Qu'est-ce qui sonne le glas d'une période glaciaire ?

Alors qu'il était jusque-là couramment admis que la cause de la fin des périodes glaciaires qu'a connu notre planète est la précession des équinoxes, une étude menée par une équipe internationale comprenant un chercheur du Laboratoire Paléoclimatologie et Paléoenvironnements marins (EPHE(École pratique des hautes études) et EPOC/OASU) a permis de dater très précisément le début de l'avant-dernière déglaciation et de l'attribuer à une augmentation de l'obliquité de la Terre. Ce travail a été publié dans Science le 18 Septembre 2009.

Au cours du dernier million d'années, le climat de la Terre a subi de profondes modifications en raison des alternances, contrôlées par les variations des paramètres orbitaux de la Terre, entre périodes glaciaires, avec des calottes polaires s'étendant jusqu'à Londres et New York, et périodes interglaciaires comme celle que nous connaissons actuellement.

La plupart des paléoclimatologues pense que la fin des âges glaciaires est systématiquement causée par la précession des équinoxes, ce lent changement de direction de l'axe terrestre qui décrit un cône (une révolution en 26 000 ans environ) comme une toupie en rotation et qui est dû à la rotation de la Terre sur elle-même. Ce mouvement fait que la Terre est plus près du soleil, tantôt durant l'été de l'hémisphère nord (hiver de l'hémisphère sud) et pendant cette période l'hémisphère nord reçoit plus d'énergie solaire, tantôt durant l'été de l'hémisphère sud (hiver de l'hémisphère nord) et c'est l'hémisphère sud qui reçoit alors plus d'énergie solaire. Cette théorie stipule que c'est lorsque l'hémisphère nord est le plus fortement insolée que les déglaciations se produisent.

Cependant, une théorie alternative propose comme cause la plus probable de ces déglaciations le changement de l'angle d'inclinaison de l'axe de la Terre, ou obliquité. En effet, une augmentation de l'obliquité se traduit par un accroissement de l'énergie solaire annuelle moyenne reçue par les hautes latitudes des deux hémisphères, où les calottes polaires sont localisées.

La chronologie de ces changements orbitaux, précession et obliquité, qui ont des cyclicités différentes est connue précisément. En revanche, les déglaciations, qui sont identifiées dans les sédiments marins, sont difficiles à dater, ce qui a empêché jusqu'à présent de vérifier la théorie de la précession.

Une équipe internationale dirigée par Russell Drysdale de l'Université de Newcastle (Australie) et composée de chercheurs français, australiens, italiens, allemands et anglais s'est intéressée à la fin de la période glaciaire qui a précédé l'avant-dernière déglaciation. Elle a réalisé les analyses de trois stalagmites de la grotte de Corchia dans les Alpes italiennes, dont elle a combiné les résultats aux enregistrements paléoclimatiques obtenus précédemment par d'autres équipes à partir de plusieurs carottes marines de la marge ibérique et concernant la même période de temps.

Stalagmites de la grotte de Corchia.

Stalagmites de la grotte de Corchia.

Ces travaux antérieurs avaient permis d'accéder à des informations détaillées sur les évolutions du climat océanique de l'est de l'Atlantique Nord, du volume des calottes polaires, ainsi que du climat de la péninsule ibérique. Ils avaient notamment montré que les variations des températures océaniques de surface au large de la péninsule et les variations de végétation, de température et de précipitation sur la péninsule étaient synchrones.

L'analyse des variations du contenu en uranium et du rapport isotopique de l'oxygène enregistrées au cours des siècles par les stalagmites italiennes a permis respectivement de dater très précisément à - 141 000 ans le début de l'avant-dernière déglaciation et d'obtenir un enregistrement temporel très précis des variations de la quantité de précipitations dans le nord-ouest de l'Italie. Compte tenu du fait qu'actuellement, en Italie comme en Espagne, les précipitations dépendent directement du système dépressionnaire de l'Atlantique Nord et qu'il a été trouvé une synchronicité dans le passé entre température océanique et précipitations dans la région ibérique, les chercheurs ont comparé les variations de précipitations enregistrées et bien datées en Italie avec les variations de températures océaniques de la marge ibérique. Et cette comparaison montre qu'en effet elles sont corrélées de façon remarquable.

