j'ai parlé des résultats concrets de la théorie en mathématique, et des problèmes expérimentaux, mon opinion est bien plus nuancée ![]()
Ca me vexe quand même... je me casse les doigts à rédiger un poste de plusieurs paragraphes, et on ne prend même pas le temps de le lire. Et je ne participerai pas à un autre débat "bateau" et classique sur la théorie des cordes.
Puis les cordes ça me rappelle les matrices de Heisenberg dans les années 20-30,elles permettaient de décrire des états quantiques mais pas de calculer, ni de prédire quoi ce soit... Ceci avant que Schrodinguer trouve une équation plus simple... Les matrices d'Heisenberg décrivent des systèmes quantiques mais seule l'équation de Schrodinguer permet de comprendre en décomposant le problème
N'importe quoi...
Bon Victor faudrait que tu arrêtes d'étaler ce que tu crois savoir, alors que ce sont des grosses bêtises.
La mécanique des matrices est une formulation équivalente de la mécanique ondulatoire. Les deux théories sont pareilles, cependant, dans les années 30, les matrices ne sont pas des objets couramment utilisées par les physiciens, qui préfèrent des équations différentielles.
Cependant, la mécanique des matrices a inspiré Dirac dans l'écriture des l'équation relativiste. Par ailleurs, elle se généralise facilement en terme de ket, bra, crochet de Lie (Poisson), Lagrangien (qui sont plutôt propres à la théorie quantique des champs via la mécanique analytique, et la quantification canonique des équations).
Quand t'es pas sûr de toi, une petite recherche ne coûte rien, plutôt que poster à la va-vite, ça discrédite pas mal...
http://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9canique_matricielle
La mécanique matricielle est une formulation de la mécanique quantique construite par Werner Heisenberg, Max Born, et Pascual Jordan en 1925.
La mécanique matricielle est la première définition complète et correcte de la mécanique quantique. Elle prolonge le modèle de Bohr en décrivant la manière dont se produisent les sauts quantiques, en interprétant les propriétés physiques des particules comme des matrices évoluant dans le temps. Cette description est équivalente à la formulation en termes d'ondes de Schrödinger de la mécanique quantique, et est la base de la notation bra-ket de Paul Dirac pour la fonction d'onde.
Bien-sûr Victor...
Evidemment tu démontres encore que tu n'y connais rien en orbitale atomique... la solution pour l'atome d'hydrogène donne une infinité de vecteur propre dans un espace de Hilbert. Ils sont orthogonaux entre eux, et donnent ce que l'on appelle des orbitales atomiques. Certaines orbitales ont une symétrie sphérique (ex les orbitales 1s, 2s, 3s), d'autres ont moins de symétrie : (2p, 3d, 4f etc...). Ces orbitales existent aussi pour l'atome d'hydrogène (et ont des énergies différentes, sauf ceux qui ont le même numéro de couche, on appelle celles-ci des états dégénérés, et cette dégénérescence peut être levée avec un champ magnétique par exemple, doublement, triplement de raies en spectroscopie).
Pour détecter une particule, l'on ne cherche pas du tout à visualiser sa trajectoire...
C'est comme une balle de révolver, l'on ne voit pas la balle voyager à l'oeil nu, mais nous savons les effets que ça fait :
- détonation au moment du tir
- impact au moment de l'arrivée
Pour toutes les particules, nous faisons soit :
-
un bilan énergétique, en connaissant l'énergie des particules réagissant, s'il y a un manque d'énergie dans les particules finales, alors une particule a forcément été émise (Wolfgang Pauli a émis de cette manière l'hypothèse de l'existence du neutrino, qui se révèlera en fait être l'anti neutrino).
-
une détection, via un détecteur (chambre à bulle, compteur geiger, chambre à étincelle, etc...)
L'on en sait rien. Tout ce que l'on sait c'est que :
- les solutions des équations d'Einstein pour une masse à symétrie sphérique permettent l'existence d'un rayon dit de Schwarzschild en dessous duquel aucune géodésique n'en sort
- les solutions ne disent pas si un objet physique peut atteindre ce niveau de compactification
- ce rayon augmente proportionnellement à la masse (donc la densité équivalente diminue en inverse carré de la masse, si j'ai pas fait d'erreur de calcul)
Une fois la matière aspirée à l'intérieur du trou noir, les équations disent qu'elle continue jusqu'au centre, là où les équations d'Einstein cessent d'être valides, à la singularité.
