Une IA révèle un nouvel antibiotique, capable de détruire le staphylocoque doré multirésistant

Publié par Redbran le 09/04/2024 à 08:00
Source: Nature
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La recherche scientifique vient de franchir un pas significatif dans la lutte contre les bactéries résistantes aux antibiotiques, grâce à l'intelligence artificielle (IA).

Des scientifiques du Massachusetts Institute of Technology (MIT) ont mis en lumière une nouvelle classe de composés capables de vaincre le Staphylococcus aureus résistant à la méticilline (MRSA), responsable de plus de 10 000 décès annuels aux États-Unis. Leur recherche, publiée dans la revue Nature, démontre l'efficacité de ces composés tant dans des cultures de laboratoire que dans des modèles de souris infectées. Ces composés affichent également une faible toxicité pour les cellules humaines, faisant d'eux de précieux candidats-médicaments.


Des chercheurs du MIT ont utilisé une IA pour découvrir des composés capables d'éliminer le staphylocoque doré multirésistant, une bactérie mortelle, tout en étant sûrs pour les cellules humaines.
Image Wikimedia

Ce succès repose sur l'utilisation du deep learning, un type d'intelligence artificielle, qui a permis d'identifier des structures chimiques associées à une activité antimicrobienne parmi des millions de composés. Une innovation clé de cette étude réside dans la capacité des chercheurs à comprendre les informations utilisées par le modèle d'IA pour prédire la puissance antibiotique des molécules, facilitant ainsi la conception de nouveaux médicaments potentiellement plus efficaces.

Le projet Antibiotics-AI du MIT, dirigé par James Collins, vise à découvrir de nouvelles classes d'antibiotiques capables de lutter contre sept types de bactéries mortelles sur une période de sept ans. Les résultats prometteurs de cette recherche ouvrent des perspectives enthousiasmantes pour le développement de traitements innovants contre le staphylocoque doré multirésistant, une bactérie causant des infections cutanées ou des pneumonies.

Les composés identifiés semblent agir en perturbant la capacité des bactéries à maintenir un gradient électrochimique essentiel à de nombreuses fonctions cellulaires.

Les chercheurs ont partagé leurs découvertes avec Phare Bio, une organisation à but non lucratif, pour approfondir l'analyse des propriétés chimiques et l'utilisation clinique potentielle de ces composés. En parallèle, le laboratoire de James Collins continue de développer des candidats médicaments supplémentaires, illustrant l'impact transformateur de l'IA dans la découverte de nouveaux antibiotiques.
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