Grand, devient petit,
C'est alors toujours la fin,
Fin d'une lumière.
Lumière et lumières,
Lumière connue, inconnues.
Une paléo-lux.
E-clair-e
Fiat Lux! Dit-il songeur...
En allumant sa lampe
Dans la pièce sombre
D'idées en idées
Est connu son âge sa taille
Son poids. L'Univers.
Il y a du chaud
Et puis il y a du froid.
Une moyenne existe.
Transition des ères.
Ere lumière puis ère matière
Dans une expansion.
Il y a matière
Et puis matière et matière,
Connue, inconnue.
Voit-on ce qu'on voit.
Parfois oui et parfois non.
Attention, mirages.
Zut, tout est fermé.
Bon, je vais attendre alors
Attendre l'ouverture.
C'est l'ouverture de la saison d'hiver
Le ski, la glace et la neige sont là
Pour chaleur et lumière encore du temps
Silencieusement
Une implicite traversée.
Le reste inconnu.
Chacun son mouvement
Mouvement aux autres mouvements.
Un mouvement d'ensemble.
Remonter au loin
Remonter à la naissance,
Savoir d'où l'on vient.
Remonter le temps
Au temps zéro, l'unité.
Coller la brisure.
Au bout du voyage
Que verrais-je dans le plasma...
Peut-être "ma place".
L'endroit et l'envers
Les deux côtés de la chose.
Un tissage de l'un.
Placer dans l'absence
Une présence donnant le sens,
Le sens à l'absence.
Couleurs et couleurs.
Les unes peuvent-elles dire les autres...
Une façon de voir.
La simple couleur blanche
Unit tout le spectre visible
Ne dit-on pas ? Du bruit Blanc
Penser l'Univers,
Penser avant que la mort
Nous fasse dire: adieu.
Avant de laisser fermée la lumière
De tes deux grands yeux fatigués
Pense encore et toujours à ceux là
Haïkus de l'Aître des Neiges.
C'est ainsi pour eux
Cependant pourquoi ce trouble
A leurs habitudes...
Tisser ses vêtements,
Se rendre au labeur des champs,
Construire sa maison.
Faire ce qui fait
Continuer les habitudes,
Une question posée.
Faire ce qui est fait,
Continuer les habitudes.
Une question posée.
Espoir des hauteurs,
Un paysage hors du monde
Ouaté par la neige.
Les larmes du départ
Mais la joie de l'avenir.
Partir pour sa vie.
Une marche tranquille
En respirant la rivière
Et les arbres immenses.
Un long long chemin
Où pieds et pensées cheminent
Dans le paysage.
Monter et descendre
Mais il faut aussi dormir.
Ah!, là une maison.
A l'aube, le réveil.
Chacun s'occupe se prépare.
Un jour recommence.
Une répétition,
Répéter pour le spectacle,
Le spectacle de la vie.
Une marche brève
Devant des rochers lissés,
Lissés par les siècles
Une étendue verte
Ponctuée de fleurs jaunes et blues,
Plus haut, de la neige.
Tableau et dessins.
Le regard découvre les formes
Au pli Ciel et Terre.
Une petite tâche jaune-rouge
Dans un espace uniforme gris
Déjà un tableau, Alors vous signez
Un bruit doux des voix
Mêlé au bruit du repas
Sous les yeux rieurs.
Rideau soulevé
Sur une grande pièce décorée.
Un doux parfum flotte.
Une simplicité
Mais dans le lieu clair obscur
Une joie cicule.
Lumière et pleine lune,
Une senteur émane d'un feu.
Un silence serein.
Tant et tant. Aller.
Chemins, voyages, aventures.
Energie et sens.
Un regard sur l'eau.
Les gouttes rejoignant la mer
Emportent les pensées.
Le flocon de neige
Se fondant dans l'eau du lac,
Une image d'amour.
L'impétueux torrent
Reflet d'une eau blanche et froide
Finit calme et bleu.
Regard sur les autres
Puis petit jeu des regards.
Des éclats de rire.
Ombre du nuage
Sur un sol de terre et pierres.
Repère pour l'Abra.
Le son d'une voix
Frôlant le bois des grands arbres
Comme l'eau frôle la pierre.
Vivre içi ou là,
Choix de rester ou partir.
Regarder le temps.
Une recherche de l'or
Que l'eau dépose dans le fond
Tout près du rivage.
Une grande fête donnée
Et départ pour la montagne.
Direction. Les lacs.