Aucune équation d'état de la matière existe à ce niveau...
Il faut une théorie quantique de la gravitation pour le savoir.
Bah de toute manière, un trou noir, c'est pas un object qui créé plus de gravité qu'un autre object de même masse (ce que nombre de série télévisée font, à mon avis, malheureusement croire ; genre un épisode de StarGate dans lequel une étoile devient un trou noir au loin d'une planète et ça devient bizarement un aspirateur géant de matière et de temps aussi, par ailleurs. Mais bon ça reste sympa de nous avoir donner un aperçu de ce qui se passerait possiblement aux abords d'un tel object.)
Donc un trou noir qui aura avalé toute une galaxie courbera son espace temps lointoin de la même manière que tous les corps séparés que formaient la galaxie. Bref, un trou noir qui inverserait la tendance de l'univers à se dilater n'est pas près d'exister (enfin, j'imagine que c'est pas le fait d'avoir un trou noir géant qui changera la donne mais de connaître la quantité de matière initiale dans l'univers, si celui-ci arrête un jour de se dilater exponentiellement).
Zoharion
Bah de toute manière, un trou noir, c'est pas un object qui créé plus de gravité qu'un autre object de même masse (ce que nombre de série télévisée font, à mon avis, malheureusement croire ; genre un épisode de StarGate dans lequel une étoile devient un trou noir au loin d'une planète et ça devient bizarement un aspirateur géant de matière et de temps aussi, par ailleurs. Mais bon ça reste sympa de nous avoir donner un aperçu de ce qui se passerait possiblement aux abords d'un tel object.)
Bonsoir,
Cela m'etonne car au vue des images observées par "Chandra" je croi, on voie bien les etoiles en revolution autour du TN accelerer lorsqu'elles s'en approche.
Je trouve asser erroné l'appelation de trou noir, etoile noir serai plus approprié je pense car ca n'en reste pas moin une etoile qui certe a atteint une densité critique pour la lumiere et donc pour toute autre particule.
donc il n'existe certainement pas d'objet aussi dense, sinon on l'appel TN
.
C'est quand meme un phenomene facinant.
umite
quel grandeur de trou noir pouvant engloutir tous l'univers il doit y avoir un chiffre a ne pas dépassée l'a ton calculé? MERCI DE ME RÉPONDRE
Je suis pas sûr de comprendre ta question.
Un trou noir aussi petit que tu veux peut avaler tout l'univers, puisqu'il grossit avec (mais il faudrait qu'il puisse se déplacer pour aller chercher tout l'univers.
+1 pour Zoharion
yaggro
Bonsoir,
Cela m'etonne car au vue des images observées par "Chandra" je croi, on voie bien les etoiles en revolution autour du TN accelerer lorsqu'elles s'en approche.
Je pense que tu as mal compris son poste.
Les étoiles se rapprochant du trou noir tournent plus vite parce qu'elles ressentent une gravité plus intense. Plus intense que quoi ? qu'une gravité produite par une étoile de même masse, parce que l'on peut se rapprocher d'un trou noir de très près, et pas d'une étoile.
Plus précisément, le soleil fait 700 000 km de rayon (un truc comme ça). Cela veut dire que la gravité est maximale à 700 000 km de distance. Pour un trou noir de même masse, il a un rayon de 3 km. Ceci veut dire que le champ de gravité du trou noir et celui du soleil sont identiques jusqu'à 700 000 km de distance. Par contre tu peux te rapprocher du trou noir (et donc sa gravité augmente).
yaggro
Je trouve asser erroné l'appelation de trou noir, etoile noir serai plus approprié je pense car ca n'en reste pas moin une etoile qui certe a atteint une densité critique pour la lumiere et donc pour toute autre particule.
donc il n'existe certainement pas d'objet aussi dense, sinon on l'appel TN.
C'est quand meme un phenomene facinant.
Etoile noire ça suppose que tu peux en sortir. Mais le terme de trou noir est bien trouvé parce que tout ce qui tombe dedans, ne peut en réchapper, comme un trou.
