Aujourd'hui tu es sorti de chez toi,
Sereinement, comme si je n'existais pas.
Être confiné c'est compliqué,
Quelle perte de temps d'être enfermé...
Tu vas croiser des connaissances,
Ils ne toussent pas, ils vont bien,
Il n'y a pas de mal à serrer leurs mains.
Quelques accolades, tu plaisantes,
Puis tu t'en vas retrouver les tiens.
Tu ne me vois pas, tu ne me sens pas,
Pourtant tu m'as ramené avec toi.
Au milieu de ta famille,
Je choisis tranquillement mon nid...
J'attaque au bout de quelques jours,
Ta femme est épuisée, son corps est lourd.
Rien d'alarmant penses-tu,
C'est un coup de froid rien de plus.
J'ai lancé la fièvre et la toux,
Mais tu restes aveugle et sourd.
De l'intérieur je contrôle tout,
Comme un magicien je vais te faire un tour...
Regarde la, elle suffoque, elle s'étouffe,
Elle panique, elle souffre,
Tu contactes les secours,
Sans comprendre que c'est son tour !
A l'hôpital je suis un Roi,
Ici, on ne parle que de moi,
Ils me craignent tous, je le sais,
Soignants, soignés, je les ai tous terrorisés !
Ta femme est de plus en plus faible,
Mais pas de moyens, pas de places,
Pas de respirateurs, pas de masques.
Pas de soutien, pas de famille
Elle gît seule au fond de son lit.
Je sens bien qu'elle a peur, elle pleure,
Elle a froid, elle se sent seule,
Il fait noir, elle vous dit qu'elle vous aime.
Elle s'endort,
J'attaque plus fort !
Tout s'enchaîne,
Cent battements, cinquante, vingt et puis plus rien....
J'ai décidé, pour elle aussi, le sommeil sera éternel.
Tu n'as pas pu lui dire au revoir,
Comme tous les autres, je l'ai emportée dans le noir.
Il n'y aura plus jamais de prochaine fois,
Tu étais pourtant prévenu, tu crois pas ?
Je m'appelle Covid-19 et ce soir avec ton aide j'ai tué ta moitié !
Toi, il ne te reste que tes yeux pour pleurer...
Elodie Schultz ~
macland
Aujourd'hui tu es sorti de chez toi,Sereinement, comme si je n'existais pas.
Être confiné c'est compliqué,
Quelle perte de temps d'être enfermé...
Tu vas croiser des connaissances,
Ils ne toussent pas, ils vont bien,
Il n'y a pas de mal à serrer leurs mains.
Quelques accolades, tu plaisantes,
Puis tu t'en vas retrouver les tiens.
Tu ne me vois pas, tu ne me sens pas,
Pourtant tu m'as ramené avec toi.
Au milieu de ta famille,
Je choisis tranquillement mon nid...
J'attaque au bout de quelques jours,
Ta femme est épuisée, son corps est lourd.
Rien d'alarmant penses-tu,
C'est un coup de froid rien de plus.
J'ai lancé la fièvre et la toux,
Mais tu restes aveugle et sourd.
De l'intérieur je contrôle tout,
Comme un magicien je vais te faire un tour...
Regarde la, elle suffoque, elle s'étouffe,
Elle panique, elle souffre,
Tu contactes les secours,
Sans comprendre que c'est son tour !
A l'hôpital je suis un Roi,
Ici, on ne parle que de moi,
Ils me craignent tous, je le sais,
Soignants, soignés, je les ai tous terrorisés !
Ta femme est de plus en plus faible,
Mais pas de moyens, pas de places,
Pas de respirateurs, pas de masques.
Pas de soutien, pas de famille
Elle gît seule au fond de son lit.
Je sens bien qu'elle a peur, elle pleure,
Elle a froid, elle se sent seule,
Il fait noir, elle vous dit qu'elle vous aime.
Elle s'endort,
J'attaque plus fort !
Tout s'enchaîne,
Cent battements, cinquante, vingt et puis plus rien....
J'ai décidé, pour elle aussi, le sommeil sera éternel.
Tu n'as pas pu lui dire au revoir,
Comme tous les autres, je l'ai emportée dans le noir.
Il n'y aura plus jamais de prochaine fois,
Tu étais pourtant prévenu, tu crois pas ?
Je m'appelle Covid-19 et ce soir avec ton aide j'ai tué ta moitié !
Toi, il ne te reste que tes yeux pour pleurer...
Elodie Schultz ~
Cela ressemble à la morale de la chanson: Sur le pont de Nord. Il fallait pas y aller.
Trouvé sur Facebook: Poèmes Victor
Me retourner
Le jour approche
La vie est moche
Une valise et ma télé,
C’était le dernier tour de clé
Je n’ose pas me retourner,
Ils ont dit je serai bien
Mais je ne reverrai plus mon chien
Quelques bribes du passé
Accrochés sur ces murs peints,
Les enfants sont ravis
Plus de craintes ni d’ennuis
Bien installé dans cette serre
Les bras croisés on me sert,
Les soignants sont patients
Cajolé comme un enfant
À quatre fois vingt ans
On est plus sur le même banc,
Le docteur me dit toujours
Votre cœur est une horloge
À quoi servent ces éloges
Je déteste son discours,
La nuit je rôde dans les couloirs
Pour effacer mes idées noires
Ce sommeil que j’aimais tant
Un ennemi au fil du temps,
L’heure du repas tous impatients
Mes dents fixées je suis armé
Pas un mot un sifflement
Ne se détache de ces gourmands,
Des souvenirs sans fond
Tapissent mes jours
Garnissent mes nuits
Un remède à la mélancolie,
La lumière est mon repère
Le soleil ma vitamine
Je m’éteins quand vient la nuit
Comme cette télé qui m’ennuie.
Zabatt Victor
Des tercets...
Question très idiote...
Combien y aura-t-il d'humains
Sur cette petite terre?
Je ne sais pas demain
Mais je sais trop d'histoires
Avec le fric et ses folies
J'aimerais imaginer
Un monde qui soit plus simple
Du partage entre égaux
Les egos c'est des mondes divers
Les hommes naissent et meurent égaux
Il n'est pas dit que l'égo soit vous
Ce silence celui qui nous prends
Quand nous envisageons parfois
Des questions mal comprises
Un jour qui vient je mourrais
je ne sais pas vraiment après
Mais j'imagine plein de choses
J'aime bien la nature
Mes azalées qui sont en fleurs
En ce début décembre
Pour Noël qui nous vient
Je sais bien des absences
Et pas que dans ma famille
Les histoires de la foi
C'est pas des histoires socialistes
Les prédicateurs, ils ne partagent pas
Vous savez ! Je me méfies aussi
De tous ces cinglés médiatiques
Qui nous imposent leurs mondes
Oui ! Les choses les plus simples
Elles sont très proches du présent
Avec une vérité qui nous est commune
Victor Paris le 4 décembre 2020