Cette bonne corrélation a alors permis de donner une chronologie précise aux événements climatique enregistrés dans les carottes, notamment aux variations de volume des glaces polaires, et ainsi de révéler que la sortie de l'avant-dernière période glaciaire coïncide non pas avec la précession des équinoxes, mais avec les variations de l'obliquité, et qu'elle met donc en jeu les deux hémisphères.

Ce mécanisme avait déjà été proposé, mais jusqu'à présent le manque de chronologie précise avait empêché de le tester. Ces nouveaux résultats infirment la théorie traditionnelle des âges glaciaires qui postule que les changements glaciaires-interglaciaires sont dus aux variations de l'énergie solaire reçue par les hautes latitudes de l'hémisphère nord.

FI
FIARLE

Est-ce que ces variations d'obliquité de l'axe de la terre ne pourrait pas expliquer, en partie, les variations des masses et des étendues glaciaires qui sont actuellement constatées dans l'arctique et l'antarctiques ?

BA
basstemperature

Dommage que le sujet n'évoque pas les 2 grandes glaciations totales de la terre, jusqu'a l'équateur dans les 2 fois ou c'est arrivé !

car bon, les glaciations dont ont parle ici, ne sont après tout que des glaciations très mineures a comparé ...

et il est possible que les glaciations mineures peuvent avoir aussi les mêmes causes dans certains cas, que les 2 grandes majeures qui elle sont dit a une réduction a peau de chagrin des GES

et oui l'histoire de la vie sur terre, mélée a l'histoire géologique de la sédimentation a révélé 2 énormes glaciations qui en plusieurs milliers d'années ont glacé la terre jusqu'a l'équateur, la vie terrestre (qui n'a existé qu'a la 2 ème, la 1 ère glaciation majeure a eu lieu quand la vie n'existait qu'en cyanobactérie) n'a eu aucun refuge dans les 2 cas, et la vie sous marine a pu survivre grace aux fumeurs noirs et volcans de surface

la première est du a une transformation de l'activité des cyanobactéries, qui ont appris pour la première fois a faire de la photosynthèse, on ne connait pas encore très bien qu'est ce qui a provoqué la transition, mais on sait une chose, a l'époque très peu de CO² était présent dans l'atmosphère, pourtant la terre était très chaude ! c'est du au fait que les première cyanobactéries avait produit des quantités formidable de méthane, le méthane était donc le principal GES de cette époque, et il induit une t° moyenne du globe a 25° au lieu de 15° aujourd'hui, les poles donc étaient tout les 2 entièrement libre de glace

c'est une modification des cyanobactéries qui leur a permis d'apprendre la photosynthèse et cesser de produire du méthane, qui changa radicalement les choses, a cette époque les variations d'axe de la terre avec une telle moyenne de t° ne pouvait même pas déclencher de refroidissement sensible, le méthane étant un GES trop efficace ...

les cyanobactéries, commèncèrent a consommer du CO² présent lui par contre dans les océans, et relachèrent de l'oxygène, une grande partie de cet oxygène n'a pas de suite réussi a sortir des eaux océaniques, qui étaient surchargés en fer dissout dans l'eau, cet oxygène déclencha le plus grand évenement sédimentaire de la planète : tout le fer des océans s'est mis a oxyder et ne pouvait plus etre dissout, il retomba sur les planchers océanique en d'épaisse couches qu'on retrouve aujourd'hui par exemple en australie dans les mines a ciel ouvert de fer les plus grandes (témoignages géologiques de cette période), le reste du fer a réussi a descendre profond dans le sous sol avec les intenses subductions des planchers océaniques et des mouvements intenses des continents sur des millions d'année : puis ont réussi a remonter sous une nouvelle forme : le minerai de fer métallique qu'on trouve de partout dans le monde (celui en australie est sous forme rouge sédimentaire entièrement oxydé donc différent)

quand tout le fer fut retombé en sédiment sur le plancher, enfin l'oxygène commença a sortir en bulle de di-oxygène, le taux monta de 1% a rapidement 5% de quoi commencer la combustion du méthane directement dans l'atmosphère la ou l'oxygène atteignait les concentrations suffisantes, heuresement qu'a cette époque la vie n'existait pas sur le sol hors océan, car elle aurait été brulé pendant des siècles de combustion du méthane !

