PA
passant

Il y a deux rives.
La rive droite et la rive gauche
Entre, il y'a les ponts.

VI
Victor

Là ! Juste Silence
Être ou ne pas être
Un sacré bavard

PA
passant

Du vent, il fait froid
Mais certaines fleurs aiment le froid.
Penser aux Iris.

VI
Victor

Voilà la Toussaint
Une période assez sinistre
Que je n'aime pas trop

VI
Victor

Tout ce silence
Il me convient assez bien
Une paix tranquille

PA
passant

L'automne, chute des feuilles.
Le vent pousse les nuages gris,
La grisaille s'installe.

VI
Victor

Un grand silence
Aussi savoir se taire
Et vous ! Où êtes-vous ?

avatar
macland

Aujourd'hui tu es sorti de chez toi,

Sereinement, comme si je n'existais pas.

Être confiné c'est compliqué,

Quelle perte de temps d'être enfermé...

Tu vas croiser des connaissances,

Ils ne toussent pas, ils vont bien,

Il n'y a pas de mal à serrer leurs mains.

Quelques accolades, tu plaisantes,

Puis tu t'en vas retrouver les tiens.

Tu ne me vois pas, tu ne me sens pas,

Pourtant tu m'as ramené avec toi.

Au milieu de ta famille,

Je choisis tranquillement mon nid...

J'attaque au bout de quelques jours,

Ta femme est épuisée, son corps est lourd.

Rien d'alarmant penses-tu,

C'est un coup de froid rien de plus.

J'ai lancé la fièvre et la toux,

Mais tu restes aveugle et sourd.

De l'intérieur je contrôle tout,

Comme un magicien je vais te faire un tour...

Regarde la, elle suffoque, elle s'étouffe,

Elle panique, elle souffre,

Tu contactes les secours,

Sans comprendre que c'est son tour !

A l'hôpital je suis un Roi,

Ici, on ne parle que de moi,

Ils me craignent tous, je le sais,

Soignants, soignés, je les ai tous terrorisés !

Ta femme est de plus en plus faible,

Mais pas de moyens, pas de places,

Pas de respirateurs, pas de masques.

Pas de soutien, pas de famille

Elle gît seule au fond de son lit.

Je sens bien qu'elle a peur, elle pleure,

Elle a froid, elle se sent seule,

Il fait noir, elle vous dit qu'elle vous aime.

Elle s'endort,

J'attaque plus fort !

Tout s'enchaîne,

Cent battements, cinquante, vingt et puis plus rien....

J'ai décidé, pour elle aussi, le sommeil sera éternel.

Tu n'as pas pu lui dire au revoir,

Comme tous les autres, je l'ai emportée dans le noir.

Il n'y aura plus jamais de prochaine fois,

Tu étais pourtant prévenu, tu crois pas ?

Je m'appelle Covid-19 et ce soir avec ton aide j'ai tué ta moitié !

Toi, il ne te reste que tes yeux pour pleurer...

Elodie Schultz ~

PA
passant

macland
Aujourd'hui tu es sorti de chez toi,


Sereinement, comme si je n'existais pas.


Être confiné c'est compliqué,


Quelle perte de temps d'être enfermé...


Tu vas croiser des connaissances,


Ils ne toussent pas, ils vont bien,


Il n'y a pas de mal à serrer leurs mains.


Quelques accolades, tu plaisantes,


Puis tu t'en vas retrouver les tiens.


Tu ne me vois pas, tu ne me sens pas,


Pourtant tu m'as ramené avec toi.


Au milieu de ta famille,


Je choisis tranquillement mon nid...


J'attaque au bout de quelques jours,


Ta femme est épuisée, son corps est lourd.


Rien d'alarmant penses-tu,


C'est un coup de froid rien de plus.


J'ai lancé la fièvre et la toux,


Mais tu restes aveugle et sourd.


De l'intérieur je contrôle tout,


Comme un magicien je vais te faire un tour...


Regarde la, elle suffoque, elle s'étouffe,


Elle panique, elle souffre,


Tu contactes les secours,


Sans comprendre que c'est son tour !