Par contre on peut tenter un plongeon jusqu'à pas trop près de l'horizon des évènements. Dans ce cas l'on verrait d'abord le disque noir grossir, de plus en plus, puis nous entourer, puis en levant les yeux au ciel nous verrions un cercle lumineux rétrécir de plus en plus jusqu'à devenir un point pile au dessus de l'horizon des évènements (c'est lié à la courbure de l'espace-temps).
Plus précisément, le soleil fait 700 000 km de rayon (un truc comme ça). Cela veut dire que la gravité est maximale à 700 000 km de distance. Pour un trou noir de même masse, il a un rayon de 3 km. Ceci veut dire que le champ de gravité du trou noir et celui du soleil sont identiques jusqu'à 700 000 km de distance. Par contre tu peux te rapprocher du trou noir (et donc sa gravité augmente).
OK, desolé j'ai confondu masse et densité. Ca m'arrive regulierement ![]()
Par contre j'ai 2 questions.
1- peut on qualifier de nucleaire les reactions existant au sein d'un trou (si les reaction sont ou peuvent etre identifier)?
2-est ce que ces reaction (toujours en supposant) pourrai degagé des photons mais qui resteraient piegé du fait de la trop grande densité reignant, en d'autre termes est ce qu'un trou noir pourrai fabriquer de la lumiere sans toutefois qu'elle puisse un jour immerger?
Le problème, c'est que tout objet qui entre dans un trou noir voit, en plus d'être extrêmement compacté, son temps propre ralentir jusqu'au possible gel. Dans ce cas, aucune réaction ne se "passe".
Si malgré tout des réactions se font, vu la densité du matériau, elle sont d'un ordre inférieur aux nucléons (dixit réaction nucléaire).
Mais un espoir reste que de l'énergie s'échape puisque il semble que des trous noirs rejettent de temps en temps de la matière sous forme d'un jet de plasma fillant à des vitesses quasi luminiques.
yaggro
1- peut on qualifier de nucleaire les reactions existant au sein d'un trou (si les reaction sont ou peuvent etre identifier)?
Il doit exister pleins de réactions dans un trou noir, sûrement d'autres réactions plus énergétiques que nucléaires.
yaggro
2-est ce que ces reaction (toujours en supposant) pourrai degagé des photons mais qui resteraient piegé du fait de la trop grande densité reignant, en d'autre termes est ce qu'un trou noir pourrai fabriquer de la lumiere sans toutefois qu'elle puisse un jour immerger?
Tout à fait, le gaz avaler par un trou noir rayonne en X, même si la matière tombant dans le trou noir continue à rayonner, en deçà du rayon de Schwarzschild, les photons émis ne peuvent plus sortir du trou noir.
Je reprends la chute que j'ai écrit plus tôt, lorsque quelqu'un tombe dans un trou noir, tout d'abord il va voir sous ses pieds un disque noir grossir. Contrairement à la terre, où, lorsque l'on atteint sa surface, nous voyons un horizon à 180° tout azimuth, en approchant du trou noir, nous allons voir ce disque nous envelopper, nous voyons un cercle centré au dessus de notre tête, à mesure que l'on descend, le rayon du cercle diminue, lorsque nous franchissons l'horizon des évènements, le cercle réduit à un point lumineux disparaît. Il n'y a plus aucun chemin pour sortir du trou noir.
Zoharion
Le problème, c'est que tout objet qui entre dans un trou noir voit, en plus d'être extrêmement compacté, son temps propre ralentir jusqu'au possible gel. Dans ce cas, aucune réaction ne se "passe".Si malgré tout des réactions se font, vu la densité du matériau, elle sont d'un ordre inférieur aux nucléons (dixit réaction nucléaire).
ok jusque là
Zoharion
Mais un espoir reste que de l'énergie s'échape puisque il semble que des trous noirs rejette de temps en temps de la matière sous forme d'un jet de plasma fillant à des vitesses quasi luminique.
Par contre, pas d'accord ici, le trou noir lui-même ne rejette rien. A l'approximation classique, tout ce qui tombe dans un trou noir n'en ressort jamais. Les jets que tu évoques proviennent du disque d'accrétion. C'est de la matière du disque éjectée par les rayons X émis par des couches plus profondes du disque, et qui peuvent sortir par l'axe de rotation du disque (donc orthogonal à celui-ci) puisque la densité de gaz est moins dense dans ces régions.
