🧬 Les humains sont encore en pleine Ă©volution naturelle

Restez toujours informé : suivez-nous avec Google (cliquez sur ☆)

Il serait tentant de croire que l'Ă©volution humaine a marquĂ© le pas depuis que nos ancĂȘtres ont quittĂ© l'Afrique il y a 300 000 ans. Pourtant, une nouvelle Ă©tude basĂ©e sur de l'ADN ancien dĂ©voile une tout autre rĂ©alitĂ©.

En analysant le génome de prÚs de 16 000 individus ayant vécu en Eurasie occidentale sur plus de 10 000 ans, des chercheurs ont mis en évidence que la sélection naturelle a continué a se poursuivre de maniÚre trÚs active jusqu'à aujourd'hui.

L'équipe a assemblé un jeu de données colossal, combinant de l'ADN nouvellement extrait de plus de 10 000 restes anciens avec des milliers de génomes déjà publiés. Cette richesse de données a permis de détecter des changements subtils dans la fréquence des gÚnes, invisibles avec des échantillons plus petits. Des méthodes informatiques avancées ont ensuite distingué les véritables signaux de sélection d'autres influences comme les migrations ou les fluctuations aléatoires.

Les échantillons testés montrent que la sélection naturelle a favorisé 479 variants génétiques devenus plus ou moins fréquents au fil du temps. Beaucoup sont liés à des caractéristiques actuelles: peau claire, cheveux roux, résistance à certaines infections ou risque réduit de maladies auto-immunes.

L'étude montre aussi que la sélection s'est intensifiée avec l'essor de l'agriculture. Les nouveaux régimes et modes de vie ont créé des pressions différentes. Par exemple, des gÚnes liés à la tuberculose ou à la sclérose en plaques ont vu leur fréquence se modifier au fil du temps. Plus de 60 % des variants identifiés sont associés à des traits toujours actuels.

Étonnamment, certains variants augmentant le risque de maladie cƓliaque (maladie intestinale chronique auto-immune) se sont aussi rĂ©pandus aprĂšs l'avĂšnement de l'agriculture.

Pour la suite, les chercheurs ont rendu leurs donnĂ©es et mĂ©thodes publiques. Ils prĂ©voient d'appliquer la mĂȘme approche Ă  d'autres rĂ©gions et pĂ©riodes plus anciennes. Cela pourrait rĂ©vĂ©ler si des pressions sĂ©lectives similaires ont agi sur les groupes humains Ă  travers le globe. Ces travaux pourraient aussi aider Ă  identifier de nouveaux facteurs de maladie, amĂ©liorant la prĂ©diction des risques et les traitements.