Une révolution en biologie structurale : l'imagerie de particules uniques par laser de rayons X

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Produire un faisceau laser de rayons X ultra puissant pour visualiser une seule particule virale en un seul flash de quelques femtosecondes (10-15 seconde) : c'est la prouesse que vient de réaliser un consortium interdisciplinaire international de plus de 20 laboratoires (1), dont le laboratoire CNRS Information génomique et structurale. Ces chercheurs ont en effet reconverti l'accélérateur de particules de Stanford (SLAC) en un gigantesque appareil de radiologie pour particules « uniques » : cellules entières, virus, ou même macromolécules. Ces travaux publiés le 3 février 2011 dans la revue Nature annoncent une nouvelle ère pour la biologie structurale, en ouvrant l'utilisation des rayons X à l'étude de la structure tridimensionnelle d'objets biologiques asymétriques, non cristallisables, et même en mouvement. Les chercheurs travaillent désormais à améliorer la résolution des images pour parvenir à la visualisation détaillée de l'extérieur comme de l'intérieur de ces particules biologiques.

Reconstitution de l'image des deux particules virales de Mimivirus obtenue grâce au laser LCLS.

Les physiciens impliqués dans ces travaux étudient depuis le milieu des années 1990 la possibilité d'utiliser les accélérateurs de particules pour des études biologiques. Ils sont parvenus à adapter l'Accélérateur linéaire de Stanford (SLAC) en lui ajoutant toute une structure, composée d'aimants sur 800 mètres de long, pour produire, à partir de l'accélération des électrons, l'émission d'une quantité colossale de photons à la même fréquence dans les longueurs d'onde des rayons X durs. Ces photons constituent ainsi le faisceau laser de rayons X le plus puissant du monde. La puissance délivrée par cet instrument, le LCLS (Linac Coherent Light Sources), est de 6,5 1015 watts/cm2, soit une augmentation d'un facteur 10 milliards par rapport aux brillances disponibles jusqu'à présent ! Ce chiffre est difficilement concevable, quand on sait qu'un réacteur de centrale nucléaire délivre une puissance de 1000 mégawatts (1012 watts)… De plus, cette impulsion laser est très brève : 70 femtosecondes. Toute l'énergie envoyée sur la cible est ainsi concentrée en un temps extrêmement court, ce qui permet d'obtenir une image avant l'explosion de l'échantillon. Chaque particule biologique injectée dans le faisceau de photons, à une vitesse de 300km/h, est transformée en un plasma à une température de 100 000 degrés Kelvin. Mais auparavant, elle a eu le temps de diffracter 1,7 millions de photons à partir desquels est recréée son image, grâce à des méthodes mathématiques et des logiciels développés par les chercheurs.

Les aspects biologiques de ces travaux ont été assurés par l'équipe de Chantal Abergel dans le laboratoire CNRS Information génomique et structurale dirigé par Jean-Michel Claverie (professeur à l'Université de la Méditerranée). Les physiciens souhaitaient en effet valider ces travaux sur un objet biologique aussi « spectaculaire » que leur laser. Les chercheurs marseillais ont donc fourni l'objet d'étude, la particule de Mimivirus (2), et assuré la préparation et l'optimisation des échantillons nécessaires à l'expérience.

Ces travaux valident la faisabilité de l'utilisation d'un accélérateur de particules comme outil de biologie structurale pour obtenir en un seul « flash » laser la photographie de particules uniques (virus, bactéries, protéines, cellules…). Ils constituent une avancée « historique » dans le domaine de la biologie structurale. En effet, jusqu'à présent, deux techniques permettaient d'étudier des objets biologiques : la radiocristallographie et la microscopie électronique. Or les exigences requises par ces techniques (être « cristallisables », symétriques, statiques, et d'une taille adéquate) (3) excluent la plupart des objets biologiques et faussent souvent les résultats car elles supposent que toutes les molécules sont identiques et imposent une symétrie qui n'est souvent pas réelle. Avec le laser LCLS, toutes les particules pourront être étudiées individuellement, quelle que soit leur taille et leurs propriétés. Cette technique annonce ainsi une nouvelle ère : celle de la biologie structurale des objets uniques. L'Europe se prépare à relever ce nouveau défi avec son propre instrument, baptisé ELI, dont la mise en chantier vient de commencer.

