Un hydrogel injectable et dégradable pour réparer le cerveau
Publié par Adrien le 30/01/2019 à 08:00
Source: CNRS INC
Comment combler la cavité lésionnelle créée dans le cerveau à la suite d'un accident vasculaire cérébral ? Les scientifiques de l'Institut de chimie radicalaire d'Aix-Marseille(CNRS/AMU), en collaboration avec des chercheurs de l'Institut (Un institut est une organisation permanente créée dans un certain but. C'est habituellement une institution de recherche. Par exemple, le Perimeter Institute for Theoretical Physics est un tel institut.) des sciences du mouvement(CNRS/AMU) et de l'Institut de neurobiologie de la Méditerranée(Inserm / AMU), ont développé un matériaux (Un matériau est une matière d'origine naturelle ou artificielle que l'homme façonne pour en faire des objets.) biocompatible capable d'améliorer la récupération des séquelles d'un AVC. De plus, cet "hydrogel" a l'immense avantage de pouvoir être injecté sans chirurgie (La chirurgie est une technique médicale consistant en une intervention physique sur les tissus, notamment par incision et suture. Un médecin spécialisé dans cette discipline est un chirurgien....).


© Thomas Trimaille

Parmi 130 000 victimes annuelles d'un accident vasculaire cérébral (Un accident vasculaire cérébral (AVC), parfois appelé « attaque cérébrale », est un déficit neurologique soudain d'origine vasculaire.), 90 000 survivent mais un tiers de ces personnes souffrent de lourdes séquelles. En effet, un AVC laisse une cavité dans le cerveau (Le cerveau est le principal organe du système nerveux central des animaux. Le cerveau traite les informations en provenance des sens, contrôle de nombreuses fonctions du corps, dont la motricité volontaire, et...) ce qui induit (L'induit est un organe généralement électromagnétique utilisé en électrotechnique chargé de recevoir l'induction de l'inducteur et de la transformer...) des déficits moteurs (Un moteur est un dispositif transformant une énergie non-mécanique (éolienne, chimique, électrique, thermique par exemple) en une énergie mécanique ou...) et cognitifs. Ces déficits sont aujourd'hui palliés par des séances de kinésithérapie mais la récupération ne peut être complète. Dans ce contexte (Le contexte d'un évènement inclut les circonstances et conditions qui l'entourent; le contexte d'un mot, d'une phrase ou d'un texte inclut les mots qui l'entourent. Le concept de contexte issu traditionnellement de l'analyse...), l'Institut de chimie (La chimie est une science de la nature divisée en plusieurs spécialités, à l'instar de la physique et de la biologie avec lesquelles elle partage des espaces d'investigations communs ou proches.) radicalaire, en collaboration avec des chercheurs de Luminy (Institut des sciences du mouvement et de l'Institut de neurobiologie de la Méditerranée), a développé un matériau (Un matériau est une matière d'origine naturelle ou artificielle que l'homme façonne pour en faire des objets. C'est donc une matière de base...) biocompatible capable de combler cette cavité lésionnelle cérébrale.

Contrairement à un implant conventionnel pour lequel une lourde chirurgie serait nécessaire, ce biomatériau liquide (La phase liquide est un état de la matière. Sous cette forme, la matière est facilement déformable mais difficilement compressible.) à température (La température est une grandeur physique mesurée à l'aide d'un thermomètre et étudiée en thermométrie. Dans la vie courante, elle est reliée aux sensations de froid et de chaud,...) ambiante peut être directement injecté au niveau de la zone cérébrale touchée. Une fois injecté, le matériau change d'état pour devenir un gel sous l'effet de la température corporelle. Ce dernier va alors se dégrader au cours du temps (Le temps est un concept développé par l'être humain pour appréhender le changement dans le monde.) pour libérer de manière contrôlée des agents thérapeutiques dans le but de promouvoir la récupération motrice et cognitive.

Cette méthode d'administration pourrait devenir un atout clinique majeur pour le traitement de diverses pathologies cérébrales, en combinaison (Une combinaison peut être :) avec des séances de kinésithérapie. En effet, l'injection (Le mot injection peut avoir plusieurs significations :) de cet hydrogel permet de contourner la barrière hémato-encéphalique, qui sépare le système sanguin du cerveau et qui est connue pour limiter l'acheminement des agents thérapeutiques au cerveau. Dernier avantage de la méthode des scientifiques marseillais, l'injection réduit les quantités d'agents thérapeutiques et, de fait, diminue les risques d'effets secondaires.

Références

Vincent Pertici, Caroline Pin-barre, Claudio Rivera, Christophe Pellegrino, Jeröme Laurin, Didier Gigmes &Thomas Trimaille.
Degradable and injectable hydrogel for drug delivery in soft tissues
Bio Macromolécules 12 novembre 2018
DOI: 10.1021/acs.biomac.8b01242
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