Haïkaïs du temps qui passe
Petits voyages
De tous ceux faits en chambre
Imaginaires
Le jour qui vient là
Et toutes mes nuit passées
à me souvenir
Nager dans de l'eau
Ou bien vivre le ré-el
Parler de demain
Ma solitude,
Aussi toutes les vôtres
Elles se partagent
le temps qui passe
Laisser ses grains de sel blancs
Dans nos cheveux gris
Vieillards incroyables
Ceux que nous croyons être
De vieux gamins
Paris le 29 janvier 2017
Haïkaïs du 29 janvier 2Ième
Froid sec et très dur
La mécanique stridulait
Dans son mouvement
Locomotive d'or
Aux vapeurs toutes grises
Crachait sa fumée
Le chef de gare
Aiguillait tous les convois
Aux hasard des vies
Chefs d'orchestre
Il dirigeait cent facteurs
Qui emménageaient
Une lumière bleue
Indiquait les jours présents
Nous oublions tout
La tyrolienne
Dans ma petite radio
Irradiait de joies
Un sac de poussière
Dans toutes les réalités
De la religions
Un chanteur déçus
Déchet de déchirure
Chutait en chantant
Temps abandonné
Par de blafards amours
L'automne mourrait
Paris le 29 janvier 2017
c'est y soixante cinq
Et je suis un vieux machin
Con-vaincu j'sais pas
passage de vie
Entre hier et les lendemains
Que me reste-il
L'espoir fait vivre
Du moins je le croyais bien
J'ignore demain
Un vieux sage ?
Mon cul ! Putains d'illusions
Vous vivrez sans moi
L'avenir vient
J'en rêvais souvent
Maintenant j'attends
Paris le 31 janvier 2017
Haïkaïs du 10 février 2017
J'ai bien dormi
Et ma tête qui va mieux
Tous nos lendemains
La nuit repose
En nous c'est la fatigue
Des matins heureux
La joie venait
Toujours après la peine
Les jours s'en vont
Et sous le pont neuf
L'eau qui s'écoule aussi
Que vienne l'heure
Guerres du passé
Un présent me qui déçoit
L'horreur de toujours
Paris 10 février 2017