A l'hôpital je suis un Roi,


Ici, on ne parle que de moi,


Ils me craignent tous, je le sais,


Soignants, soignés, je les ai tous terrorisés !


Ta femme est de plus en plus faible,


Mais pas de moyens, pas de places,


Pas de respirateurs, pas de masques.


Pas de soutien, pas de famille


Elle gît seule au fond de son lit.


Je sens bien qu'elle a peur, elle pleure,


Elle a froid, elle se sent seule,


Il fait noir, elle vous dit qu'elle vous aime.


Elle s'endort,


J'attaque plus fort !


Tout s'enchaîne,


Cent battements, cinquante, vingt et puis plus rien....


J'ai décidé, pour elle aussi, le sommeil sera éternel.


Tu n'as pas pu lui dire au revoir,


Comme tous les autres, je l'ai emportée dans le noir.


Il n'y aura plus jamais de prochaine fois,


Tu étais pourtant prévenu, tu crois pas ?


Je m'appelle Covid-19 et ce soir avec ton aide j'ai tué ta moitié !


Toi, il ne te reste que tes yeux pour pleurer...


Elodie Schultz ~

Cela ressemble à la morale de la chanson: Sur le pont de Nord. Il fallait pas y aller.

VI
Victor

Je ne suis pas trop content
Il fait nuit assez tôt
Vers cinq heure et quart

avatar
macland

Trouvé sur Facebook: Poèmes Victor
Me retourner
Le jour approche
La vie est moche
Une valise et ma télé,
C’était le dernier tour de clé
Je n’ose pas me retourner,
Ils ont dit je serai bien
Mais je ne reverrai plus mon chien
Quelques bribes du passé
Accrochés sur ces murs peints,
Les enfants sont ravis
Plus de craintes ni d’ennuis
Bien installé dans cette serre
Les bras croisés on me sert,
Les soignants sont patients
Cajolé comme un enfant
À quatre fois vingt ans
On est plus sur le même banc,
Le docteur me dit toujours
Votre cœur est une horloge
À quoi servent ces éloges
Je déteste son discours,
La nuit je rôde dans les couloirs
Pour effacer mes idées noires
Ce sommeil que j’aimais tant
Un ennemi au fil du temps,
L’heure du repas tous impatients
Mes dents fixées je suis armé
Pas un mot un sifflement
Ne se détache de ces gourmands,
Des souvenirs sans fond
Tapissent mes jours
Garnissent mes nuits
Un remède à la mélancolie,
La lumière est mon repère
Le soleil ma vitamine
Je m’éteins quand vient la nuit
Comme cette télé qui m’ennuie.
Zabatt Victor

VI
Victor

Je m'asseyais
je comptais sur mes doigts
Et j'arrêtais à Dix

PA
passant

Soleil pas trop chaud
Just' ce qu'il faut: être bien.
Hum…! Respiration.

VI
Victor

Le jour qui nous vient,
Et tous les jours qui passent...
Pour demain, je ne sais pas !

PA
passant

La mort, et après...
Seule nouvelle, reste les os
Témoins d'une vie.

PA
passant

Regarder au loin...
Se rapprocher. Que voit-on?
Des choses différentes.

VI
Victor

Le silence vécu
Et toutes ses choses vues
la vie qui s'absente

VI
Victor

Des tercets...

Question très idiote...
Combien y aura-t-il d'humains
Sur cette petite terre?

Je ne sais pas demain
Mais je sais trop d'histoires
Avec le fric et ses folies

J'aimerais imaginer
Un monde qui soit plus simple
Du partage entre égaux

Les egos c'est des mondes divers
Les hommes naissent et meurent égaux
Il n'est pas dit que l'égo soit vous

Ce silence celui qui nous prends
Quand nous envisageons parfois
Des questions mal comprises

Un jour qui vient je mourrais
je ne sais pas vraiment après
Mais j'imagine plein de choses

J'aime bien la nature
Mes azalées qui sont en fleurs
En ce début décembre

Pour Noël qui nous vient
Je sais bien des absences
Et pas que dans ma famille

Les histoires de la foi
C'est pas des histoires socialistes
Les prédicateurs, ils ne partagent pas

Vous savez ! Je me méfies aussi
De tous ces cinglés médiatiques
Qui nous imposent leurs mondes

Oui ! Les choses les plus simples
Elles sont très proches du présent
Avec une vérité qui nous est commune

Victor Paris le 4 décembre 2020

PA
passant

Du givre sur la tête
Ce blanc au sommet de l'âge
Après tant de marches.