jusqu'a ce que le taux de méthane tombe trop bas pour servir de GES, le résultat de la combustion le CO² se faisait trop rapidement aborber par les océans avec la prolifération des bactéries et le potentiel d'acidification possible (l'océan était basique, le CO² était capté en masse pour équilibrer par acidification et production intense de calcite)

c'est a ce moment qu'apparue la toute première glaciation : la terre n'avait jamais connu de glaciation avant cela ! tout les GES étaient retombés dans l'océan a cause de l'intense activité bactérienne ... la terre gela jusqu'a l'équateur et rapidement !

et c'est des épisodes d'épenchements volcanique intenses qui libérèrent plus tard assez de CO² en énorme quantité, pour amorcer un réchauffement qui libère la planète des glaces ! mais de ses premières glaciations resteront un témoin les premières calotte glacière permanentes aux poles, car le CO² ne pouvait pas etre aussi efficace que le méthane en GES, donc la moyenne chuta a 20° au lieu de 25° avec le méthane, suffisant pour laisser des calottes de glace aux poles même si plus petites qu'aujourd'hui

un deuxième épisode aura lieu plus tard, quand la vie apprendra a se servir du collagène, car le taux d'O² réussi a monter a 7-10% le taux nécessaire pour que le collagène soit possible a produire pour un organisme vivant, mais quand la vie a réussi a fabriquer le collagène la nouvelle catastrophe s'enchencha : les organismes grace au collagène sont devenu pluricellulaires, et ont commencé a proliférer comme jamais avec des longues chaines cellulaires qui formèrent le premier phytoplancton marin qui proliférent tellement que le CO² atmosphérique se vida entièrement, une fois de + les GES disparurent rapidement et une glaciation jusqu'au pole réussi a s'amorcer !

mais cette fois ci, la vie avait déja commencé a apparaitre sur le sol dur, c'est encore un nouvel épisode de volcanisme généralisé sur terre qui libérera des glaces ...crachant le CO² suffisant pour faire remonter les T° (sans GES des t° de -10°c étaient possible a l'équateur ! et - 120 aux poles !)

maintenant, dans l'histoire des glaciations mineures, ne serait il pas possible après tout que certaines ne soit pas du tout du au changement lent d'axe de rotation ? mais qu'il puisse etre possible que des proliférations innatendu de phytoplanctons puissent faire chuter le CO² de sorte a déclencher des glaciations modérées ?

alors qu'on sait que ce paramètre a failli par 2 fois faire disparaitre la vie s'il durait trop, en faisant chuter dramatiquement les GES, pourquoi ne serait il pas possible dans les épisodes plus récents de glaciation mineure ? je pense cette voie est sous estimée, après tout, il est possible que des conditions de proliférations des planctons océanique puisse a plusieurs reprise faire chuter de moitié le CO² et cela en quelques années ! on sait que l'équilibre de CO² quand l'homme n'existait pas, s'est fait entre l'absorption océanique, qui le sédimente, et le volcanisme constant mais modéré qui équilibre son taux ...

il suffit qu'il existe des périodes ou le planctons prolifère plus vite par de nouveaux facteurs, et que les volcans soit dans des épisodes plus faibles pour qu'une bonne glaciation jusqu'a la médithéranée s'amorce ... pour moi cela va de soit ...

VI
Victor

Moi j'adore les belles histoires de Sherlock Holmes... Le crime n'est jamais parfait parce qu'on a reconstitué la scène du crime même 2.5 milliards d'années après... C'est d'une telle logique que Conan Doyle ne renierait pas

WE
webpac

Bonjour tout le monde,

un reportage sur le phénomène terre boule de neige (ou la glaciation était totale) expliquait qu'une théorie pour la fin de cette glaciation venait des volcans qui émettaient du CO2 dans l'atmosphère. Ce CO2 s'accumulait et au fil du temps créait un effet de serre naturel qui arrêterait la glaciation.

De plus, une théorie dit que des extinctions massives d'animaux pourraient être dues à la traversée du soleil dans le plan de la galaxie, les dates coïncideraient, n'est-il pas possible que ce même phénomène pourrait rentrer en compte sur les fins des glaciations ?