Introduction

Yue Zhao
Photo : Michel Caron
La libération de médicament dans le corps de manière localisée apparaissait difficilement réalisable jusqu’à ce jour. Or, une équipe du Département de chimie de l’Université de Sherbrooke (Québec) vient de mettre le doigt sur une solution pour y parvenir : une lumière émise de l’intérieur du transporteur.
Faire voyager les médicaments en les dissimulant dans des cages et contrôler leur ouverture à distance grâce à la lumière : voilà qui résume les travaux de l’équipe de Yue Zhao, du Département de chimie de la Faculté des sciences. Ces cages, aussi appelées «porteurs photosensibles», sont déverrouillées à l’aide de rayons de lumière. Leur dimension ne dépasse pas l’ordre du nanomètre, ce qui est environ mille fois moindre que l’épaisseur d’un cheveu.
Avec ce type de dispositif, on évite que le traitement ne soit absorbé par d’autres organes avant d’arriver à destination, le porteur agissant comme une cage protectrice. Le remède sera donc plus efficace, ce qui permettra de minimiser le dosage à administrer au patient. L’utilisation de ces petites cages ouvre aussi la voie à une toute nouvelle génération de médicaments, qu’on considérait jusqu’à maintenant comme trop «fragiles» pour parvenir au site à traiter.