Le laser LCLS va permettre d'étudier la surface mais aussi l'intérieur des particules puisque les rayons X traversent les échantillons. La résolution actuelle des images obtenues est de quelques nanomètres (1nm=10-9m). Les chercheurs travaillent actuellement pour optimiser ces performances et obtenir une résolution de l'ordre de quelques angströms (1Å=10-10m). Les expériences planifiées pour les mois prochains devraient permettre d'obtenir la structure tridimensionnelle complète (capside et nucléocapside interne) d'une particule de Mimivirus à l'échelle du nanomètre et de comparer différentes particules de Mimivirus entre elles. Les chercheurs pourront ainsi explorer pour la première fois l'existence d'un polymorphisme structural des particules virales.

Notes:

(1) Ce consortium est dirigé par Janos Hajdu de l'Université d'Uppsala en Suède.

(2) Découvert en 2003 par les équipes CNRS de Didier Raoult et de Jean-Michel Claverie à Marseille, Mimivirus est le plus gros virus à ADN connu à ce jour.

(3) La radiocristallographie utilise la cristallisation d'un grand nombre d'objets identiques selon un réseau régulier pour amplifier leur signal individuel de diffraction. La microscopie électronique utilise les symétries (réelles ou approximative) des objets pour en reconstituer la structure tridimensionnelle à partir d'une multitude (des dizaines de milliers) d'images de leur projection sur un plan.

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cisou9

une résolution de l'ordre de quelques angströms (1Å=10^-10m).

Encore une aberration l'angström est une unité désuète, le nm oui

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buck

pas si desuete que ca , a partir du moment ou on parle de taille atomique l'angstrom prends sa place, il est plus facile de parler de 2A que de 0,2nm

PA
papillon

Bonsoir,

Cette expérience est une utilisation intéressante d’un accélérateur de particules, et donne une validité à ma théorie de « l’Univers de Vibrations ».

En résumé, mes explications sont les suivantes :
Les photons n’existent pas en tant que particules. Ce sont les représentations que nous, êtres vivants, dotés du sens de la vision, nous faisons des électrons participant aux ondes de l’espace (voir chapitre IV).
Les rayons X sont formés principalement d’électrons « libres », qui sont ionisants parce qu’ils sont « libres » pour s’intriquer avec d’autres électrons libres ou non.
Dans cette utilisation de l'accélérateur, un paquet d’électrons est envoyé en un temps très court sur la particule à étudier.
Ces électrons vont détruire la particule en s’intriquant avec les électrons composants de la particule.
La partie importante du système mis en place est l'observation, enregistrée et exploitée, à la femtoseconde exacte de l’événement, au moment où les intrications des électrons se réalisent, avant qu’elles détruisent la particule cible.

Tous les collisionneurs d’éléments agissent de la même façon.
Les éléments libres se déplacent toujours tout droit (Newton dixit). Ceux qui arrivent au point de la collision ne sont que ceux qui arrivent tout droit du point d’injection, ou ceux qui arrivent tout droit de la dernière rencontre avec des éléments présents dans le circuit. Ce sont des électrons et des petits composés.

Ce raisonnement est particulièrement applicable dans les collisionneurs circulaires : le paquet d’objets envoyés peut être accéléré très fortement, mais les objets qui entrent en collision ne sont pas ceux qui ont été envoyés et les résultats à l’instant exact de la collision sont toujours uniquement des électrons.
Ces électrons, très ionisants en raison de leur vitesse, s’intriquent immédiatement avec d’autres selon l’environnement et leur vitesse :

L’environnement :
Pour l’expérience relatée dans l’article étudié, l’environnement important est la particule cible.
Pour des collisionneurs comme le LHC, l’environnement correspond aux jets d’électrons et primo-composés qui se rencontrent.

La vitesse :
Pour l’expérience citée, les expérimentateurs ont dû maîtriser très finement, la vitesse des électrons et la synchronisation du matériel d’observation.
L’important pour le LHC pourrait être de réduire la vitesse pour essayer de suivre la création des primo-composés, recherchés ou non, qui pourraient être différents, selon la vitesse, pendant les premières femtosecondes après la collision.

Bien sûr, tout est beaucoup plus compliqué que ce que nous expliquons ici.

Les modalités et résultats de cette expérience seraient à rapprocher des résultats des autres collisionneurs de particules.

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bongo1981

papillon
Cette expérience est une utilisation intéressante d’un accélérateur de particules, et donne une validité à ma théorie de « l’Univers de Vibrations ».

Je trouve ça hyper présomptueux, sachant que j'ai déjà réfuté ta théorie moisie de moissac...

viewtopic.php?p=123186#p123186

Je ne pense pas que tu puisses répondre à ce contre argumentaire.
Je te rappelle que c'est un forum de discussions scientifiques, et que toute hypothèse farfelue non argumentée n'a pas sa place ici.

De plus je ne vois pas le rapport avec la news. Donc complètement hors sujet.