêchez, ne laissez nulle place
Où la main ne passe et repasse.
Le Père mort, les fils vous retournent le champ
Deçà, delà, partout ; si bien qu'au bout de l'an
Il en rapporta davantage.
D'argent, point de caché.
Mais le Père fut sage
De leur montrer avant sa mort
Que le travail est un trésor .
Jean De La Fontaine dans ses fables très morales
Le chiasme métaphysique Un chiasme est une figure littéraire consistant dans une phrase à intervertir deux mots
Dieu fit l'Homme à son image, ce qui pour nos contemporains, l'Homme a fait Dieu à son image
La culture est une construction historique, l'Histoire est une construction culturelle…
La logique permet la déduction, la déduction permet la logique
La lumière visite le réel, Le réel visite la lumière
La musique est un chant de l'âme, le chant de l'âme est musique
Le silence accepte le repos, le repos accepte le silence
Soit l'idée de Philosophie existentielle l'existence précède l'essence cela donne un autre concept philosophique L'essence précède l'existence qui serait un début de philosophie idéaliste
Victor dans ses œuvres
La conscience
Lorsque avec ses enfants vêtus de peaux de bêtes,
Échevelé, livide au milieu des tempêtes,
Caïn se fut enfui de devant Jéhovah,
Comme le soir tombait, l'homme sombre arriva
Au bas d'une montagne en une grande plaine ;
Sa femme fatiguée et ses fils hors d'haleine
Lui dirent : « Couchons-nous sur la terre, et dormons. »
Caïn, ne dormant pas, songeait au pied des monts.
Ayant levé la tête, au fond des cieux funèbres,
Il vit un oeil, tout grand ouvert dans les ténèbres,
Et qui le regardait dans l'ombre fixement.
« Je suis trop près », dit-il avec un tremblement.
Il réveilla ses fils dormant, sa femme lasse,
Et se remit à fuir sinistre dans l'espace.
Il marcha trente jours, il marcha trente nuits.
Il allait, muet, pâle et frémissant aux bruits,
Furtif, sans regarder derrière lui, sans trêve,
Sans repos, sans sommeil; il atteignit la grève
Des mers dans le pays qui fut depuis Assur.
« Arrêtons-nous, dit-il, car cet asile est sûr.
Restons-y. Nous avons du monde atteint les bornes. »
Et, comme il s'asseyait, il vit dans les cieux mornes
L'oeil à la même place au fond de l'horizon.
Alors il tressaillit en proie au noir frisson.
« Cachez-moi ! » cria-t-il; et, le doigt sur la bouche,
Tous ses fils regardaient trembler l'aïeul farouche.
Caïn dit à Jabel, père de ceux qui vont
Sous des tentes de poil dans le désert profond :
« Etends de ce côté la toile de la tente. »
Et l'on développa la muraille flottante ;
Et, quand on l'eut fixée avec des poids de plomb :
« Vous ne voyez plus rien ? » dit Tsilla, l'enfant blond,
La fille de ses Fils, douce comme l'aurore ;
Et Caïn répondit : « je vois cet oeil encore ! »
Jubal, père de ceux qui passent dans les bourgs
Soufflant dans des clairons et frappant des tambours,
Cria : « je saurai bien construire une barrière. »
Il fit un mur de bronze et mit Caïn derrière.
Et Caïn dit « Cet œil me regarde toujours! »
Hénoch dit : « Il faut faire une enceinte de tours
Si terrible, que rien ne puisse approcher d'elle.
Bâtissons une ville avec sa citadelle,
Bâtissons une ville, et nous la fermerons. »
Alors Tubalcaïn, père des forgerons,
Construisit une ville énorme et surhumaine.
Pendant qu'il travaillait, ses frères, dans la plaine,
Chassaient les fils d'Enos et les enfants de Seth ;
Et l'on crevait les yeux à quiconque passait ;
Et, le soir, on lançait des flèches aux étoiles.
Le granit remplaça la tente aux murs de toiles,
On lia chaque bloc avec des nœuds de fer,
Et la ville semblait une ville d'enfer ;
L'ombre des tours faisait la nuit dans les campagnes ;
Ils donnèrent aux murs l'épaisseur des montagnes ;
Sur la porte on grava : « Défense à Dieu d'entrer. »
Quand ils eurent fini de clore et de murer,
On mit l'aïeul au centre en une tour de pierre ;
Et lui restait lugubre et hagard. « Ô mon père !
