Choisir les meilleurs embryons

Publié par Isabelle le 25/10/2019 à 14:00
Source: Université de Montréal
Vous luttez contre l'infertilité ? Vous n'êtes pas seuls. Certains ont recours à la fécondation in vitro, dont les résultats peuvent être variables. Dans une étude publiée dans Nature Communications, des chercheurs du Centre de recherche (La recherche scientifique désigne en premier lieu l’ensemble des actions entreprises en vue...) du Centre hospitalier de l'Université de Montréal (L’Université de Montréal est l'un des quatre établissements d'enseignement...) (CRCHUM) lèvent le voile sur un mécanisme probablement responsable du faible taux de succès des grossesses dans certaines cliniques de fertilité (Pour le sens commun, la fertilité désigne à la fin du XXe siècle la...). Cette nouvelle information pourrait augmenter les chances des femmes d'avoir un bébé (L'onomatopée bébé désigne l'être humain en bas-âge. En...).


Crédit: Getty

Dans les cellules saines se trouve normalement un noyau dans lequel l'ADN abritant notre information génétique (La génétique (du grec genno γεννώ = donner naissance) est...) est conservé. Les embryons qui sont créés in vitro (In vitro (en latin : « dans le verre ») signifie un test en tube, ou, plus...) dans les cliniques de fertilité contiennent souvent des cellules dotées de deux noyaux. Encore aujourd'hui, de nombreuses cliniques de fertilité continuent d'implanter ces embryons, appelés "embryons binucléés" dans l'utérus (L'utérus est un organe participant aux fonctions reproductrices chez les mammifères dont...) de la patiente.

"Nous avons montré dans notre étude sur des embryons de souris (Le terme souris est un nom vernaculaire ambigu qui peut désigner, pour les francophones, avant...) que la binucléation a des conséquences majeures. Fondamentalement, la présence de deux noyaux est un mauvais signe pour l'embryon (Un embryon (du grec ancien ἔμϐρυον / émbruon) est...). Nous avons trouvé que la présence de deux noyaux augmente le risque que l'embryon développe une aneuploïdie, soit une anomalie qui altère la santé (La santé est un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste...) de l'embryon et pourrait entraîner l'échec des grossesses", a expliqué Lia Paim, première auteure de l'étude et étudiante au doctorat (Le doctorat (du latin doctorem, de doctum, supin de docere, enseigner) est généralement...) dans le laboratoire de Greg FitzHarris, chercheur (Un chercheur (fem. chercheuse) désigne une personne dont le métier consiste à faire de la...) au CRCHUM et professeur à l'Université (Une université est un établissement d'enseignement supérieur dont l'objectif est la...) de Montréal (Montréal est à la fois région administrative et métropole du Québec[2]. Cette grande...).

"Nous espérons que nos résultats aideront les cliniques de fertilité à sélectionner les meilleurs embryons à implanter chez les patientes. Cette étape est l'une des clés du succès en ce qui concerne la fécondation in vitro (La fécondation in vitro (FIV) est une technique de procréation médicalement...). Elle pourrait permettre d'augmenter les chances de certains couples d'avoir des enfants", a déclaré Mme Paim.

Cette étude en est au stade (Un stade (du grec ancien στ?διον stadion, du verbe...) de la recherche fondamentale (La recherche fondamentale regroupe les travaux de recherche scientifique n'ayant pas de finalité...) et a été menée en laboratoire sur des souris. "Les expérimentations en recherche fondamentale (En musique, le mot fondamentale peut renvoyer à plusieurs sens.), comme celle de Lia Paim, nous permettent de comprendre comment se développent les embryons et nous aident à informer nos collègues cliniciens sur la façon de sélectionner les meilleurs embryons en clinique", a ajouté Greg FitzHarris.

L'infertilité (L'infertilité (ou stérilité) est la difficulté, voire l'impossibilité,...) est peut-être plus fréquente que vous croyez. Le nombre (La notion de nombre en linguistique est traitée à l’article « Nombre...) de personnes concernées par les problèmes d'infertilité a doublé depuis les années 80.

À propos de cette étude

Ces travaux ont été financés par les Instituts de recherche en santé du Canada, le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada, la Fondation canadienne pour l'innovation et la Fondation Jean-Louis Lévesque. Lia Paim a également reçu une bourse de doctorat du Fonds de recherche du Québec–Santé.

L'article "Tetraploidy causes chromosomal instability in acentriolar mouse embryos", écrit par Lia Mara Gomes Paim et ses collaborateurs, est paru dans Nature Communications. doi: 10.1038/s41467-019-12772-8.

À propos du CRCHUM

Le Centre de recherche du Centre hospitalier de l'Université de Montréal (CRCHUM) améliore la santé chez l'adulte par un continuum de recherche universitaire de haut niveau qui, en améliorant la compréhension des mécanismes étiologiques et pathogéniques, favorise le développement, l'implantation (Le mot implantation peut avoir plusieurs significations :) et l'évaluation de nouvelles stratégies préventives, diagnostiques et thérapeutiques. Le CRCHUM offre un environnement (L'environnement est tout ce qui nous entoure. C'est l'ensemble des éléments naturels et...) de formation assurant une relève engagée dans une recherche d'excellence.
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