Haïkaïs des lumières
La chandelle qui luit
Une flamme qui bouge
Avec ses ombres
salle très sombre
Avec un clair-obscur
Lumières faibles
La fée électrique
Qui nous permet de voir
toutes les nuances
J'ai encore chez moi
Des lampes à pétroles
Des objets anciens
Soleil de l'été
Puissant et aussi très chaud
La canicule
Soleil d'automne
Avec ses rayons dorés
Et des raisins mûrs
Soleil de l'hiver
Jaune pâle et neutre
Les glaces blanches
Soleil de printemps
Intermittences du temps
Avec giboulées
Haïkaïs de Juillet-Août
Parfois se taire
Et ne rien vouloir dire
Un bon silence
Dans la lumière
De cet été qui passe
Chaleurs oubliées
Soleil qui est là
Frère rieur du ciel
As-tu ton temps chaud ?
Car il paraitrait
Que ce mois d'août arrive
Et il vient bientôt
Une période
Pour le ciel, les étoiles
A la saint Laurent
La vacance vraie
Comme un vide vécu
Dans une vie agitée
La canicule
Juste une étoile
Et c'est Sirius
Haïkaïs de début août
Paris premier jour
De ce mois d'août qui vient
Et juillet finit
Levé tôt matin
Couché tôt hier au soir
Ce matin est beau
La moitié déjà
Pour les vacances d'été
Rentrée septembre
La chaleur poisse
Mais reviendra-t-elle en août
Je ne le sais pas
Et un grand manque
De pluies douces attendues
L'été reste sec
Haïkaïs de fin août
Un mois qui s'en va
Septembre qui arrive
Rentrée et la pluie
Quelques choses meurt
Période de la fin aout
L'été qui finit
Je vois ma voisine
Avec ses cinq ans sonnés
Pour sa vie qui vient
Ne me parlez plus
Des rêves de l'enfance
Les siens sont banals
Pourtant j'aimais bien
Ses regards très innocents
Passé qui change
vieux schnock je suis
Mais pour demain qui vient
Non! Je ne sais plus
Et quelques enfants
Qui feront quelques choses
Demain on verra
Septembre revient
Comme toutes les années
Du calendrier
Fruits et légumes
Malgré cette canicule
Ils sont plutôt chers
Haïkaïs en hommage à Georges Moustakis
Un pas, un chemin
Qui chemine et qui court
De ci et de là
Et une pierre
Ou bien quelques racines
Sur le chemin gris
Un enfant qui rit
Un vieillard qui lui sourit
C'est la vie qui va
Quelques Bons enfants
Qui chahutent et crient forts
Dans la cours grise
Le maitre sourit
car ce n'est pas très grave
Quelques égratignures
Enfant très sages
Et cancres indisciplinés
Qui font un monde
Les chemins donnés
Et toutes les directions
Autant de vécus
Un chien qui aboie
Et qui est aussi heureux
Il bat de la queue
Une jolie fleur
Que l'on cueille en passant
Sur le bord du chemin
Quelques bons sourires
Jolies femmes et vieux sages
La vie qui passe
Un rat, une ratte
Qui sont aussi bien là
Et on les voit bien
Un chat ronronne
Là dormant sur mes genoux
Car Il est heureux
Un Dieu, un diable
Dans un monde incroyable
Qui jouent encore
Un pas un autre
Sur nos longs chemins vécus
Quelques racines
Merci Moustakis
Juste pour cet emprunt
Des eaux de mars
Haïkaïs de la vie qui passe
De la pure joie
De ces riens abandonnés
Par des Moineaux gris
Cet oiseau pépie
Dans toute sa poussière
On ne le voit plus
Rossignol du soir
Qui chante fort dans la nuit
Qui tombe ici
Et quelques merles
ils me provoquent aussi
je sifflote parfois
Le chant de la vie
Dans les bourdonnement
Des abeilles sages
Quelques fleurs jaunes
Et des fleurs toute rouge
Font un bouquet
Les lumière d'été
Celui ci finit déjà
De bonnes fraicheurs
Les nuits rallongent
La lumière qui décroit
La saison change
La tendresse donnée
Quelques mots très simples
Et c'est toujours beau