L'oeil a-t-il disparu ? » dit en tremblant Tsilla.
Et Caïn répondit : " Non, il est toujours là. »
Alors il dit: « je veux habiter sous la terre
Comme dans son sépulcre un homme solitaire ;
Rien ne me verra plus, je ne verrai plus rien. »
On fit donc une fosse, et Caïn dit « C'est bien ! »
Puis il descendit seul sous cette voûte sombre.
Quand il se fut assis sur sa chaise dans l'ombre
Et qu'on eut sur son front fermé le souterrain,
L'oeil était dans la tombe et regardait Caïn.
Victor Hugo La légende des siècles
Pour monsieur ou madame Piliomia le mot Poème est masculin
Sonnet pour les dames du temps passé
Ces douces dames, elles ont assez peur!
Et elles me manquent beaucoup Thomas
Elles restent cette lumière du petit bonheur
Toutes des fleur fragiles, et sans falbalas
Et quelques fois, il y a quelque grimaces
Entre se faire traiter, de petites limaces
Ou d'un songe creux, qui reste sans avenir,
Cette nostalgie, celle-là hante mon souvenir
Je me sens tout prêt, à leur écrire encore
Pour toute ses dames enfouies que j'adore
Beaucoup de choses qui paraissent idiotes
Entre leur faire des sonnets, tous amoureux
De ceux là qui parlent de leurs beaux yeux
Ou bien de ces choses, bien plus rigolotes
Victor dans ses œuvres
AUTOMNE
Dans le brouillard
s’en vont un paysan cagneux
Et son bœuf lentement
dans le brouillard d’automne
Qui cache les hameaux
pauvres et vergogneux
Et s’en allant là-bas
le paysan chantonne
Une chanson d’amour
et d’infidélité
Qui parle d’une bague
et d’un cœur que l’on brise
Oh ! l’automne
l’automne a fait mourir l’été
Dans le brouillard s’en vont
deux silhouettes grises
Guillaume Apollinaire...Alcools 1913
Lumière descendante, lumière ascendante
C'est assez fou de voir les saisons qui influent les gens fragiles
Dans un soleil pâle d'un hiver où les jours se raccourcissent
Et déjà il y a de ces fantômes sinistres qui les possèdent tous
Entre des morts ou de ces démons sortis de leur propre enfer
La fin du monde est une idée qui revient toujours avec cette période
Ce concept, il est partagé par les gens qui habitent de hautes latitudes
Il ne viendrait pas cette idée pour des gens qui sont aux tropiques
Ils ne savent pas ces pensées qui sont liées aux saisons chez nous
Dans mon cœur et dans les hivers les plus sombres, je sais un soleil
Et je pense à Noël qui est avant tout la fête de la lumière qui revient
Même si je pense aussi à tous ces enfants qui osent encore rêvasser
Je vous souhaite à tous, de la chaleur, de la lumière et de l'amour
Noël! La fête de la nativité, elle est aussi une fête du solstice d'hiver
Je vous souhaite donc à vous tous, le bonheur de ces fêtes partagées
Bonnes fêtes de fin d'année 2014 Victor dans ses œuvres
Un vieux truc que j'ai écrit, il y a un bout de temps....Yaka et Ifo sont sur le même bateau, ils rament dur pour faire avancer le bateau ,il y a On qui dit: Il faut supprimer quelques rameurs et les jeter à l'eau! Yaka et ifo sont jetés dans l'eau et ils meurent noyés car ils n'ont jamais appris à nager.Le bateau continue sans Yaka et Ifo, c'est la loi de l'économie, une réalité mal comprise
nico17
Victor
Victor
Un vieux truc que j'ai écrit, il y a un bout de temps....Yaka et Ifo sont sur le même bateau, ils rament dur pour faire avancer le bateau ,il y a On qui dit: Il faut supprimer quelques rameurs et les jeter à l'eau! Yaka et ifo sont jetés dans l'eau et ils meurent noyés car ils n'ont jamais appris à nager.Le bateau continue sans Yaka et Ifo, c'est la loi de l'économie, une réalité mal compriseQu'ils apprennent donc à nager!
Pour le reste, c'est toujours le même discours!
Bref, il faut une politique de non assistés, une politique d'emplois et non une politique de bavardages inutiles!