VI
Victor

Un Triolet

Prévoir demain qui vient
Mais ne rien vous dire de plus
Et rester plein de questions

Victor Paris le 30 décembre 2020

PA
passant

La feuille tombe dans l'eau
Emportée par la rivière
Elle va à la mer.

VI
Victor

Janvier bien trop frais
C'est parait il norma! ?
La fraicheur de ces jours

PA
passant

La lune pleine éclaire.
Je vois mon ombre sur le sol,
Avec elle, je danse.

PA
passant

Joie de la rencontre.
Le temps passe, la joie s'attriste.
La peine nous sépare.

VI
Victor

Un silence en moi
Ne plus rien vous dire
un désir de paix

PA
passant

Début de la nuit.
Sur ma gauche le lune se lève
Sur ma droite, demain.

VI
Victor

J'écoute ma radio
ça nous parle de ce monde
Qui bavarde beaucoup

VI
Victor

En science le concept de la vérité
Il est parfois mal compris
Certains, lui préfèrent l'acceptable

VI
Victor

Je me tais ! Dit il...
Un peu d'ironie mordante
Le faisait sourire

PA
passant

Ecouter la pluie.
Sentir l'herbe fraîchement coupée.
Regarder les fleurs.

PA
passant

Le murmure des arbres,
Pas loin, les abeilles bourdonnent.
Plouf! fait un poisson.

VI
Victor

Je me disais
En vous lisant là ici !
C'est la vie qui va...

Peut être bien aussi
Que la réalité n'est pas sympas
Trop de choses mal vécues

Les temps qui viennent
Ce sont des temps très durs
Nos enfants auront mal

PA
passant

Victor
C'est la vie qui va...
réalité

Ré-alité non, toujours debout... Hi hi!

VI
Victor

Compter sur ses doigts
Ou bien penser quelque fois
à des myriades de choses

VI
Victor

le silence des mots
Face a un monde compliqué
Savoir lire tous

VI
Victor

Parfois je me dis aussi
En vous lisant sur le site
Le vrai, ça reste tout ce monde

PA
passant

Silence... plus de voix.
Chut. La clepsydre ne goutte plus.
Suspens... on attend.

VI
Victor

Ce temps qui va et qui change
Qu'est ce ce donc vraiment ?
Je sais plein d'histoires diverses...

Un jeune enfant très ordinaire
celui qui nous regarde vivre
et qui se pose des questions

PA
passant

Des branches, les fleurs tombent.
L'enfant pleure, il prend les fleurs
Les pose sur les branches.

PA
passant

Des fleurs encore rouges
Puis là des haricots verts.
L'hirondelle tridule.

PA
passant

Pluie dans la forêt.
Jaunes, les feuilles mortes jonchent le sol
Non loin, un rapace.

VI
Victor

Des fois je me tais
Parce que j'en ai envie
Et que j'apprécie beaucoup

VI
Victor

une petite chose
Vous voir sur le site
Et aussi vous lire

PA
passant

Visage poétique.
Les larmes coulent comme un ruisseau
Sous l'arc des sourcils.

PA
passant

Maisons de village
Dans la vallée enneigée,
Un joli tableau.

PA
passant

Loin elle est partie.
Attente, elle ne revient pas.
La tristesse me gagne.

VI
Victor

le temps qui passe
Ne plus savoir vraiment
Ce que l'on a appris

PA
passant

Vient le vent doré,
Tu traverses la Voie Lactée
Pour voir la Rosée.

VI
Victor

sil y avait que cette chose
Comme le savoir vivre
Peut être alors serais-je mort

VI
Victor

Le temps qui passe
Et toutes les choses vécues
Parfois la vie, elle s'en fout