Oui j'ai entendu ça aussi, c'est une excellente nouvelle !
A lire : https://www.lexpress.fr/actualite/scien ... n-contre-le-sida_789822.html
Je ne sais pas si c'est exactement de la meme chose qui est sujet:
http://forsv.frbb.net/biologie-et-sante ... -t1584.htm
BioHazard
Je vous l'avais promis il y a quelques mois, je vous tiendrais au courant des avancées de la recherche sur le virus du SIDA. Il aura fallu attendre quelques mois mais le jeu en valait la chandelle. Alors chose promise, chose due !C'est la dernière édition du fameux journal Science (datée du 4 septembre) qui révèle l'information publiée par un groupe international de spécialistes du VIH et de stratégies vaccinales, l'IAVI (International Aids Vaccine Initiative). La revue Science publie aujourd'hui les résultats d'une étude épidémiologique à très grande échelle initiée en 2006. A vrai diire, jamais étude épidémiologique de ce genre n'avait jusqu'ici été menée dans le monde. Pour cela, l'IAVI bénéficie du soutien financier inconditionnel et majoritaire de la Fondation Bill & Melinda Gates qui est la bailleur de fonds numéro un dans le monde, bien avant le gouvernement amérciain en matière de recherche contre le VIH.
Pendant un peu plus de deux ans, les instituts universitaires et médicaux faisant partie de l'IAVI ont mené une véritable pêche aux anticorps chez pas moins de 1800 malades issus de 7 pays d'Afrique sub-saharienne. Le but de la recherche ? Trouver des anticorps neutralisants capables de stopper net le virus. Car c'était bien là le challenge : le VIH est faiblement immunogène, c'est-à-dire que son pouvoir d'induire la sécrétion d'immunoglobulines (anticorps) spécifiques est très faible d'où une réponse immunitaire inadaptée au fléau et la contamination rapdie et irréversible des lymphocytes T porteurs du marqueur CD4.
Bien sur, il existe des anticorps anti-VIH chez quaismment tous les malades infectés mais leur pouvoir neutralisant est trop faible. Jusqu'à présent seuls 4 anticorps partiellement neutralisants avaient pu être décrits mais ceux-ci étaient parfaitement inexploitables à des fins vaccinales, surtout connaissant leur point faible : leur faible spectre. En clair, ces anticorps sont capables de se lier au virus mais pas à toutes ses formes, pas à tous ses mutants. A qui la faute ? Nous le savons depuis très longtemps. Les déterminants antigéniques du VIH (sa carte d'identité pathogène en quelque sorte) sont portés par des motifs de son enveloppe, en particulier par deux glycoprotéines appelées gp120 et gp41. Hélas, ces deux glycoprotéines sont hautement variables d'un mutant à l'autre. Le VIH est donc d'un point de vue immunologique un virus aux multiples visages.
L'étude menée par l'IAVI avait donc un but : trouver au moins un anticorps neutralisant à large spectre ou bNAbs (broad Neutralizing Antibody). La condition sine qua none ? Simple : un bNAbs est un anticorps capable de se lier à toutes les formes du virus et de provoquer la formation d'un complexe immun efficace entraînant à terme la destruction du virus et son élimination par le système immunitaire. La première partie du boulot fut incroyablement complexe à mener car un anticorps quel qu'il soit baigne dans le plasma au milieu des milliers d'autres sortes d'immunoglobulines et de protéines. Comment séparer une immunoglobuline d'un pareil fatras ? Pour cela, il fut nécessaire de mettre au point, ni plus ni moins, une nouvelle méthode de séparation. Ce fut le travail d'une firme de biotechnologie nommée Theraclone qui non seulement a permis de séparer les immunoglobulines mais elle a également permis dans un deuxième temps d'en faire le screening (mise à l'épreuve du critère d'efficacité : l'anticorps identifié est-il capable de se lier à toutes les formes du virus ?). C'était un challenge qui, il y a seulement trois ans, aurait pu paraître complétement insurmontable. Sans appareillage automatique capable de traiter plusieurs milliers d'échantillons en une seule fois, ce travail aurait pu prendre des siècles !
