Etat des nappes d'eau souterraine au 1er juillet 2017
Publié par Redbran le 23/07/2017 à 00:00
Source: BRGM
Les deux tiers des nappes (74%) affichent un niveau modérément bas à très bas. Cette situation, assez dégradée, est la conséquence du déficit de recharge hivernale de cette année.

Résumé de la situation

Situation du niveau des nappes

Le niveau des nappes au 1er juillet 2017 est hétérogène d'une région à l'autre.

Les deux tiers des nappes (74%) affichent un niveau modérément bas à très bas. Cette situation (En géographie, la situation est un concept spatial permettant la localisation relative d'un espace par rapport à son environnement proche ou non. Il inscrit un lieu dans un cadre plus général afin de...), assez dégradée, est la conséquence du déficit de recharge hivernale de cette année (Une année est une unité de temps exprimant la durée entre deux occurrences d'un évènement lié à la révolution de la Terre autour du Soleil.). Seuls quelques rares secteurs présentent des niveaux autour (Autour est le nom que la nomenclature aviaire en langue française (mise à jour) donne à 31 espèces d'oiseaux qui, soit appartiennent au genre Accipiter, soit constituent les 5 genres Erythrotriorchis,...) de la moyenne (La moyenne est une mesure statistique caractérisant les éléments d'un ensemble de quantités : elle exprime la grandeur qu'auraient chacun des membres de l'ensemble s'ils étaient tous...) comme au sud (Le sud est un point cardinal, opposé au nord.) du Bassin parisien (Le Bassin parisien est, au sens restreint, un bassin versant de la Seine qui entoure Paris. Au sens large, c'est une région géologique sédimentaire comprenant tout le...) et sur le secteur de Nîmes et Montpellier. Le reste du territoire (La notion de territoire a pris une importance croissante en géographie et notamment en géographie humaine et politique, même si ce concept est utilisé par d'autres sciences humaines. Dans le dictionnaire de géographie de...) présente des niveaux modérément bas voire bas. La vallée (Une vallée est une dépression géographique généralement de forme allongée et façonnée dans le relief par un cours d'eau (vallée fluviale) ou un...) du Rhône (Le Rhône est un fleuve d'Europe. Long de 812 kilomètres, il prend sa source, dans le glacier du Rhône, à Gletsch, en Suisse, à l'extrémité est du canton du Valais, dans les Alpes uranaises. Il...) au sud de Lyon présente des niveaux très bas.

Tendance d'évolution du niveau des nappes

La tendance d'évolution du niveau des nappes traduit désormais une situation de basses eaux avec plus des trois quarts des points (87%) orientés à la baisse. Le phénomène s'est fortement accéléré au cours des derniers mois (Le mois (Du lat. mensis «mois», et anciennement au plur. «menstrues») est une période de temps arbitraire.). Seuls 4% des points sont en hausse alors qu'ils étaient encore à 24% au 1er juin. Le nombre (La notion de nombre en linguistique est traitée à l’article « Nombre grammatical ».) de points stables (9%) est également très faible pour la période. Cette situation n'est pas totalement inhabituelle pour la période estivale mais elle est tout (Le tout compris comme ensemble de ce qui existe est souvent interprété comme le monde ou l'univers.) de même précoce. La période de bascule (Une bascule ou un basculeur est un circuit intégré logique doté d'une sortie et d'une ou plusieurs entrées. La sortie peut être au niveau logique 0 ou 1. Les changements d'état de la sortie sont déterminés par les signaux appliqués aux...) entre hautes et basses eaux semble dépassée.

La situation des nappes au 1er juillet 2017 traduit la période estivale de basses eaux.


Pour ce mois de juin 2017, les cumuls de précipitations ont été très disparates sur notre pays (Pays vient du latin pagus qui désignait une subdivision territoriale et tribale d'étendue restreinte (de l'ordre de quelques centaines de km²), subdivision de la civitas gallo-romaine. Comme...). Les passages perturbés, le plus souvent orageux, se sont produits essentiellement en début et en fin de mois. Le cumul de précipitations a atteint 1,5 fois à 2,5 fois – localement – la normale, du sud de la Mayenne à l'Indre-et-Loire, sur le sud de la région parisienne et surtout sur la Nouvelle-Aquitaine, les Pyrénées-Orientales, le Cantal et la Haute-Loire. À l'inverse (En mathématiques, l'inverse d'un élément x d'un ensemble muni d'une loi de composition interne · notée multiplicativement, est...), les régions de l'Est de la Normandie, du Nord-Est (Le nord-est est la direction à mi-chemin entre les points cardinaux nord et est. Le nord-est est opposé au sud-ouest.) de la Bourgogne-Franche-Comté au Haut-Rhin, le centre de l'Auvergne-Rhône-Alpes, l'Allier, l'Occitanie et le sud de la Bretagne ont enregistré localement un déficit de 25 à 60 %. Sur le Nord (Le nord est un point cardinal, opposé au sud.) et le Pas-de-Calais, il a même atteint 40 à 80 %, voire localement plus sur la région PACA et la Corse (La Corse (Corsica en corse) est une île de la mer Méditerranée et une région française, ayant toutefois un statut spécial (officiellement...). En moyenne sur le mois et sur la France, la pluviométrie est proche de la normale.

