Haïkaïs onze février
En ce matin là
Levé tôt vers quatre heure
Panne de sommeil
J'aime bien aussi
ce petit matin calme
et qui est sans bruit
Quoique les camions
Déchargent vers six heures
Les marchandises
En attendant le jour
Pris mon petit déjeuner
Avec du café fort
Paris du matin
Si tranquille si calme
la rumeur viendra
Puis je me suis dis
Profite donc du silence
Pour écrire haïku
une mobylette
Qui passe, moteur hurlant
Un gars très pressé
Me décide alors
De chanter la vie qui va
Et celle qui vient
Dans l'antiquité
Les livres étaient rouleaux
Livres déroulés
le temps qui passe
C'est bien du même style
Un bobino lu
Dans un seul livre
Toute une histoire
Et une seule
Parfois on voit là
Ou bien là-bas, très, très loin
Choses inédites
le vrai but en Art
Consiste à disperser
Notre lumière
pour un livre lu
Il reste des myriades
Encore non-lus
Un pizicatti
Sur ce violon du jour
Avant ce concert
La grosse caisse
Pour l'ambiance folle
Concert de rock
Ce musicien là
Alterne entre les deux
Classique et rock
Un concert ouvert
A toute les musiques
Du monde vivant
Les tonalités
Du blues et du classiques
Et altérations
Mon cœur me dicte
Des rythmes et des babillages
Est-ce musique ?
toutes les histoires
De martiens que connaissons
Ce sont des mythes
Dans notre passé
Tous ceux là et très lointains
Restaient inconnus
Dans ce ciel là haut
Ils sont là, bien plus nombreux
Que nos fantasmes
En y songeant bien
Nous passerons là sans les voir
Comme des fourmis
Il me vient souvent
L'extraordinaire rêve
De parler dauphin
Peut être même alors
Que nous passons très à coté
De la terre vive
Petit matin gris
Avec de la lumière cachée
Qui est là aussi
Mois de février
Bientôt mars qui attaque
Avec giboulées
Me suis levé tard
Mais j'avais bien assez chaud
Dans mon petit lit
Il me vient souvent
Des souvenirs d'un passé
Qui est dépassé
Solitaire certes
Mais resté encore vivant
Moi! Rien qui survit
L'eau qui coule là
Déjà demain une autre
Mais différente
au début source
Puis rivières et fleuves
Pour finir en mer
Une goutte là
N'est jamais que ce rien
Qui fait le grand tout
La pluie qui tombe
Et qui clapote dans ma rue
Joue sa musique
L'eau est un trésor
Celui de la nature donnée
c'est a protéger
Être utile
Mais pourquoi donc alors
Se croire rare
l'Innocente vie
Et les choses à savoir
Pour survivre
Dans ce monde là
Quelle est le prix humain
Pour tous les vivants
Y-a-t-il? Vraiment
Quelqu'un ou bien quelqu'une
Pour nous protéger
Quand tous nos rêves
Virent aux cauchemars
Alors le pire
Non! Je ne sais pas
Si je vous aiderais
Vous restez aimé
Ce bonheur vécu
Qui permet de supporter
Toutes les horreurs
La lâcheté
Toutes celles des pouvoirs
Devant ce monde
Je ne donne pas
De grands crédits aux fous
Qui sont pyromanes
Je songe parfois
A des paradis très naïfs
Et aux enfers vus
Le soleil radieux
Dans ce matin de mars froid
Giboulées passent
Pas vraiment très chaud
J'ai ressorti mes plantes
Mais va-t-il geler ?
je vieillis un peu
Avec tous mes petits soucis
Mes joies et peines
Lumières de Mars
Ce sont les seules ici
Resté bien trop seul
Quelques bons amis
Et la vraie fiction de vivre
Mais où sont-ils donc
Un petit confort
Petite vie sans remords
Un silence de mort
ça va et ça vient
Pour certains l'apocalypse
Pour moi la tendresse
Il jouait piano
Debout, un détail pour vous
Mais elle l'écoutait
Aux bords de la mer
Les moutons qui s'amoncelaient
soient blancs ou bien noirs
Je me souviens bien
Des sirènes du port lointain
D'Alexandrie
Je t'aime, oui je t'aime!
C'est sans concessions aucune
moi non plus, je vais...
Dans le porcs rose
Il y a des côtes que j'aime
Et malins gourmands
Me voyais déjà
Tout en haut de la fiche
En caractère noirs
Les keufs et les meufs
Sur un vieux vinyles pourris
D'un passé ringards
Je me souviens bien
De Dorothée et de Babar
Mais pas de vous-même
Voici le huit mars
La journée de la femme
Et bonne fête
Une fois par an
Madame est la reine
et pour le reste
J'aime bien une
Car elle me suffit toujours
La Femme? Sais pas
Bien que solitaire
Il me vient tout ce désir
Parce que c'est elle
Les belles dames
Qui sont nues dans des images
Elles sont trop tristes
La libération
De la femme fut lente
Furent absentes
Demain neuf mars
On passe à d'autres choses
La journée d'après
Haïkaïs encore suite
Hier était doux
Ce matin, c'est la fraicheur
Mars contrasté
J'ai quelques ennuis
Ceux de mon quotidien
Pas très rigolo
Pour tout vous dire
Ces emmerdes m'agacent
Mais c'est ma vie
Matin très calme
Pris une douche de tête
Effervescence
Les nuages cachent
Le soleil brille là-haut
On ne le voit pas
Hier pour la Femme
Aujourd'hui je ne sais pas
Voir calendrier
Haïkaïs d'un printemps
Matin ou hier
Ils se ressemblent tous
Pourtant bien dormi
Printemps précoce
car Il fait soleil et doux
ça change vite
Enlevé mon chandail
puis je l'ai aussi remis
Comment s'habiller
Le temps est lumineux
Et aussi très variable
C'est le mois de mars
peut être plus froid
Mais c'est normal en mars
Chaud, froid puis chaud
Pour cette année
Pas vu neige à Paris
Mais quelques flocons
Les optimistes
ils ne voient que le printemps
Les autres le gel
Mes plantes dehors
Elles supporterons le froid
Je croise les doigts