Vous êtes toujours aussi bête et méchante....
Cela pour ne pas dire que votre réponse est TOTALEMENT STUPIDE
Mon hommage personnel aux morts de Charlie Hebdo
Si...
Si tu peux voir détruit l'ouvrage de ta vie
Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir,
Ou perdre en un seul coup le gain de cent parties
Sans un geste et sans un soupir ;
Si tu peux être amant sans être fou d'amour,
Si tu peux être fort sans cesser d'être tendre,
Et, te sentant haï, sans haïr à ton tour,
Pourtant lutter et te défendre ;
Si tu peux supporter d'entendre tes paroles
Travesties par des gueux pour exciter des sots,
Et d'entendre mentir sur toi leurs bouches folles
Sans mentir toi-même d'un mot ;
Si tu peux rester digne en étant populaire,
Si tu peux rester peuple en conseillant les rois,
Et si tu peux aimer tous tes amis en frères,
Sans qu'aucun d'eux soit tout pour toi ;
Si tu sais méditer, observer et connaître,
Sans jamais devenir sceptique ou destructeur ;
Rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maître,
Penser sans n'être que penseur ;
Si tu sais être dur, sans jamais être en rage,
Si tu sais être brave et jamais imprudent,
Si tu sais être bon, si tu sais être sage,
Sans être moral et pédant ;
Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite
Et recevoir ces deux menteurs d'un même front,
Si tu peux conserver ton courage et ta tête
Quand tous les autres les perdront,
Alors les Rois les Dieux la Chance et la Victoire
Seront à tout jamais tes esclaves soumis,
Et, ce qui vaut bien mieux que les Rois et la Gloire,
Tu seras un homme mon fils !
Rudyard Kipling

Quelques parts je me sens héritier
De ceux là! qui sont morts
Des pacifistes sans guerres
Des pacifistes sans armes
Autres que l'humour et la joie de vivre
Mais dieu, je le sais les reconnaitra
Dans les hommes de la paix
Tous épris de la liberté
Qui est toujours à défendre
Contre tous les cons
Et contre la haine stupide
Non papa! Je n'aime pas
J'ai mal ? Oui ! Une douleur qui reste terrifiante et tellement quotidienne
Mais voir des gamins chanter des hymnes de louanges avant de partir sur le front
Ou dans de longs prêches psalmodiés, voir aussi parler de Dieu et de la juste vengeance
Non papa je n'aime vraiment pas cette époque celle là où je vis maintenant
Ce mal insignifiant de justes guerres pour de justes idées... Non merci!
Entendre des hymnes martiaux, entre une internationale ou une marseillaise
De ces hymnes entrainants qui font peu de cas de notre sang qui sera versé
Non papa! Je n'aime vraiment pas cette époque celle là où je vis maintenant
Entendre des gens de la politique avec plein de Y'a qu'à, il faut et tout promettre
Alors que question de l'argent et de budget absent pour des lois inapplicables
Parfois je me dis que voter c'est cracher en l'air et se recevoir ce crachats en réponse
Non papa! Je n'aime pas vraiment cette époque celle là où je vis maintenant
Hier la bourse baissait et je vois ce matin qu'elle monte avec des riens du tout
Le capital et le travail sont en Chine, là où les spéculateurs placent leurs jetons
Le dollar qui monte, le pétrole qui baisse, les ressources qui diminuent sans cesse
Non papa! Je n'aime pas vraiment cette époque celle là où je vis maintenant
Les animaux nos compagnons de misère mais sont-ils du mobilier sans affect
Je sais des fermes où l'animal est réduit à une machine pour produire le lait
Il y a dans nos vies de plus en plus d'horreurs qui sont aussi cette image ignoble
Non papa! Je n'aime pas vraiment cette époque celle là où je vis maintenant
Le prix du bois est en hausse mais c'est l'amazone qui est mise à contribution
En Afrique entre deux guerres, on chasse encore ces éléphants si recherchés
Les humains qui meurent de faim, ils savent le prix de l'ivoire et d'un feu de bois
Non papa! Je n'aime pas vraiment cette époque, celle là où je vis maintenant
En Europe si pacifique et si pacifiée, il y a le chômage qui explose partout
On nous dit de rester sages en attendant les fascistes et toutes leurs merdes
Comment dire à Mme Merkel qu'il y en a marre de toutes ses folies financières
Non papa! Je n'aime pas vraiment cette époque celle là où je vis maintenant
Hier je savais un monde meilleur, tout fait à hauteur d'hommes, pour qu'il soit juste
De nos jours on achète et on vend tout, Je ne sais pas si l'humain, c'est une marchandise
Ce monde des marchands, il n'est guère différent de celui des guerriers d'autrefois
Non papa! Je n'aime pas vraiment cette époque celle là où je vis maintenant
Victor dans ses œuvres 8 février 2014
Le fouet...
