Des étoiles à neutrons plus petites et plus massives

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Des chercheurs du Centre d'Etude Spatiale des Rayonnements de Toulouse viennent d'observer trois étoiles à neutrons avec le satellite XMM-Newton de l'ESA. Ils en ont déduit que ces étoiles à neutrons pourraient être plus massives que prévues, et que leur coeur pourrait être éventuellement constitué de quarks.

A gauche étoile à neutrons dont l'intérieur est constitué de neutrons,
les quarks étant les éléments constitutifs des neutrons.
A droite "étoiles à neutrons" dont l'intérieur est constitué de quarks

Mieux comprendre la structure interne des étoiles et comparer les modèles avec les observations pour valider ou faire évoluer ces modèles, tel est l'un des enjeux en astrophysique. Parmi ces étoiles, l'étoile à neutrons constitue un des objets posant de nombreux problèmes quant à sa structure interne. Les étoiles à neutrons sont les restes de l'explosion d'une supernova. Les modèles prévoient l'effondrement de la matière centrale et la constitution d'un objet dense ayant environ une masse solaire et 10 kilomètres de diamètre. A ces densités extrêmes, la physique prévoit que le coeur des étoiles à neutrons pourrait éventuellement contenir au-delà des simples neutrons, des particules exotiques, comme des pions, des kaons, ou même des quarks.

Des chercheurs du CESR de Toulouse (UMR, CNRS, Université Paul Sabatier, Observatoire Midi-Pyrénées), viennent d'analyser le rayonnement X provenant de trois étoiles à neutrons en utilisant le satellite XMM-Newton de l'ESA. Ces trois étoiles à neutrons se situent à l'intérieur de trois amas globulaires (Omega Centauri, M13, NGC 2808) dont on connaît parfaitement la distance. La connaissance de la distance précise de l'objet étudié est indispensable pour contraindre les paramètres macroscopiques. L'analyse spectrale du rayonnement X provenant de la surface de l'étoile fournit des indicateurs qui, introduit dans des modèles numériques, permettent de contraindre la masse et le rayon de l'étoile à neutrons. Il s'avère que les trois étoiles à neutrons observées sont plus petites et plus massives que ce qui était prévu par les modèles classiques. Elles ont des masses pouvant aller jusqu'à 2,4 masses solaires pour des rayons supérieurs à 8 km. Ces contraintes sont compatibles uniquement avec les modèles les plus récents, prévoyant que le coeur des étoiles à neutrons est composé de neutrons, ou de manière plus inattendue de quarks.

Ces résultats devront être confirmés par de futures observations, mais ils constituent une avancée significative vers la connaissance de ce qu'est la matière à des densités extrêmes : un problème qui intéresse aussi bien les astrophysiciens que les physiciens des particules.

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Maulus

je remets ça sur le tapis mais, on a ici une force de gravitation extreme qui pour une fois n'est plus négligeable face aux forces de cohésions de l'atome !

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cisou9

L'atome se désagrège en particules élémentaire les quarks. :D

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fffred

maulus : forces de cohésion de l'atome oui, mais pas vraiment du noyau, ...

AL
alpacks

moi ce qui me frappe c'est que la matière solide (liquide ou gazeuse peu importe) existe sous une autre forme qu'atome et ion !

car ce ne sont pas des atomes et meme pas vraiment des noyaux d'atomes ...

et je trouve ça bien halucinant que ça ait une forme solide ultra condensé pesant des tonnes au cm3 ...

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Maulus

fffred
maulus : forces de cohésion de l'atome oui, mais pas vraiment du noyau, ...

et bien si puisque on parle d'étoile à quark
pour moi on a ici un TN raté, un avorton. suffisement massif pour reduire la matière dans son état le plus primaire mais pas assez pour devenir "noir".

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bongo1981

Disons que ce ne sont pas vraiment des forces de cohésion (donc attractives) qui sont en cause.

Ici le problème est la gravitation qui est attractive, et qui tend à rapprocher les particules, et de l'autre, une force de pression répulsive, qui tend à contre balancer la gravitation pour stabiliser l'astre nouvellement formé. (pression de dégénérescence d'origine purement quantique).

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shaman

Pourquoi "dégénérescence" ? Cette (ces ?) force empêche la gravitation de simplement transformer toute matière en trou noir...

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bongo1981

Oui, c'est une pression provenant du principe d'exclusion de Pauli, qui empêche des particules identiques répondant à la statistique de Fermi-Dirac (fermions, particules de spin 1/2 comme la matière ordinaire), d'occuper le même état quantique.