Etat des nappes d'eau souterraine au 1er septembre 2018
Publié par Redbran le 18/09/2018 à 12:00
Source: BRGM
Une partie encore importante des nappes phréatiques (41%) affichent un niveau modérément haut à très haut mais un peu plus d'un tiers d'entre elles (37%) affiche un niveau modérément bas à très bas.

Situation du niveau des nappes

Le niveau des nappes au 1er septembre 2018 est hétérogène d'une région à l'autre.

Une partie encore importante des nappes (41%) affichent un niveau modérément haut à très haut mais un peu plus d'un tiers d'entre elles (37%) affiche un niveau modérément bas à très bas. Le cinquième restant (22%) se situe dans la moyenne (La moyenne est une mesure statistique caractérisant les éléments d'un ensemble de quantités : elle exprime la grandeur qu'auraient chacun des membres de l'ensemble s'ils étaient tous identiques sans...). Cette situation (En géographie, la situation est un concept spatial permettant la localisation relative d'un espace par rapport à son environnement proche ou non. Il inscrit un lieu dans un cadre plus...), assez favorable pour cette époque de l'année (Une année est une unité de temps exprimant la durée entre deux occurrences d'un évènement lié à la révolution de la Terre autour du Soleil.), est liée à l'incidence notable de pluies qui se sont prolongées tard au printemps (Le printemps (du latin primus, premier, et tempus, temps, cette saison marquant autrefois le début de l'année) est l'une des quatre saisons des zones...). A l'exception de quelques secteurs, les niveaux de nappes se situent globalement au-dessus des niveaux généralement observés en fin d'été.

Tendance d'évolution du niveau des nappes

La tendance d'évolution du niveau des nappes traduit désormais la fin de la période des basses eaux avec, désormais seulement 11% des points encore stables mais déjà 6% de points en hausse, ce qui est assez normal pour cette fin de période estivale. Le nombre (La notion de nombre en linguistique est traitée à l’article « Nombre grammatical ».) de points dont la tendance d'évolution est orientée à la baisse a un peu diminué au 1er septembre à 83% (pour 89% au 1er août). Cette situation traduit la tendance qui s'amorce d'une reprise des recharges d'automne (L'automne est l'une des quatre saisons des zones tempérées. Elle se place entre l'été et l'hiver.).

La situation des nappes au 1er septembre 2018 traduit la période de bascule (Une bascule ou un basculeur est un circuit intégré logique doté d'une sortie et d'une ou plusieurs entrées. La sortie peut être au niveau logique 0 ou 1. Les changements d'état de la sortie sont déterminés par...) entre la période des basses eaux et la période des futures recharges automnale. Cette situation est très habituelle à cette époque de l'année.


La pluviométrie de l'été 2018 a été contrastée. Malgré un mois (Le mois (Du lat. mensis «mois», et anciennement au plur. «menstrues») est une période de temps arbitraire.) d'août globalement peu arrosé hormis des Cévennes à la région Provence-Alpes-Côte-D'azur et en Corse (La Corse (Corsica en corse) est une île de la mer Méditerranée et une région française, ayant toutefois un statut spécial (officiellement « collectivité territoriale de...), les précipitations de cet été ont été excédentaires sur l'est de la Bretagne et les Pays (Pays vient du latin pagus qui désignait une subdivision territoriale et tribale d'étendue restreinte (de l'ordre de quelques centaines de km²), subdivision de la civitas...) de la Loire, le sud (Le sud est un point cardinal, opposé au nord.) de l'Aquitaine et de Midi-Pyrénées ainsi que sur les régions méditerranéennes. Elles ont en revanche été déficitaires des côtes normandes aux frontières du Nord (Le nord est un point cardinal, opposé au sud.) et du Nord-Est (Le nord-est est la direction à mi-chemin entre les points cardinaux nord et est. Le nord-est est opposé au sud-ouest.) ainsi que sur le centre du pays. Ce déficit associé aux fortes températures a ainsi contribué à un assèchement important des sols sur le quart nord-est du pays. En moyenne, sur la France et sur la saison (La saison est une période de l'année qui observe une relative constance du climat et de la température. D'une durée d'environ trois mois (voir le tableau Solstice et Équinoxe ci-dessous), la saison joue un rôle...), la pluviométrie est à ce jour (Le jour ou la journée est l'intervalle qui sépare le lever du coucher du Soleil ; c'est la période entre deux nuits, pendant laquelle les rayons du Soleil éclairent le ciel. Son début (par...) légèrement déficitaire.

L'évolution du niveau des nappes traduit globalement la fin progressive de la période des basses eaux. La tendance à la baisse des niveaux est encore très généralisée mais un certain nombre de point (Graphie) repart à la hausse. Cette situation est assez habituelle pour cette période de fin d'été. Le bénéfice des pluies des premiers mois de l'année 2018, depuis janvier et jusque tardivement en juin, puis des orages d'été, reste encore significatif avec un effet de recharge des nappes qui reste positif.

Au 1er septembre 2018, le nombre de points en baisse (83%) est en léger recul par rapport au 1er août 2018 (89%). Le nombre de points stables ou en hausse (17%) est reparti à la hausse (12% au 1er août). Cela marque la période de bascule entre basses eaux et reprise des recharges d'automne.

Sur l'ensemble (En théorie des ensembles, un ensemble désigne intuitivement une collection d’objets (les éléments de l'ensemble), « une multitude qui peut être...) du territoire (La notion de territoire a pris une importance croissante en géographie et notamment en géographie humaine et politique, même si ce concept est utilisé par d'autres sciences...), les niveaux des nappes se situent autour (Autour est le nom que la nomenclature aviaire en langue française (mise à jour) donne à 31 espèces d'oiseaux qui, soit appartiennent au genre Accipiter, soit constituent les 5 genres...) de la moyenne voire plus hauts pour environ les deux tiers des points suivis (63%), ils sont modérément bas à très bas pour les 37% restants.

Les effets de la période de recharge hivernale (octobre 2017 à mai 2018) qui s'est même prolongée en juin, et des pluies d'été (orages) ont été significatifs pour de nombreux secteurs. Les pluies des premiers six mois de l'année 2018 ont compensé le déficit de la fin d'année 2017 et la période estivale n'a pas posé, globalement, de problèmes important de gestion des nappes.

Les niveaux des nappes fin août 2018 sont en baisse pour 83% d'entre eux, stables pour 11% et en hausse pour les 6% restant.

En cette fin de période estivale, après la période active de la recharge hivernale et de printemps, un nombre important de réservoirs (41%) affichent encore des niveaux modérément hauts à très hauts.

Dans le détail, concernant les niveaux, on note que 17% sont très hauts ou hauts, 24% modérément hauts, 22% autour de la moyenne, 21% modérément bas et 16% bas à très bas.

Pour une grande partie du territoire (63%), les niveaux des nappes sont égaux ou supérieurs à la moyenne. Quelques secteurs présentent cependant des niveaux moins favorables.

Parmi les nappes qui présentent les situations les plus favorables en cette période, avec des niveaux autour de la moyenne, voire plus haut on peut citer:

- Les différentes nappes du bassin Adour-Garonne dont les niveaux présentent quelques variations selon les secteurs mais qui se situent globalement, pour beaucoup, au-dessus des valeurs moyennes.

- La plus grande partie des nappes du Bassin parisien (Le Bassin parisien est, au sens restreint, un bassin versant de la Seine qui entoure Paris. Au sens large, c'est une région géologique sédimentaire comprenant tout le centre-nord de la France,...) dont les niveaux présentent, après plusieurs mois de pluies marquées, une tendance générale à la baisse pour la plupart mais avec des valeurs toujours moyennes voire modérément hautes.

- Les aquifères karstiques des régions de Montpellier et de Nîmes dont les niveaux confirment leur orientation (Au sens littéral, l'orientation désigne ou matérialise la direction de l'Orient (lever du soleil à l'équinoxe) et des points cardinaux (nord de la boussole) ;) à la baisse mais qui sont hauts voire très hauts pour cette période de l'année.

- Les nappes de la région Corse qui présentent des niveaux certes orientés à la baisse mais encore très hauts. Les épisodes pluvieux des derniers mois, et notamment les plus récents, ont induit (L'induit est un organe généralement électromagnétique utilisé en électrotechnique chargé de recevoir l'induction de l'inducteur et de la...) une dynamique (Le mot dynamique est souvent employé désigner ou qualifier ce qui est relatif au mouvement. Il peut être employé comme :) de recharge significative.

Plusieurs secteurs présentent des situations moins favorables, avec des niveaux moyens voire bas par rapport aux moyennes, on peut citer par exemple:

- Les aquifères des secteurs amonts de la Région PACA qui présentent des niveaux modérément bas à cause d'une recharge hivernale assez réduite. Certains points ont bénéficié de pluies récentes mais les effets de cette recharge tardive sont très limités.

- Les aquifères de la vallée (Une vallée est une dépression géographique généralement de forme allongée et façonnée dans le relief par un...) du Rhône (Le Rhône est un fleuve d'Europe. Long de 812 kilomètres, il prend sa source, dans le glacier du Rhône, à Gletsch, en Suisse, à l'extrémité est du canton du Valais, dans les...), en amont et en aval de Lyon, qui présentent des niveaux le plus généralement orientés à la baisse. Les niveaux sont, pour beaucoup d'entre eux, bas voire très bas, à cause d'un cumul de pluies faible depuis le début d'année.

- La nappe de la plaine (Une plaine est une forme particulière de relief, c'est un espace géographique caractérisé par une surface topographique plane, avec des pentes...) d'Alsace dont les niveaux, orientés à la baisse sont, globalement, assez bas. Ce secteur, comme une grande partie du nord-est du territoire, n'a pas bénéficié d'épisodes pluvieux récents.

Pour plus d'information: Télécharger la carte de France de la situation des nappes au 1er septembre 2018

A propos du BRGM

Le BRGM, Bureau de recherches géologiques et minières, placé sous la tutelle du ministère de l'Enseignement (L'enseignement (du latin "insignis", remarquable, marqué d'un signe, distingué) est une pratique d'éducation visant à développer les connaissances d'un...) supérieur, de la Recherche (La recherche scientifique désigne en premier lieu l’ensemble des actions entreprises en vue de produire et de développer les connaissances scientifiques. Par extension métonymique, la recherche scientifique désigne également le...) et de l'Innovation, du ministère de la Transition écologique et solidaire, et du ministère de l'Economie est l'établissement public (En droit français, un établissement public est une personne morale de droit public, disposant d'une certaine autonomie administrative et financière (contrairement à...) de référence pour gérer les ressources et les risques du sol et du sous-sol. Il remplit diverses missions: recherche scientifique (La recherche scientifique désigne en premier lieu l’ensemble des actions entreprises en vue de produire et de développer les connaissances scientifiques. Par extension métonymique, la recherche scientifique désigne...), appui aux politiques publiques, recherche partenariale en tant qu'Institut (Un institut est une organisation permanente créée dans un certain but. C'est habituellement une institution de recherche. Par exemple, le...) Carnot, coopération internationale et aide au développement, prévention (La prévention est une attitude et/ou l'ensemble de mesures à prendre pour éviter qu'une situation (sociale, environnementale, économique..) ne se dégrade, ou qu'un accident, une...) et sécurité minière, formation supérieure. C'est le service géologique national français.
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