Sous le fouet, mon cœur renâcle, se cambre et en moi il rechigne
Il me vient parfois un dégout, dans des mots où l'on me désigne
Je ne suis pas une marchandise, je ne bande pas sur commande
Il y a dans ce mot même un problème, entre cette offrande et la demande
Dans un monde où toutes idées, sur l'unité de l'homme et sa femme
Sont des idées statistiques sur les ressources et les désirs mêmes
Je sais des imprévisibles, qui me réjouiront et qui me combleront bien plus
Il est des conquêtes et des amours, qui sont ceux de petits désirs entrevus
Je ne sais des entremetteurs, je sais des directeurs de ressources humaines
Dans une carrière où l'imprévu n'existe pas, c'est ainsi une ligne toute certaine
Ma vie qui est, prévue, c'est que j'aurais plusieurs emplois et plusieurs épouses,
Mais je ne vis pas sans désir, sans idéaux, et sur ces vies toutes jalouses
J'imagine vivre dans un monde, où tous les mots pèsent très lourds
La dame de mes pensées, est-elle cette chose promise ? Suis-je balourds ?
L'idée de couple, c'est aussi une histoire de confiance et de ses trahisons
Je sais des hommes, je sais des femmes qui sont restés sans horizons
Tous les jours de leurs vies, ils se cherchent, ils se sentent, ils se tuent
Par des regards et des presque-riens d'une vie où à deux, ils cohabitent
Et ils se permettent des mots très violents, d'une pure haine redoutable
Où d'un presque-rien-du-tout, ils font une chose effroyable et durable
Avec le fouet subtil des mots cruels et terribles, qu'ils emploient
Ils se fustigent dans des douleurs, et par tous leurs plaisirs donnés
D'un rien du tout où ils se refont, ils se savent ainsi à jamais abandonnés
Leurs amours sont morts et ils implorent les cieux qui les foudroient
Ils ont eu vingt ans il y a longtemps dans un passé qu'ils oublient déjà
Tous à leurs compétitions, leurs carrières ou presque rien tout dans cela
Cela? C'est un dieu qui se tait, sans vrais pouvoir, ni un univers à construire
Alors pour eux, il n'y que le temps à passer et des désirs, du sexe ou de luire
Comme des conquistadors, ils pillent, ils massacrent et souvent ils s'entretuent
Pour un rien du tout qu'ils dominent, par l'or, le pouvoir et ils s'habituent
A se croire des élus, par cette confiance aveugle, de se sentir être supérieur
Ainsi ils conquièrent les Indes, l'Amérique, l'Afrique et même l'Asie sans frayeur
Puis en vieillissant avec les âges, arrivèrent des questions, bien plus essentielles
Pourquoi cette hargne ? Cette volonté et de ces conquêtes si démentielles ?
L'empire se résumait ainsi en peu de mot, ce désir de propager tout leurs idéaux
Ou de chercher de l'or, ou de partir sous des ciels lointains, dans des paradis tropicaux
Le temps qui passe, il est cruel et toutes ces choses qui disparurent, la fuite
Le paradis lointain, ce n'est plus un rêve, mais une question d'argent et de suite
Le jour que je connais, il n'est jamais qu'une négociation, entre moi et mes créanciers
Je sais des soleils, et des fleurs dans les paysages de mon cœur, et des nuanciers
Il me vient souvent l'idée du fouet, comme il me vient, l'idée d'un bon sourire
Peut être réagirais-je mieux aux sourires, qu'aux coups de fouets, ce n'est pas pire
Que se monde de sadomasochiste, où les stimuli viennent d'un jouir de fou
J'attends ainsi quelques fois, de savoir s'il y a quelqu’une que j'aime beaucoup
Totor un peu tordu dans ses oeuvres
