Solar Impulse: un projet de planeur solaire

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Le 6 novembre 2009, le prix de recherche de Brunswick a été attribué aux chercheurs Dr. Bertrand Piccard et André Borschberg afin de récompenser les efforts de recherche des deux équipes internationales pionnières dans le domaine du vol solaire. Leur projet Solar Impulse, un avion alimenté uniquement avec de l'énergie solaire, sans carburant ni émissions de déchets, établit de nouveaux critères pour un avenir mobile durable basé à partir de sources d'énergie alternatives. L'appareil de démonstration est en construction depuis juin 2009. L'objectif ultime du projet est un tour du monde d'ici 2011 ou 2012, sans aucune autre énergie que celle du soleil, recueillie par les 200 mètres carrés de cellules photovoltaïques recouvrant les ailes. Le Centre allemand de recherche aérospatiale DLR a contribué grandement au développement de cet avion visionnaire.

L'avion Solar Impulse représente, de par sa large envergure (63,4m) et sa construction légère, (1.600 kg) un important défi en termes de manoeuvrabilité et de capacité de charge. Pour sonder les limites de maniabilité de Solar Impulse, une simulation a été effectuée à l'institut DLR de technique d'écoulement à Brunswick dans la plus grande unité centrale de traitement en aérodynamique d'Allemagne. Les chercheurs ont déterminé entre autres la portance et les efforts latéraux susceptibles d'opérer sur l'avion.

Distribution de la pression à l'aide de lignes de courant
sur la surface du prototype de Solar Impulse

La grande envergure de la voilure représente le principal défi. Dans une simulation numérique, l'écoulement de l'air sur l'avion devait être calculé avec 30 millions de points. A cause de la grande envergure et de la vitesse en vol réduite à 70 km/h, les rafales de vent jouent un rôle plus important que pour les avions commerciaux classiques, plus rapides. En cas de rafale, l'avion peut plus facilement être amené en position inclinée, position à partir de laquelle il se doit d'être de nouveau rapidement manoeuvrable. L'avion étant dirigé sans commande hydraulique ou électrique, donc au seul effort au manche du pilote, il est particulièrement important de conserver des efforts de commande faibles tout en gardant l'effort de contrôle nécessaire.

L'institut DLR d'aéroélastique à Göttingen compte parmi les instituts phares dans le domaine des tests de mécanique vibratoire, partie intégrante du programme de tests des prototypes d'avions. A cause de l'extrême légèreté de l'avion Solar Impulse, les tests de vibration ont été menés de façon originale : l'avion était posé sur une rotule, et les ailes et les unités de commande maintenues avec des câbles en caoutchouc, afin de stabiliser le positionnement.

L'extrême légèreté représente aussi un défi particulier pour les scientifiques de Göttingen, surtout à cause de l'envergure des ailes: 63,4 mètres, comparable à celle des avions commerciaux. Les fréquences de vibration sont nettement inférieures à celles des appareils classiques, à la limite du mesurable : elles sont nettement inférieures à 1 Hz, alors que pour les avions commerciaux elles sont presque 2 fois plus élevées. Selon le Dr. Marc Böswald, qui mène les tests de vibration, les institutions de recherches capables de mener ce genre de mesures sont rares - l'Institut d'aéroélastique de Göttingen se trouve être lui-même la seule en Europe.

Le DLR continuera à l'avenir à soutenir le projet Solar Impulse. Un essai de vibration supplémentaire sera mené au cours de l'année à venir. Ensuite, les chercheurs étudieront entre autres l'influence des nombreuses cellules solaires et du contrôle des propriétés de vibration. Ces cellules solaires n'étaient pas installées lors des premiers essais de vibration. Si les tests sont un succès, un vol d'essai devrait être effectué au printemps 2010. L'appareil et son pilote devrait rester 36 heures en l'air. L'énergie solaire accumulée durant la journée, emmagasinée dans des batteries au lithium-ion, assurera l'alimentation des moteurs durant la nuit. Après un premier vol à succès, l'Institut DLR de technique des systèmes de vol de Brunswick pourrait soutenir le projet grâce à une identification des systèmes et des analyses dynamiques. Ainsi les connaissances des propriétés de vol et de la manoeuvrabilité de cet appareil volant inhabituel pourraient être approfondies.

AL
Aldaux

Ce n'est pas le premier prototype d'avion solaire mais il semble que pour celui-là les essais soient un peu plus poussés.
Questions : quel est l'intérêt de voler à 70km/h avec un tel engin ? quel peut-être le plafond pour ce type d'avion ?
Il y a certes l'activité thermique qui aide au vol, mais pas partout, et par vent de face ce doit être assez stressant.