La troisième phase du travail de Theraclone est également révolutionnaire du point de vue technologique. Nous savons depuis longtemps que les immunoglobulines sont produites par des clones de lymphocytes spécifiques à un antigène donné, en l'occurence dans notre cas, au VIH. Mais comment remonter de l'immunoglobuline, une protéine complexe molymérique au clone cellulaire qui en est à l'origine puis à son ARN et la mosaïque de gènes qui en est la base principale ? Il est beaucoup plus facile d'identifier une protéine en partant de la séquence génétique qui en est la source mais dans notre cas, il a bien fallu aller à rebrousse-poil.
Je ne vais pas expliquer ici en détail la technologie impressionnante mise au point par Theraclone, je vais simplement citer deux techniques pionnières mais pourtant récentes mises à contribution : les techniques de l'ADN recombinant et de l'ARN anti-sens.A l'issue de cette prodigieuse quête aux anticorps, véritable quête du Graal qui n"a finalement pas pris si longtemps par rapport à l'ampleur de l'échnatillon initial, ce n'est pas un mais deux anticorps qui ont été identifiés, et ô surprise, on peut les mettre en évidence chez bon nombre de malades. Ces deux immunoglobulines qui répondent au doux nom de PG9 et PG16 ont pu non seulement être purifiées mais elles ont également pu être synthétisées en grand nombre en encourageant la prolifération et la synthèse des clones lymphocytaires qui en sont l'origine.
Et maintenant, d'un point de vue thérapeutique, où en sommes-nous ? Justement, bien que peu de résultats soient encore disponibles, ils sont bien plus encourageants que toutes les données collectées ces 20 dernières années lors d'essais vaccinaux. Car il semble que sur des modèles in vitro nos petits anticorps neutralisent en effet le virus (mais la liaison n'est pas irréversible, comme pour tout complexe anticorps-antigène), mais en plus les complexes immuns provoquent la mise en place de la réponse cellulaire de l'immunité, dernier maillon avant l'élimination. Des modèles animaux sont en cours d'évaluation et les résultats apparaissent eux aussi encourageants.
Alors vous me demanderez certainement pourquoi de nombreux malades produisent ces bNAbs et pourtant sont toujours séropositifs. Le problèlme est que les clones lymphocytaires ont beau être compétents, ils sont mis en défaut par l'action du virus sur ces mêmes lymphocytes et surtout sur les lymphocytes CD4, médiateurs de la réponse immunitaire cellulaire dont je vous parlais auparavant. Le VIH atteint donc non seulement la source des anticorps qui pourraient le combattre mais aussi ses prédateurs naturels.
D'un point de vue prophylactique, préventif, l'intérêt de ces anticorps n'est pas négligeable. Provoquer la synthèse à grande échelle de ces immunoglobulines par un moyen de vaccination efficace permettrait d'offrir un véritable moyen d'empêcher toute contamination par le VIH.
Chez les patients infectés nous pouvons aussi imaginer abaisser la charge virale au maximum par des traitements antirétroviraux et augmenter le contrôle du virus de façon encore plus optimale voire définitive en employant ces anticorps comme médicament (immunothérapie). Peut être avons nous trouvé le maillon manquant de notre chaîne thérapeutique qui viendrait s'ajouter aux inhibiteurs d'entrée, aux inhibiteurs de l'intégrase, aux inhibiteurs de la protéase et autre inhibiteurs de la réverse transcriptase.Nous n'osions plus l'espérer, mais c'est un nouvel élan, une vraie bouffée d'oxygène.
Excellente nouvelle! faut voir e que ça va donner une fois le vaccins finalisé pour l'homme mais si vraiment il promet une guérison, même que de 33% des cas, c'est vraiment bien.
Viens tout de même la question tu coût... je suppose que encore une fois ce truc seras vendu très cher et sera donc parfaitement inaccessible à ceux qui en ont besoin.
Victor d'un vaccin tu peux, a priori (je dis ça par ce que le cas VIH est un peu particulier), tirer un médicament.. (regarde le premier test du vaccin contre la rage par pasteur.. ce fut pour soigner).
Donc si ils mettent au point un vaccin il y a de bonne chance pour qu'ils mettent au point une thérapie efficace derrière.


