Cesser de fumer: les bénéfices à court et long terme sur la santé

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En raison des nombreux produits chimiques nocifs présents dans la cigarette, toute consommation de tabac, aussi minime soit-elle, s'avère dangereuse et susceptible d'endommager le système cardiovasculaire. Cependant, dès les vingt premières minutes où l’on s’abstient d’en griller une, les effets bénéfiques sur la santé se font déjà sentir. Une raison de plus d’écraser pour de bon.

Photo: Martin Blache - UdeS

Si le lien entre le tabagisme et les maladies pulmonaires semble évident pour bien des gens, celui l’associant aux maladies du coeur l’est un peu moins. C’est pourtant le facteur de risque le plus important de maladies cardiovasculaires, que l’on n’en fume qu’une à l’occasion ou que l’on soit du côté des plus invétérés.

Seulement une ? Une de trop!

« Une seule cigarette est une cigarette de trop ! », affirme sans ambages le professeur-chercheur en cardiologie au Département de médecine de la Faculté de médecine et des sciences de la santé Warner Mampuya, aussi responsable du programme de prévention et réadaptation cardiovasculaires du CIUSSS de l’Estrie-CHUS.

Il précise que toute inhalation de fumée peut instantanément engendrer un risque de spasme artériel. Ce rétrécissement brutal de l'artère entraîne alors une diminution du flux sanguin des artères, ce qui peut notamment causer une ischémie. Une ischémie est un arrêt ou une diminution de l'apport sanguin artériel dans un tissu ou un organe.

Le professeur-chercheur Warner Mampuya est responsable du programme de prévention et réadaptation cardiovasculaires du CIUSSS de l’Estrie-CHUS.Photo: Martin Blache - UdeS

Le fait de fumer endommage le coeur et les vaisseaux, en plus d'entraîner la formation de dépôts lipidiques dans les artères, contribuant à leur rétrécissement et leur obstruction éventuelle. Le risque d’infarctus et d’accidents vasculaires cérébraux s'en trouve augmenté: "Fumer, c'est une atteinte de tout le système cardiovasculaire !"

Une étude à long terme portant sur 12 000 femmes a par ailleurs démontré que le fait de ne fumer qu'entre 1 et 4 cigarettes par jour doublait le risque de décès causé par une crise cardiaque.

Des bénéfices immédiats à ne pas fumer

Sur une note plus encourageante, le spécialiste de la santé cardiovasculaire a de bonnes nouvelles pour les personnes qui souhaiteraient profiter de la Semaine pour un Québec sans tabac pour enfin cesser de fumer: "Les bénéfices à court terme sont fascinants, c’est très encourageant !"

Quelques effets à court terme lorsqu'on cesse de fumer:

  • Après 20 minutes: retour au niveau de base des chiffres de tension artérielle et de rythme cardiaque.
  • Après 8 heures: normalisation de l'oxygénation des cellules, diminution de moitié du taux de monoxyde de carbone dans le sang et réduction du risque de spasme coronaire.
  • Après 24 heures: début de diminution du risque d'infarctus, élimination de la nicotine dans l'organisme et évacuation du mucus et des résidus de fumée dans les poumons.
  • Après 48 heures: amélioration du goût, de l'odorat et de la qualité du sommeil.
  • Après 72 heures: augmentation de l'énergie, relâchement des bronches: respirer devient plus facile.

Puis, un an après la dernière cigarette, le risque d'accident vasculaire cérébral devient équivalent à celui d'une personne n'ayant jamais fumé. Le risque d'infarctus du myocarde est ainsi diminué de moitié.

À plus long terme, une personne qui a renoncé à la cigarette depuis 5 ans voit même son risque de développer un cancer du poumon divisé par 2, et son risque d'infarctus du myocarde équivalent à celui de quelqu’un qui n’a jamais fumé.

Après 15 ans d'abstinence, le risque de décès n'est pas plus élevé que celui d'une personne non-fumeuse. Leur espérance de vie redevient donc identique, particulièrement chez les personnes ayant arrêté tôt de fumer: "Peu importe le nombre d’années qu’une personne est fumeuse, le fait de renoncer à la cigarette améliorera grandement sa santé cardiovasculaire et pulmonaire. C'est vraiment bénéfique." (Pr Warner Mampuya.)

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POB

J'avais été gazée en mai-juin 1968 et il m'était devenu impossible de fumer mes Gauloises habituelles, la moindre bouffée me faisant suffoquer. 1er arrêt de la clope à 20ans, ayant commencé à 17ans. L'effet bénéfique fut flagrant : je ne m'essoufflais plus dans un slalom et je pouvais cavaler en montagne, m'attaquant aux "horaires" célèbres de Lachenal (j'ai toujours échoué), j'étais increvable. Reprise de la clope au printemps 1974 (des Troupes d'origine militaire) et arrêt définitif le 14 août 1974, à 26ans, suite à un terrible accident de montagne qui me fit sentir la mort de très près. Je n'ai jamais plus fumé et la fumée des autres m'est vite devenue insupportable, induisant un violent et douloureux stress respiratoire. Ce stress n'a fait qu'empirer au fil des années et même en plein air je me mets automatiquement en apnée quand je me trouve sous le vent d'un fumeur, le maudissant et le vouant aux gémonies. Curieusement, cette réaction ne se présente pas de la même manière avec la fumée de pipe, j'en déduis que le papier des cigarettes produit un toxique spécifique intervenant dans mon allergie. C'est ma seule allergie. Je ne supporte pas non plus la fumée de cigare, quelle qu'en soit la "qualité" et quand je fumais, dans ma jeunesse, je ne la supportais déjà pas, peut-être du fait de sa densité.

La loi Evin resta lettre morte pendant 15ans (sans doute à cause de Chirac) et c'est Sarko qui la fit appliquer, je lui en serai toujours reconnaissante bien que par ailleurs cet individu soit - de mon point de vue - absolument nuisible et malfaisant.
Pouvoir à nouveau aller boire une bière ou diner au restaurant, quel pied !
:bieres: