Victor
Ce n'est pas beaucoup
Mais pour mes soixante sept
ça m'impressionne
Avancer dans l'âge, une expérience, un constat, un regard sur Soi et les Autres.
Arriver à un âge on s'apperçoit que des personnes que l'on admirait en étant plus jeune et bien sont décédées à cet âge ou bien sont décédées à un âge plus jeune. Cela fait effet. Quel effet: et bien on passe, on continue!
passant
Arriver à un âge on s'apperçoit que des personnes que l'on admirait en étant plus jeune et bien sont décédées à cet âge ou bien sont décédées à un âge plus jeune. Cela fait effet. Quel effet: et bien on passe, on continue!
Compliqué ton truc !
passant
Haut dans le ciel, l'aigle.
De son œil il scrute le sol.
Attention, il fonce.
L'Aigle noir
Barbara
Un beau jour ou peut-être une nuit
Près d'un lac, je m'étais endormie
Quand soudain, semblant crever le ciel
Et venant de nulle part surgit un aigle noir
Lentement, les ailes déployées
Lentement, je le vis tournoyer
Près de moi dans un bruissement d'ailes
Comme tombé du ciel, l'oiseau vint se poser
Il avait des yeux couleur rubis
Et des plumes couleur de la nuit
À son front brillant de mille feux
L'oiseau roi couronné portait un diamant bleu
De son bec, il a touché ma joue
Dans ma main il a glissé son cou
C'est alors que je l'ai reconnu
Surgissant du passé, il m'était revenu
Dis l'oiseau, oh dis emmène-moi
Retournons au pays d'autrefois
Comme avant dans mes rêves d'enfant
Pour cueillir en tremblant des étoiles, des étoiles
Comme avant dans mes rêves d'enfant
Comme avant sur un nuage blanc
Comme avant allumer le soleil
Être faiseur de pluie et faire des merveilles
L'aigle noir dans un bruissement d'ailes
Prit son vol pour regagner le ciel
Un beau jour ou peut-être une nuit
Près d'un lac, je m'étais endormie
Quand soudain, semblant crever le ciel
Et venant de nulle part surgit un aigle noir
Un beau jour ou était-ce une nuit
Près d'un lac, je m'étais endormie
Quand soudain, semblant crever le ciel
Et venant de nulle part, surgit un aigle noir
Haïkaïs du dix février, deuxième
Des mots trop Lourds
Jetés sur le papier blanc
Une liberté
Non Je ne sais pas
Si j'écrirais encore
Quelques trucs nouveaux
Le mot qui vient là
Et puis l'autre qui le suit
Pas vraiment choisis
C'est ma manière
De pouvoir faire mes choix
Dans un poème court
Paris 10 février 2019
Haïkaïs de la saint valentin
Je t’aime dit-il !
Elle lui répondait : Moi aussi !
Deux saints valant un
Monsieur Valentin
Qui tient son grand magasin
Ce quatorze du mois
J’entendais dire
Que pour deux seins valant teint
Il n’y a qu’un amour
Comme exercice
Vous tentez de faire l’amour
Quelques fleurs données
L’amour de ma vie
C’est cette chose évidente
Mais trop mal aimée
Aujourd’hui qui vient
Ces hiers qui étaient bien là
Et l’amour toujours
Paris 14 février 2019.... La saint valentin
Haïkaïs du 25 février 2019
Février finit
Déjà le mois de mars qui vient
Avec le printemps
Temps beaucoup trop chaud
Et sans les pluies absentes
Le climat change
J’aime bien ce temps
Celui-là qui est très doux
Mais ça m’inquiète
Pours les prédictions
Le pire nous est annoncé
Mais on verra bien
Paris le 25 février 2019
Haïkaïs du 26 février
Un jour qui nous vient
Puis un autre qui le suit
Les jours qui passent
Là ! Je lis parfois
Des poèmes assez cruels
Un mal de vivre
Je me dis aussi
Que la douleur elle est là
Dans toutes les vies
Le chien du hasard
Qui mordait notre présent
C'était poésie
Paris le 26 février 2019
Haïkaïs de la fin février
Vingt huit, c’est la fin
De ce court mois de février
Demain, mois de mars
Je vois ce temps chaud
Qui se rafraichit beaucoup
Enfin du temps froid
Le printemps qui vient
Dans ce nouveau mois de mars
J’aime le printemps
Non je ne sais pas
Où était ce temps d’hiver
Qui est du passé
Paris le 28 février 2019
Encore des Haïkaïs en mars
Hier qui passe là
Demain qui nous arrive
Et ses quelques riens
Poète dites-vous?