J'ai dit en première approximation parce qu'un trou noir rayonne (il faut un modèle quantique de la gravitation pour le comprendre), mais ce rayonnement est un rayonnement de corps noir à une température inférieure à celui du rayonnement fossile donc inobservable, et donc la première approximation reste valable.
bongo1981
Je reprends la chute que j'ai écrit plus tôt, lorsque quelqu'un tombe dans un trou noir, tout d'abord il va voir sous ses pieds un disque noir grossir. Contrairement à la terre, où, lorsque l'on atteint sa surface, nous voyons un horizon à 180° tout azimuth, en approchant du trou noir, nous allons voir ce disque nous envelopper, nous voyons un cercle centré au dessus de notre tête, à mesure que l'on descend, le rayon du cercle diminue, lorsque nous franchissons l'horizon des évènements, le cercle réduit à un point lumineux disparaît. Il n'y a plus aucun chemin pour sortir du trou noir.
Ah excellent !!
Fantastique façon de vulgariser cette idée ! Tu m'as scié là bongo ![]()
Je replacerai ça un jour c'est sur ![]()
bongo1981
Par contre, pas d'accord ici, le trou noir lui-même ne rejette rien. A l'approximation classique, tout ce qui tombe dans un trou noir n'en ressort jamais. Les jets que tu évoques proviennent du disque d'accrétion. C'est de la matière du disque éjectée par les rayons X émis par des couches plus profondes du disque, et qui peuvent sortir par l'axe de rotation du disque (donc orthogonal à celui-ci) puisque la densité de gaz est moins dense dans ces régions.J'ai dit en première approximation parce qu'un trou noir rayonne (il faut un modèle quantique de la gravitation pour le comprendre), mais ce rayonnement est un rayonnement de corps noir à une température inférieure à celui du rayonnement fossile donc inobservable, et donc la première approximation reste valable.
Je voudrais des précisions ici, si tu sais ![]()
La matière éjectée par les pôles, tu dis :
- matière du disque éjectée par les rayons X (je suppose émit par l'accélération de la matière du disque en tombant sur le TN)
- qui peuvent sortir (les rayons X ?) par les pôles parce que la densité du gaz du disque est moindre
Quel est le mécanisme ? C'est les rayons X qui poussent la matière vers les pôles et l'expulse hors du champs gravitationnel ?
Moi je pensais plutôt aux forces de Coriolis, qui permettent d'induire une vitesse suffisement grande pour éjecter la matière.
Toi tu dis ici que c'est la pression des rayons X ?
Ensuite quand tu parles du rayonnement du corps noir inférieur au CMB (en température), tu parles ici du fameux rayonnement de Hawking ?
Est ce que ce rayonnement de corps noir agit sur l'évaporation ? Sur la perte de moment cinétique ou autre ??
Merci ![]()
Maulus
Ah excellent !!
Fantastique façon de vulgariser cette idée ! Tu m'as scié là bongo
Je replacerai ça un jour c'est sur
J'espère bien, en 2 ou 3 parties ?
Je suis actuellement en train de relire "Trous noirs et distorsions du temps" de Kip Thorne, et dans l'introduction, il imagine ce que verrait un observateur tombant dans un trou noir. J'ai juste repris le même scénario D'ailleurs si tu es passionné de trous noirs, et de l'histoire de leur découverte, de l'élaboration de la relativité générale par Einstein, en pssant par les premiers physiciens à résoudre ses équations, à la prédiction de singularité de Schwarzschild, de la 2nde guerre mondiale, et le projet Manhattan (figeant la recherche), puis une nouvelle génération de physiciens arrivant (rivalités est-ouest, russo-américaine), etc... je te conseille la lecture de cet ouvrage.
Maulus
Je voudrais des précisions ici, si tu sais
La matière éjectée par les pôles, tu dis :
- matière du disque éjectée par les rayons X (je suppose émit par l'accélération de la matière du disque en tombant sur le TN)
- qui peuvent sortir (les rayons X ?) par les pôles parce que la densité du gaz du disque est moindre
En fait c'est bien plus compliqué que ça... D'ailleurs c'est succinctement expliqué dans l'ouvrage précité.
En fait les rayons X proviennent du disque d'accrétion et permettent de réguler la chute du gaz dans le trou noir, si trop de gaz, alors beaucoup de rayons X, et ça ralentit la chute, si pas assez de chute, alors peu de rayons X, alors la chute s'emballe.
Maulus
Quel est le mécanisme ? C'est les rayons X qui poussent la matière vers les pôles et l'expulse hors du champs gravitationnel ?
Il y a plusieurs scénarii possibles...
J'essaierai de faire une synthèse (le tout est plus ou moins lié à la rotation des trous noirs centraux, et des champs magnétiques).
Maulus
Moi je pensais plutôt aux forces de Coriolis, qui permettent d'induire une vitesse suffisement grande pour éjecter la matière.
Toi tu dis ici que c'est la pression des rayons X ?
La force de Coriolis n'est pas une force, c'est une force d'inertie fictive, qui est visible dans un référentiel tournant. Si tu te places dans un référentiel galiléen (par exemple sur terre), tu ne vois pas de force de Coriolis.
Ex : Dans un manège tournant (dans le sens des aiguilles d'une montre vu du dessus), tu es au centre et tu lances une boule vers le bord, tu vas voir la boule dévier vers la gauche, alors que normalement elle devrait avoir une trajectoire rectiligne.
L'explication : tu es dans un référentiel tournant, vu du sol, la boule va bien en ligne droite.
Maulus
Ensuite quand tu parles du rayonnement du corps noir inférieur au CMB (en température), tu parles ici du fameux rayonnement de Hawking ?
Est ce que ce rayonnement de corps noir agit sur l'évaporation ? Sur la perte de moment cinétique ou autre ??
Merci
Ce rayonnement c'est bien celui de Hawking, il est responsable de l'évaporation, donc perte de masse, sûrement pas sur le moment cinétique.
Au juste, lorsqu'un trou noir rayonne, selon les propriétés énoncées plus haut, il perd en masse s'il n'est plus alimenté (masse changée en énergie, toussa-toussa). Et de ce point de vue, même les trous noirs des cœurs galactiques ne sont donc pas éternels. Mais pour être concret, un trou noir d'une masse solaire, ça s'évapore en combien de temps (est-ce d'ailleurs à vitesse constante ?)..?
NB : Vu que l'écoulement du temps est relatif, j'aimerai bien un approfondissement sur la manière de réaliser un tel calcul.
Quelque chose comme 1e57 fois l'âge de l'univers. L'évaporation se fait de plus en plus vite (mais ça démarre vraiment lentement). Pour plus d'info :
http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89vapo ... rous_noirs
Les références les plus intéressantes sont en anglais :
http://en.wikipedia.org/wiki/Hawking_radiation
En bas de page tu trouveras tout ce dont tu auras besoin.
bongo1981
Maulus
Ah excellent !!
Fantastique façon de vulgariser cette idée ! Tu m'as scié là bongo
Je replacerai ça un jour c'est surJ'espère bien, en 2 ou 3 parties ?
Je suis actuellement en train de relire "Trous noirs et distorsions du temps" de Kip Thorne, et dans l'introduction, il imagine ce que verrait un observateur tombant dans un trou noir. J'ai juste repris le même scénario
Héhé en plusieurs au moins ![]()
C'est honnête de ta part de ne pas t'approprier l'éloge du remarquable talent de vulgarisation d'un autre ![]()
En se qui concerne la durée l'évaporation d'un trou noir stellaire, je m'attendais pas à un chiffre aussi énorme ![]()
Merci Bongo, je viens de lire l'article anglais et c'est donc dû, dans la théorie, aux couples particules et anti-particules virtuelles qui peuvent être dépariés en raison de la gravité du trou noir lorsque de telles paires se retrouvent au bord de l'horizon. Si une des particules du couple est attirée et l'autre pas, le milieu se sert de l'énergie du trou noir pour en fabriquer une afin de rééquilibrer le couple hors de l'horizon du trou noir.
A slightly more precise, but still much simplified, view of the process is that vacuum fluctuations cause a particle-antiparticle pair to appear close to the event horizon of a black hole. One of the pair falls into the black hole whilst the other escapes. In order to preserve total energy, the particle that fell into the black hole must have had a negative energy (with respect to an observer far away from the black hole). By this process, the black hole loses mass, and, to an outside observer, it would appear that the black hole has just emitted a particle. In reality, the process is a quantum tunneling effect, whereby particle-antiparticle pairs will form from the vacuum, and one will tunnel outside the event horizon.