L'évolution du niveau des nappes traduit une situation précoce de basses eaux en période estivale. Le déficit pluviométrique enregistré ces derniers mois sur une grande partie du territoire explique un taux de recharge déficitaire. Les premières pluies d'automne (L'automne est l'une des quatre saisons des zones tempérées. Elle se place entre l'été et l'hiver.) qui avaient commencé à engendrer un premier épisode de recharge n'ont pas perduré et la situation ne s'est pas améliorée au cours de l'hiver (L'hiver est une des quatre saisons des zones tempérées.). Au cours du printemps (Le printemps (du latin primus, premier, et tempus, temps, cette saison marquant autrefois le début de l'année) est l'une des quatre saisons des zones tempérées,...), les pluies ont été bénéfiques pour la végétation (La végétation est l'ensemble des plantes (la flore) sauvages ou cultivées qui poussent sur une surface donnée de sol, ou dans un milieu aquatique. On parle...) mais peu efficace pour assurer une recharge des nappes.

Le nombre de points en baisse (87%) a beaucoup augmenté au cours des deux derniers mois (59% fin avril 2017) et le nombre de points en hausse (4%) est désormais très réduit (il était de 24% fin avril 2017).

Sur l'ensemble (En théorie des ensembles, un ensemble désigne intuitivement une collection d’objets (les éléments de l'ensemble), « une multitude qui peut être comprise comme un tout », comme...) du territoire, les niveaux des nappes se situent autour de la moyenne voire plus hauts pour seulement 26% des points suivis, ils sont modérément bas à très bas pour les 74% restants.

Les pluies de la période novembre à avril qui, habituellement, permettent la recharge hivernale n'ont assuré que partiellement leur rôle de remplissage des nappes cette année.

Les niveaux des nappes fin juin 2017 sont en baisse pour 87% d'entre eux, stables pour 9% et en hausse pour les 4% restant.

En ce début de période estivale, un grand nombre de réservoirs (74%) affichent des niveaux modérément bas à très bas.

Dans le détail, concernant les niveaux, on note que 1% sont hauts ou très hauts, 7% modérément hauts, 18% autour de la moyenne, 31% modérément bas, 27% bas et 16% très bas.

Pour la plus grande partie du territoire, les niveaux des nappes sont inférieurs à la normale. Seuls deux secteurs présentent des niveaux moins déficitaires.

Parmi les nappes qui présentent les situations les plus favorables en période de basses eaux, dite période estivale, avec des niveaux autour de la moyenne, on ne peut citer que:

- Les aquifères karstiques des régions de Nîmes et Montpellier dont les niveaux sont toujours orientés à la baisse mais qui se situent encore globalement autour de la moyenne dans un contexte (Le contexte d'un évènement inclut les circonstances et conditions qui l'entourent; le contexte d'un mot, d'une phrase ou d'un texte inclut les mots qui l'entourent. Le...) de pluies proche de la normale pour ce mois de juin.

- La nappe des calcaires de Beauce au sud du Bassin parisien dont les niveaux, désormais en baisse, sont globalement autour des valeurs moyennes.

De nombreux secteurs présentent des situations moins favorables, avec des niveaux bas voire très bas par rapport aux moyennes, on peut citer par exemple:

- La nappe de la craie champenoise dont les points sont orientés à la baisse et qui présentent, pour un grand nombre d'entre eux, des niveaux bas.

- Toutes les nappes du bassin Adour-Garonne qui présentent des niveaux plus bas que la moyenne à cause d'une recharge hivernale réduite. Les niveaux sont globalement tous orientés à la baisse.

- Les aquifères de la vallée du Rhône, en aval de Lyon, qui présentent des niveaux orientés à la baisse et qui, dans leur grande majorité, sont bas voire très bas, en conséquence de la recharge hivernale déficitaire.

- La nappe des calcaires jurassiques de Lorraine dont tous les niveaux sont globalement bas et désormais orientés à la baisse.

Pour plus d'information voir:
La carte de France de la situation des nappes au 1er juillet 2017
Page générée en 6.444 seconde(s) - site hébergé chez Amen
Ce site fait l'objet d'une déclaration à la CNIL sous le numéro de dossier 1037632
Ce site est édité par Techno-Science.net - A propos - Informations légales
Partenaire: HD-Numérique