Mais parfois si fragile
Un manque de foi
Il y a ce rien
Dans la confiance en soi
Douter de l'autre
L'imbécile en moi
Il sait aussi celui-là
Qui a sa vraie peur
Un poème s'écrit
Avec ses milliards de mots
Toujours incompris
Cet amour pour soi
La crainte de se croire
Aussi très mauvais
Paris le 15 mars 2019
J'avais lu dans mes années 70 un gars du mouvement Oulipo qui avait fabriqué une machine avec 14 vers rimés mis en lamelles avec des rimes correspondante soient 50 page de ces lamelles ça doit faire une combinaison de 50-14 soit 50 ! X14 ! Divisé par (50-14) tout ça ça doit donner
7,127678059720747874192719872e+33 ce qui est loin de nos milliards des poèmes
Haïkaïs du 17 mars
Je ne sais pas trop
Certains mettent du hasard
Dans leurs poèmes
Puis à vrai dire
Je ne suis pas sûr du tout
Sur les choix donnés
Les enfants parfois
Ne comprennent pas toujours
Le sens de leurs mots
Gazouillis d'oiseaux
Est-ce bien poétique aussi ?
Pas écrits pourtant !
Ce jour le dix-sept
C'est l'anniversaire
Mon frère Xavier
Je ne compte plus
Tous ces ans qui repassent
Frangin ! C'est ta vie !
Paris le 17 mars 2019
Des Haïkaïs, pour ce temps de mars
Le printemps qui vient
Bientôt c'est la pâque
Les fleurs prolifèrent
Soleil levé tôt
Et la nuit qui nous tombe
Vers les sept heures
Pour faire juste
Un changement dans les mots
ça te fait plaisir
Soleil levé tôt
Et la nuit qui nous tombe
Vers dix-neuf heures
C’est l'Heure d'hiver
Je m'y habitue vraiment
Et pourquoi changer
Quelques petits riens
Dans tous nos choix du printemps
Semer des graines
Fait-il chaud ou froid ?
Là ! Je ne sais pas vraiment
Chauffage dingue
Avec ce temps là
Je me dis en moi-même
Bruno tu vieillis
Mon seul vécu
C'est toutes ces emmerdes
De cet âge mûr
Paris le 22 mars 2019
Encore des Haïkaïs
Ce temps qui passe
Pendant tout ce mois de mars
Des riens s'amassent
J'ai mon regard
pour les mots qui sont choisis
Et les images
La chose simple
C'est d'entendre le rythme
Des mots qui sont dits
Il n'y a pas plus
Et il n'y a aussi pas moins
Que mes propres mots
Mars est déjà vieux
Que dire d'avril qui vient
Sinon c'est Pâques
Ce soir j"écoute
Des vieux enregistrements
Mais qui sont très beaux
Paris le 23 mars 2019
Haïkaïs d’un dimanche
Muet incompris
Le silencieux qui se tait
Se moque du bruit
Grenade des mots
Celles qu’on balance parfois
Mots Trop agressif
Le Poème si doux
Une vérité à dix sous
Et un rire fou
Il ne savait pas
S’il faillait redire tout
Ou tout refaire
Un tout petit peu
Dans ce presque-rien-du-tout
Pourtant c’est précieux
Ce chien noir qui dort
Tandis qu’un chat gris chassait
Chagrin des souris
Pour la lumière
Il faut savoir bien choisir
Quand se reposer
Paris le 24 mars 2019
Encore des Haïkaïs du vingt-sept mars
Le temps qui passe
Des histoires racistes
Des Roms incompris
Des fois, je n’aime pas
Voir certaines histoires
Comme de la haine
Non ! Je ne sais pas
Choisir entre mes amis
Et tous les autres
Là ! J'entends parler
De la grosse pollution
Par les plastiques
La morale nous dit
Cela ce n'est pas très bien
Reste à faire
Les bonnes idées
Non ! Ça met beaucoup de temps
Mais c'est à voir
T'a pas cent balles
Je te vendrais facilement
Toutes mes merdes
Pour les plastiques
Quarante ans de folie
Et un tas énorme
Le Soleil, le jour
Et la Lune qui brille
Pendant la nuit
Miracles des mots
Parfois de ces petits riens
Qui nous parlent
Une abeille
Qui tournoie et se pose
Sur la fleur blanche
Paris le 27 mars 2019