Cela m'amène à la question suivante... puisque l'on a prouvé que l'on pouvait coupler 2 particules pour qu'elles aient exactement les mêmes propriétés et les mêmes déplacements même à des kilomètres de distance, si une des particules d'un tel couple se retrouvait dans un trou noir, ne verrait-on pas alors l'autre particule en dehors du trou noir subir les mêmes effets ? Et de cette manière ne pourrait-on pas sonder l'intérieur d'un trou noir grâce à ce subterfuge ?
Zoharion
Merci Bongo, je viens de lire l'article anglais et c'est donc dû, dans la théorie, aux couples particules et anti-particules virtuelles qui peuvent être dépariés en raison de la gravité du trou noir lorsque de telles paires se retrouvent au bord de l'horizon.
Plus précisément c'est à cause des forces de marée (c'est la différence entre la force de gravitation entre 2 extrémités d'un objet étendu). C'est pour ça que pour deux particules séparées d'une distance donnée, celles-ci font se séparées, d'autant plus que les forces de marée sont importantes (ie la différence entre les forces d'attraction est importante).
C'est pour ça que pour une distance donnée, ces forces de marée sont plus importantes pour un petit trou noir, qu'un gros, et c'est pour cette raison que les trous noirs de petites tailles s'évaporent plus vite, et rayonnent bien plus qu'un trou noir galactique.
Zoharion
Si une des particules du couple est attirée et l'autre pas, le milieu se sert de l'énergie du trou noir pour en fabriquer une afin de rééquilibrer le couple hors de l'horizon du trou noir.
C'est pas clair ce que tu dis, mais si tu veux, tu peux considérer des particules virtuelles comme des particules réelles, en fait rien ne permet de les distinguer. Il y a une seule contrainte, il faut qu'au bilan, les paires de particules et anti particules disparaissent.
Ex : un électron est en position 0, quelques instants plus tard, une paire électron positron est créée en A, le positron se dirige très vite vers 0, et l'électron se dirige vers B (direction opposée). Le positron s'annihile avec l'électron en 0, laissant un électron en B. (L'on n'a absolument pas fait le distingo entre particules vituelles ou non).
note : ce que je dis est faux, une particule n'a pas de position déterminée, c'est juste une image pour visualiser les choses.
Donc, imagine qu'en 0, il y a un trou noir, et ben quand il s'évapore, l'électron qui s'échappe en B c'est comme s'il provenait du trou noir.
Zoharion
Cela m'amène à la question suivante... puisque l'on a prouvé que l'on pouvait coupler 2 particules pour qu'elles aient exactement les mêmes propriétés et les mêmes déplacements même à des kilomètres de distance
Faux, tu parles du phénomène d'intrication quantique, et ce n'est pas tout à fait ça.
Imagine deux électrons intéragissant ensembles, et partant dans 2 directions opposées. La mécanique quantique te dit que ces deux électrons ont le même spin, mais ne dit pas lequel, elle prédit juste les probas :
- 50% pour que ce soit un spin haut haut
- 50% pour que ce soit un spin bas bas
C'est comme si je mettais un bille rouge et une bille noire dans un sac, je demande à Pierre et Paul de prendre une bille dans le sac, de garder la main fermée sans regarder. Je prédis que :
- 50% pour que Pierre ait une bille rouge et Paul une noire
- 50% pour que Pierre ait une bille noire et Paul une rouge
Et je dis aussi qu'avant de regarder la bille, la bille que Pierre sent dans la main est dans une superposition d'état haut/bas à 50%, et Paul bas/haut
Dès lors que Pierre ouvre la main, et constate une bille noire, Paul a une bille rouge dans la main (effondrement de la fonction d'onde), si c'est une rouge, Paul a une bille noire.
Zoharion
si une des particules d'un tel couple se retrouvait dans un trou noir, ne verrait-on pas alors l'autre particule en dehors du trou noir subir les mêmes effets ? Et de cette manière ne pourrait-on pas sonder l'intérieur d'un trou noir grâce à ce subterfuge ?
