Photosynthèse artificielle: un nouveau catalyseur qui change la donne

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Des chercheurs du département de chimie de l'Ecole royale polytechnique de Stockholm (KTH) ont mis au point un catalyseur moléculaire, à base de ruthénium, qui permet d'oxyder l'eau en oxygène et hydrogène à une vitesse comparable à celle de systèmes photosynthétiques naturels.

Dans le champ des énergies renouvelables, la recherche se concentre depuis plus de 30 ans sur la mise au point d'un processus de photosynthèse artificielle qui permettrait de développer l'utilisation de l'énergie solaire. Le problème central dans ce système qui utilise la lumière pour produire directement de l'hydrogène est la vitesse d'oxydation de l'eau, les catalyseurs connus étant toujours trop peu efficaces.

L'équipe de KTH a produit un catalyseur [Ru(bda)(isoq)2] qui accélère l'oxydation à une vitesse jusqu'ici jamais atteinte : la fréquence de production d'oxygène est supérieure à 300 molécules par site et par seconde. Ce résultat est pour la première fois comparable à la vitesse de la réaction dans des systèmes in vivo, qui va de 100 à 400 molécules par seconde. Ce record mondial ouvre de nouvelles perspectives pour l'énergie solaire ainsi que d'autres sources d'énergie renouvelable. Avec ce système, la lumière du soleil peut notamment être utilisée pour convertir le dioxyde de carbone en différents carburants tels que le méthanol.

Licheng Sun, professeur de chimie organique à KTH et co-auteur de l'article qui présente ce résultat estime que la vitesse atteinte grâce à ce catalyseur rend par exemple envisageable la création de grandes infrastructures dans le Sahara pour produire de l'hydrogène. Il pourrait aussi permettre la conversion de l'énergie solaire en électricité avec une efficacité bien supérieure à celle des meilleures technologies aujourd'hui disponibles sur le marché.

La prochaine étape est de rendre cette technologie accessible et donc compétitive par rapport aux carburants d'origine fossile. L'équipe poursuit son travail dans cette direction. Les recherches sont financées par la fondation Wallenberg et l'Agence suédoise de l'énergie.

KA
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Pas encore le graal énergétique, mais ça semble intéressant. Reste de multiples obstacles : rendement, durée de vie du catalyseur, coût des infrastructures, ... Puis le pb de l'hydrogène : très difficile à stocker et donc pas simple à utiliser.

Le vrai Graal serait de trouver des bactéries qui fabriquent directement un carburant plus facile à stocker, liquide ou éventuellement gazeux, du genre méthane, éthane, méthanol ou équivalent. Et ce, à partir de soleil, d'eau (pour l'hydrogène) et d'air (pour le carbone dans le CO2). Si ça utilise directement du carbone, c'est pas génial car cela veut dire qu'on continue à en injecter dans l'atmosphère (charbon => carburant liquide => CO2) ... Alors que si c'est CO2 (dans l'air) +eau => carburant liquide => rejet de CO2 + eau, on a gagné, plus de rejet de CO2 !
On aurait juste pris des éléments dans la nature, transformés en carburant liquide grâce au soleil, puis rejetés dans la nature => totalement écolo :-)

Leur approche n'en est pas loin (eau => hydrogène + oxygène grâce au Soleil, et quand on utilise l'hydrogène, ça redonne de l'eau). Donc écolo, sauf que l'hydrogène est très dur à exploiter : pour en transporter 1kg, il faut un réservoir de 100kg, et il y a souvent des fuites, c'est dangereux, etc ... Donc il faudrait transformer l'hydrogène en carburant de type butane avec du charbon (process lourd et coûteux en énergie), et qui utilise ... du charbon, qui finira en CO2 dans l'atmosphère ;-(. Peut mieux faire, mais c'est un bon début.