Augmentation de la variance des événements El Niño de l'est du Pacifique liée au réchauffement global
Publié par Adrien le 17/12/2018 à 08:00
Source: CNRS-INSU
Les événements El Niño extrêmes ont des conséquences climatiques désastreuses pour les pays d'Amérique du Sud en affectant tant les ressources agricoles que les infrastructures. L'étude, menée par une équipe internationale impliquant le Laboratoire d'Etudes en Géophysique et Océanographie (L’océanographie (de « océan » et du grec γρ?φειν / gráphein, écrire) est l'étude des océans et des mers de la Terre. Les...) Spatiales (LEGOS/OMP, CNES/CNRS/IRD/UPS), montre que la variabilité des événements El Niño (El Niño (littéralement « courant de l’Enfant Jésus », car il apparaît peu après noël), désigne...) du Pacifique Est augmentera sous la contrainte anthropique, en lien avec l'augmentation de la stratification verticale (La verticale est une droite parallèle à la direction de la pesanteur, donnée notamment par le fil à plomb.) de l'océan (Un océan est souvent défini, en géographie, comme une vaste étendue d'eau salée. En fait, il s'agit plutôt d'un volume,...).


Figure: Anomalies de température de surface (Une surface désigne généralement la couche superficielle d'un objet. Le terme a plusieurs acceptions, parfois objet géométrique,...) de la mer (Le terme de mer recouvre plusieurs réalités.) durant le dernier El Niño du Pacifique Est (moyenne de Décembre-Janvier-Février 2015/16). La ligne blanche représente la limite des eaux à 28°C.

Des études récentes indiquent que les événements extrêmes de pluies liées aux événements El Niño sont amenés à augmenter en fréquence (En physique, la fréquence désigne en général la mesure du nombre de fois qu'un phénomène périodique se reproduit par unité de temps. Ainsi lorsqu'on emploie le mot fréquence sans...) avec le changement climatique, avec un doublement de leur nombre (La notion de nombre en linguistique est traitée à l’article « Nombre grammatical ».) à l'horizon (Conceptuellement, l’horizon est la limite de ce que l'on peut observer, du fait de sa propre position ou situation. Ce concept simple se décline en physique, philosophie, littérature, et bien d'autres...) de 2100 selon les projections des modèles utilisés par le GIEC pour ses rapports. Cette augmentation était expliquée par l'augmentation de la température moyenne (La moyenne est une mesure statistique caractérisant les éléments d'un ensemble de quantités : elle exprime la grandeur qu'auraient chacun des membres de...) de surface de la mer qui favorise le développement d'épisodes de convection (La convection est un mode de transfert de chaleur où celle-ci est advectée (transportée-conduite, mais ces termes sont en fait impropres) par au moins un fluide. Ainsi durant la cuisson des pâtes, l'eau se met en...), sans que les événements El Niño augmentent d'amplitude (Dans cette simple équation d’onde :) pour autant. De fait, les projections par ces mêmes modèles des anomalies de la température de surface de la mer durant El Niño ne montraient pas d'augmentation de variabilité significative, avec peu de consensus entre les modèles.

L'étude publiée dans Nature par une équipe de chercheurs internationale (Australie, Chine, France, Pérou et États-Unis) montre que la variabilité des événements El Niño augmente bien dans un climat (Le climat correspond à la distribution statistique des conditions atmosphériques dans une région donnée pendant une période de temps donnée. Il se distingue de...) chaud, à condition de considérer les événements qui se développent à l'est de l'océan Pacifique (L'océan Pacifique, qui s'étend sur une surface de 180 000 000 km², est l'océan le plus vaste du globe terrestre. Il comprend entièrement l'Océanie et quelques autres îles...), c'est-à-dire ceux-là mêmes qui sont à même de se développer en événements extrêmes. Cette étude se base sur une méthode originale de classification des événements El Niño issue de travaux antérieurs réalisés par des chercheurs du LEGOS et de leurs partenaires péruviens et chiliens , permettant en particulier de sélectionner de manière objective le centre d'action des événements du Pacifique Est et de s'affranchir des différences dans la représentation spatiale des événements El Niño entre modèles.

L'étude montre par ailleurs que l'augmentation de la variance ( En statistique et en probabilité, variance En thermodynamique, variance ) des événements El Niño du Pacifique Est est liée à une augmentation de la stratification de l'océan résultant du réchauffement différentiel (Un différentiel est un système mécanique qui a pour fonction de distribuer une vitesse de rotation de façon adaptative aux besoins d'un ensemble mécanique.) plus rapide des couches de surface par rapport à l'océan plus profond (dans la thermocline) sous la contrainte anthropique.
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