Nop, imagine que Pierre soit en chaise roulante, et ne peut pas se déplacer, et seul Paul peut venir jusqu'à toi pour te montrer ce qu'il a dans la main. Et bien, lors que Paul arrive, tu pourras savoir ce que Pierre a eu dans la main, mais tu ne peux rien sonder. Le trou noir n'influe pas sur le résultat de l'expérience, donc l'information que tu as de Paul, via Pierre ne correspond à rien.
J'ai du mal avec l'histoire de l'homme qui tombe vers un trou noir.
Je comprend bien le fait que si il regarde sous ses pieds (en direction de la singularité), effectivement c'est le noir perpétuel, en effet rien ne peux sortir à partir de l'horizon franchit.
On peut même aller plus loin, a chaque millimètre le rapprochant de la singularité il franchit un nouvel horizon également impossible a refranchir en sens invers. Donc non seulement il ne pourra pas ressortir du TN, mais il ne pourra même pas amorcer un semblant de retour en arrière.
A la limite il pourrait s'il regarde de coté (tangente à la sphère) percevoir quelques photons. On peut très bien imaginer des photon en orbite autour de la singularité. Bon la j'avoue c'est un peu dans le cas idéal d'une répartition sphérique parfaite.
Mais par contre je ne comprend pas le fait que si il regarde au dessus de sa tête (vers l'extérieur du trou noir), une fois l'horizon passé il ne vois plus rien !
Cela voudrait dire que plus aucun photon n'arrive de l'extérieur sur son œil, ou n'arrive pas à le "rattraper", or d'après la RR la vitesse du photon est la même, il y a toujours une différence de 300000 m/s entre les photons et l'œil de l'homme qui tombe.
Si il regarde une étoiles avant de passer l'horizon pourquoi ne la voit il plus une fois l'horizon franchit ?
Si vous pouvez m'aider ….
Cette manière de présenter l'intérieur de la zone proche de la singularité où la force d'attraction est si forte que même la lumière ne s'échappe pas a le facheux problème d'essayer d'humaniser un vécu qui est impossible à vivre pour un homme. Parce que dès que l'on a franchi cet horizon, on ne peut plus se considérer dans un espace classique propre à la vie d'un homme.
Mais bref en tout état cause si un dispositif prenant des images était balancé dans un tel endroit de manière à avoir son objectif braqué vers l'extérieur, que prendrait-il comme cliché ? C'est vrai que c'est une bonne question.
Si on admet que le temps est de plus en plus ralentit à mesure qu'on se rapproche de la singularité, alors les objets venant juste d'entrer sont donc plus rapides que ceux qui sont au bout du processus. Donc si la lumière obéit toujours à son invariance de célérité, les photons arrivés un peu après l'appareil devraient logiquement le rattraper. Enfin s'ils suivent exactement le même chemin (et ça je dirais pas que c'est à 100% sûr).
euh... d'après moi la fréquence ne fait qu'augmenter, la vitesse des photons ne changent pas (localement?). C'est marrant ce que tu dis zoharion car j'avais fait une réflexion similaire il y a quelques années au sujet d'un éléphant qui tombait dans un trou noir, en insultant au passage la moitié de la communauté cosmologique, c'était surtout du à une mauvaise compréhension. En théorie le rayon de schwarchild est fixe, donc on n'aura pas un déplacement de l'horizon. Par contre en approfondissant on peut surement relancer la question, étant donné que c'est la différence de potentiel qui définit le rayon de S, qui peut s'interpréter comme la distance maximale que parcourt la lumière (à mon niveau d'étude) émis à partir de la surface de l'astre, il devrait y en avoir d'autres pour les photons émis un peu au dessous (pas au dessus en fait puisqu'on prend l'énergie du photon à l'infini qui doit être nulle). En plus on devrait le voir reculer à mesure que l'on avance vers lui nan? (puisqu'on n'est plus à l'infini) M'enfin c'est une question qui doit être bien traité dans les bons bouquins sur les trous noirs à n'en pas douter, ça doit être "trivial".
oups pardon, remplace zoharion par adaggio. Sinon, ça répond à une partie, les photons ne vont pas plus vite mais leur fréquence augmentent. Par contre, de mémoire, pour avoir assisté à une conférence si on arrivait à passer l'horizon, ou même s'en rapprocher, le ciel rétrécirait petit à petit. C'est à dire que l'espace est tellement courbée que la surface sous tes pieds a l'air d'être au dessus de ta tête. je crois qu'il y a tout là dedans:
http://video.google.fr/videoplay?docid= ... oir&hl=fr#
Maulus
bongo1981
Je reprends la chute que j'ai écrit plus tôt, lorsque quelqu'un tombe dans un trou noir, tout d'abord il va voir sous ses pieds un disque noir grossir. Contrairement à la terre, où, lorsque l'on atteint sa surface, nous voyons un horizon à 180° tout azimuth, en approchant du trou noir, nous allons voir ce disque nous envelopper, nous voyons un cercle centré au dessus de notre tête, à mesure que l'on descend, le rayon du cercle diminue, lorsque nous franchissons l'horizon des évènements, le cercle réduit à un point lumineux disparaît. Il n'y a plus aucun chemin pour sortir du trou noir.
C'est ca qui me trouble
Au dessus ou en dessous on ne vois rien ! c'est etrange
adagio
A la limite il pourrait s'il regarde de coté (tangente à la sphère) percevoir quelques photons. On peut très bien imaginer des photon en orbite autour de la singularité. Bon la j'avoue c'est un peu dans le cas idéal d'une répartition sphérique parfaite.
Nop, il n'y a pas d'orbite possible autour d'un trou noir en deça de 1.5 fois le rayon de Schwarzschild.
adagio
Mais par contre je ne comprend pas le fait que si il regarde au dessus de sa tête (vers l'extérieur du trou noir), une fois l'horizon passé il ne vois plus rien !
Cela voudrait dire que plus aucun photon n'arrive de l'extérieur sur son œil, ou n'arrive pas à le "rattraper", or d'après la RR la vitesse du photon est la même, il y a toujours une différence de 300000 m/s entre les photons et l'œil de l'homme qui tombe.
Si il regarde une étoiles avant de passer l'horizon pourquoi ne la voit il plus une fois l'horizon franchit ?Si vous pouvez m'aider ….
Tu peux voir ça comme un effet Doppler, les rayons venant d'en haut sont tellement décalés vers le rouge qu'il ne voit plus rien.
Enfin... je dis ça... mais je n'ai pas du tout étayé mes affirmations de calculs... ![]()
Zoharion
Si on admet que le temps est de plus en plus ralentit à mesure qu'on se rapproche de la singularité, alors les objets venant juste d'entrer sont donc plus rapides que ceux qui sont au bout du processus. Donc si la lumière obéit toujours à son invariance de célérité, les photons arrivés un peu après l'appareil devraient logiquement le rattraper. Enfin s'ils suivent exactement le même chemin (et ça je dirais pas que c'est à 100% sûr).
Il y a une contradiction logique là dedans ![]()
Tu es sûr de ce que tu dis bongo en ce qui concerne l'effet doppler? Je viens de voir la formule et elle indique plutôt que le décalage vers le rouge se passe quand la lumière s'échappe du potentiel gravitationnel, (un peu comme si elle perdait de l'énergie cinétique), donc a priori la fréquence augmente plutôt quand a lumière tombe vers un astre, ne serait-ce que par symétrie. De toutes façons dans la vidéo on voit bien que ça n'est pas tout noir. Un effet d'aberration de la lumière se produit ce qui rapproche l'image de la voute près de l'horizon, de son côté l'horizon prend de plus en plus de place.
klinfran
Tu es sûr de ce que tu dis bongo en ce qui concerne l'effet doppler? Je viens de voir la formule et elle indique plutôt que le décalage vers le rouge se passe quand la lumière s'échappe du potentiel gravitationnel, (un peu comme si elle perdait de l'énergie cinétique), donc a priori la fréquence augmente plutôt quand a lumière tombe vers un astre, ne serait-ce que par symétrie. De toutes façons dans la vidéo on voit bien que ça n'est pas tout noir. Un effet d'aberration de la lumière se produit ce qui rapproche l'image de la voute près de l'horizon, de son côté l'horizon prend de plus en plus de place.
Pas sûr, mais l'équation que tu vois c'est pour un observateur statique. Cependant pour un observateur en chute libre, il doit y avoir un effet Doppler non ? je dis ça à la louche, il faudrait justement faire les calculs et euh... j'ai pas trop envie là.