Un paramoteur avec une voile de parapente et un moteur électrique vole à 35km/h et pèse nettement moins, ne coûte pas grand chose et décolle partout, se pose partout, est très manoeuvrant, et on peut voler à deux.

Les aspects pratiques de Solar Impulse amènent naturellement l'index à tapoter la tempe, en même temps qu'on aimerait bien que les concepteurs réussissent à le faire fonctionner correctement.
J'ai tendance à être très sceptique, excusez-moi.

GR
griffaurel

Il n'est pas évident que cet avion représente, en l'état, l'avenir du transport aérien. C'est clair.
Mais c'était aussi la cas de l'avion des frères Wright ou de la chauve souris à vapeur d'Ader.
Prouver que c'est possible, c'est déjà pas mal.
Et en admettant que les rendements des capteurs photovoltaïques et la capacité des batteries augmentent tandis que leur prix respectifs baissent (on peut rêver), on serait pas loin d'une vraie alternative "propre" pour l'aviation légère et de tourisme.

Sinon, il y a le motoplaneur électrique de chez Pipistrel pour les fans de frugalité énergétique.

BA
Bap2703

Aldaux
Questions : quel est l'intérêt de voler à 70km/h avec un tel engin ? quel peut-être le plafond pour ce type d'avion ?

A priori cette vitesse n'est qu'une conséquence de la charge alaire qui elle même est une conséquence du rendement des cellules et de la capacité énergétique des batteries.

Aldaux
Les aspects pratiques de Solar Impulse amènent naturellement l'index à tapoter la tempe, en même temps qu'on aimerait bien que les concepteurs réussissent à le faire fonctionner correctement.
J'ai tendance à être très sceptique, excusez-moi.

Boah ca va voler. Le plus dur c'est qu'il faut que ca vole mais du premier coup. Là tout de suite ca demande plus de précautions :siffle:

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buck

decoupe au diamant ?
Pertes: ouch ca fait mal

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buck

Ok pour la decoupe des wafers sur les lingots, je ne m'etais jamais interroge sur comment on les decoupe (je pensais plutot decoupe a l'eau pressurisee)

Tel que tu en parlais avant je pensais plutot a la decoupe des cellules elles meme et la la perte est moindre

Par contre une chose que tu semble oublier, c'est que les PV ne sont pas tous en silicium (enfin sur substrat silicium), il y aussi les filiaires polymeres (une amie qui bossait dans une boite aux pays bas) et depots fin (requiere moins de susbtrat en silicium, et si ils ne savent pas comment les decouper aussi finement qu'ils aillent voir SOITEC a Grenoble ils savent faire (epaisseur de qq microns grace par exemple a des implantations d'Hydrogene)

AL
Aldaux

Ouaip, on aimerait bien que le solaire se développe et remplace à terme les systèmes thermiques à carburants mais on en est loin et on sait que les capteurs solaires mettent AU MIEUX des années à "rembourser" l'investissement en énergie qui a permis de les fabriquer. En pratique ce ne sera "rentable" que quand les rendements de conversion auront atteint un niveau qui est actuellement tout juste obtenu en laboratoire.
Restons optimistes : cela viendra.
Pour le moment le Solar Impulse est un démonstrateur, rien d'autre. J'espère qu'il pourra voler, même s'il faut le faire décoller avec un élastique et dix mille Chinois pour tirer dessus.
Je sens que je vais me faire engueuler.

AL
Aldaux

basstemperature
Pour moi le solaire en véhicule : la seule voie qui a un avenir : les peintures solaires pour les voitures électriques des horizons 2020, juste a garer sa voiture au soleil : quelque soit l'angle, la peinture permettra toujours de recharger un minimum : bon évidement ça n'empechera pas des charges necessaires sur secteurs : mais avec ce genre de procédé on peu gagner des km gratos pas négligeable en milieu urbain : voir ruraux aussi, vu que le commun des quidams meme en campagne souvent ne fait pas + de 2-3 km juste pour des achats quotidiens ...

Si on considère en effet la moyenne des déplacements effectués en ville ou en campagne, le moteur électrique sur batteries avec recharge sur secteur est tout à fait approprié.
Cela devient moins évident quand on entreprend des déplacements sur de longues distances mais on trouvera des moyens de plus en plus efficaces pour stocker l'électricité, la recherche progresse. En attendant, les moteurs hybrides ont de l'avenir à moyen terme.
Se pose toujours le sempiternel problème de l'énergie grise, que ce soit en cellules ou en peinture. J'espère que je verrai avant de mourir des taxis et des bus électriques à Paris. Ce n'est pas gagné.

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macland

...Le "High-Bird" grillé sur la ligne de départ ???...

...!.. :_grat:

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macland

...premier vol de "Solar-Impulse" en direct, en ce moment à cette adresse: http://www.solarimpulse.com/nightFlight ... hp?lang=fr !..