Haïkaïs du mois d'août
Ici à Paris
C'est encore très doux
Et c'est pas trop chaud
Le Nord du pays
Qui reste assez frais
Sud trente degré
France divisée
Entre les politiques
Et la Météo
Anniversaires
Entre l'Histoire passée
Et ma famille
Août qui reste frais
Du moins ici à Paris
Je sais pas chez vous
Les vacanciers
ils ont leurs soleils d'été
Mes vacances au frais
Là ! Je ne sais pas
Avec la terre qui tourne
Politiques vont
La planète chauffe
Le baratin qui cause
La vie qui est là
Des Incendies
Un manque de ressources
L'eau devient rare
Victor Paris le 7 août 201
Réveillé très tôt
Soleil qui n'est pas levé
écoute radio
Le matin d'un rien
Les autres qui dorment
C'est le silence
Mais où sont-ils donc ?
ça je sais pas vraiment
Solitude matin
Le plus bizarre
C'est radio, la musique
Pas voix humaine
Haïkaïs philosophiques
Produire l'œuvre
Non ! Sûrement pas du tout
Mais rester léger
Le papillon bleu
Sur la porté du vent gris
Écrivait Haïku
Peut être écrire
Toutes ces choses rêvées
Ou jouer encore
Un sage disait
Si tu veux, la vraie sagesse
Redevient enfant
Un jour il écrivit
Tous ces mots très plaisants
Et il s'oublia
La morale ! C'est celle
Des autres, disait Férré
Pour droit réponse
Les chiens du Hasard
Qui pissent, sans vraies gênes
Sur nos vérités
Paris le 8 août 2017
Haïkaïs du mois d'août (la suite)
La solitude
Celle-là qui se partage
Comme un vécu
Poètes silencieux
Et aussi de ces riens
Qui vous sont donnés
Ce maigre repas
Pris en commun, là ici
Parfois subsides
Ce jour du mois août
Le soleil qui reviendra
Avec sa chaleur
Rétrospectifs froids
Dans cet été trop bizarre
Entre chaud et froid
Poètes vos papiers !
La police ordinaire
Qui questionnera
Enfants de salauds
Et tous les anges des cieux
Qui se fréquentent
Paris le 13 août 2017
Haïkaïs d'août (la suite encore)
Les chiens du hasard
Qui écrivent sans faillir
Les anges ? Non !
Le Poète écrit
Les poètes bavardent
Ainsi va la vie
Certains se disent
Pourquoi je n'écrirais pas ?
D'autres qui lisent
Le mois qui finit
Août qui change vite
Déjà septembre
Pourquoi "Le poète" ?
Comme disait Aragon
Perso je ne sais pas
un chien et un chat
Des vies antagonistes
Très familières
Les nuits rallongent
La fraîcheur qui s'impose
Été fatigué
Paris le 19 août 2017
Le vent se lève vite
La surface des voile trop grande
vite un ris dans la grand voile.
Trop voilé toujours
affale le génois et ensuite
envoyer le foc
Lever ce matin
Du vingt-cinq août, calme
Déjà les poubelles
J'aime bien aussi
Laisser tous les gens dormir
calme reposant
Plus je vieillis seul
Plus j'aime, tous mes voisins
Solitude ? Certes !
Là ! Je tapote
Oui J'aime bien tapoter
Bavard sur clavier
Fin du mois aout
Les habitudes reviennent
Magasins ouverts
Paris 25 août 7h du matin
Le coq a chanté
Le soleil pas encore là
La nuit va finir
A la campagne
J'entends le coq chanter
A Paris... Calmos!
Le réveil chez moi
C'est ma petite radio
Qui s'allume matin
Radio qui cause
Des emmerdes de la vie
Des fois je zappe
Le soleil levé
De plus en plus tardivement
Les nuits rallongent
Aout bien trop calme
Mais où sont-ils donc passés
Tous mes voisins
Il est cinq heures
Nous disait Jacques Dutronc
Là c'est dix heures
