Pourquoi les arbres inclinés produisent un meilleur biocarburant

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Saules inclinés (Photo : Imperial College London)

Des chercheurs de l'Imperial College London et de l'Université de Montréal ont utilisé l'imagerie médicale pour déterminer pourquoi les saules inclinés produisent beaucoup plus de biocarburant que les saules à croissance normale. Grâce à la microtomodensitométrie, ils ont pu démontrer que les arbres inclinés produisent une fibre gélatineuse à teneur élevée en sucre qui les aide à tenir debout.

Le saule convient à la production de masse de biocarburant, car il sécrète une grande quantité de sucre accessible, il croît rapidement et il peut tolérer des conditions environnementales difficiles (p. ex. pente exposée au vent, sol pauvre en nutriments). En effet, les arbres qui croissent dans un environnement hostile ou un sol contaminé constituent un meilleur biocarburant puisqu'ils produisent un sucre plus accessible, dont l'extraction exige moins d'énergie.

Le fait de cultiver le saule à un angle de 45 degrés stimule le stress naturel de l'arbre et le pousse à sécréter jusqu'à cinq fois plus de sucre qu'un saule à croissance normale. Mais la cause et les mécanismes de cette surproduction tenaient du mystère avant aujourd'hui.

De concert avec des spécialistes du Natural History Museum, de l'Université de Surrey et du centre Rothamsted Research, des chercheurs de l'Imperial College London ont utilisé la microtomographie à rayons X assistée par ordinateur (tomodensitométrie) pour générer des images tridimensionnelles et étudier la croissance du saule.

Ainsi, les chercheurs ont pu observer des changements au niveau cellulaire et leurs effets sur la croissance du saule. Ils ont constaté que, chez les saules inclinés, la vie de certaines cellules est prolongée pour qu'elles produisent la fibre gélatineuse ou à teneur élevée en sucre qui aide l'arbre à tenir debout. L'équipe a pu déterminer combien de temps les cellules doivent rester en vie pour produire cette fibre spéciale.

«Il était difficile de comprendre pourquoi les arbres sécrètent tant de sucre lorsqu'ils croissent dans un environnement hostile ou en angle. La visualisation des différences à l'échelle microscopique, ou au niveau cellulaire, nous fait comprendre la biologie de l'arbre dans son ensemble et ses mécanismes», explique M. Nicholas Brereton du département des sciences de la vie de l'Imperial College et du Département de sciences biologiques de l'Université de Montréal.

«Le saule se prête bien à la culture, car il pousse dans des endroits vraiment hostiles. Il peut accroître la valeur des terres marginales et contribue à l'assainissement des terres contaminées, ajoute M. Brereton. Notre recherche permettra à l'industrie des biocarburants de sélectionner et d'exploiter des zones de culture dans lesquelles aucune autre plante ne survivrait.»

La recherche a été financée par le Biotechnology and Biological Sciences Research Council et publiée dans BMC Plant Biology. Prochaine étape : effectuer une tomodensitométrie à plus haute résolution afin d'examiner en profondeur les fibres gélatineuses. Le but est de déterminer la quantité de fibre produite par diverses espèces de saule afin de savoir lesquelles constitueront les meilleurs biocarburants de deuxième génération.

Selon M. Brereton, en plus d'être un formidable outil de recherche pour étudier la faune et la flore, la tomodensitométrie est un outil d'enseignement extrêmement utile. Il travaille actuellement avec ses collègues de l'Imperial College à l'intégration de micro-images tridimensionnelles au programme d'enseignement de premier cycle.

«Les étudiants savent que ce type d'image est utilisé en médecine, mais, grâce aux tomodensitogrammes à haute résolution du Natural History Museum, nous pouvons explorer le monde biologique dans ses moindres détails et en trois dimensions», affirme M. Brereton.

JA
Jack Teste-Sert

Ajoutons que les terrasses étroites bordées d'arbres en masse sur des talus arborés font des micro-climat parfaitement équilibrés au sol entre ces talus (si assez hauts, au moins d'un mètre) et sont parfaitement capables avec des arbustes adaptés... de gagner sur les déserts ! :_jap:

https://greenjillaroo.wordpress.com

L'idéal serait que ces terrasses à talus arborés soient en plus irriguées en provenance du surplus d'eau en amont des fleuves tropicaux par des CANAUX qui feraient PROPRES INFRASTRUCTURES DE TRANSPORT (mieux que l'actuelle sur les fleuves soumises au courant fort), mais avec en plus des écluses à turbinages sur leur dénivelé qui permettraient de fournir de l'électricité aux bateaux équipés de batteries à supercondensateurs, plus légères et durables que des batteries actuelles, et, en cas de surplus, de fournir de l'électricité aux villages tout autour.
Le pied ! (dans l'eau pour se rafraîchir et de se guérir avec joie en prime) :lol: :lol2:

JA
Jack Teste-Sert

Le saule peut-être..., mais il lui faut de l'eau :sol: zzz'en pays arides ! :yxt:

Tandis que des gros bambous adorent la silice des déserts et peuvent couvrir les bords des canaux d'irrigation pour faire abri solaire partiel au dessus, et retenir en partie les vents de sable (si assez nombreux en largeur) ! :jap: