Vers une meilleure compréhension des mécanismes de la dépression

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Réseau neural simple avec deux cellules gliales – astrocyte (en rouge) et oligodendrocyte. Les astrocytes interagissent avec les vaisseaux et les neurones.Illustration: Wikimedia Commons

Une nouvelle étude publiée par l’équipe de Naguib Mechawar, Ph.D., chercheur du Groupe Mcgill d’Études sur le Suicide (GMES) à l’Institut Douglas (CIUSSS de l’Ouest-de-l’Île de Montréal) et professeur agrégé au département de psychiatrie de l’Université McGill, jette un nouvel éclairage sur l’implication des astrocytes dans la dépression. Les astrocytes, un type de cellules non-neuronales, ont déjà été impliqués dans la dépression et le suicide. Toutefois, on ne savait pas si ces cellules étaient perturbées dans tout le cerveau ou seulement dans certaines régions. Cette recherche fournit de nouvelles données indiquant que les réseaux d’astrocytes sont altérés spécifiquement au sein de régions cérébrales impliquées dans la régulation de l’humeur. De plus, par sa description de nouveaux sous-types d’astrocytes, cette étude révèle des aspects propres au cerveau humain.

La diversité et la complexité morphologique et fonctionnelle des astrocytes du cortex cérébral humain, tant normal que pathologique, sont reconnues depuis peu. En particulier, des recherches récentes effectuées par le GMES ainsi que d’autres groupes indépendants ont révélé que la regulation de gènes astrocytaires au sein du cortex préfrontal est altérée chez des patients ayant souffert de dépression.

De nouvelles percées

Ce travail, basé sur l’analyse d’échantillons cérébraux post mortem provenant de la Banque de cerveaux Douglas-Bell Canada et mené par les doctorantes Susana Gabriela Torres-Platas et Corina Nagy, représente de nouvelles percées dans le domaine. Il montre notamment que la GFAP, une protéine spécifique aux astrocytes et dont l’expression est significativement réduite dans le cortex préfrontal de dépressifs suicidés, est normalement exprimée au sein de régions corticales n’étant pas impliquées dans la dépression, telle le cortex visuel. Toutefois, elle est réduite dans des régions sous-corticales qui sont intimement interconnectées avec le cortex préfrontal ou ayant été précédemment impliquées dans les troubles de l’humeur.

Au sein de ces régions sous-corticales, dans des échantillons cérébraux provenant de patients et de sujets sains, nous avons également observé des astrocytes plus complexes que les astrocytes corticaux. Nous en sommes maintenant à analyser ces cellules afin de mieux comprendre ce qui les caractérise. Je suis convaincu qu’il est important de décrire l’organisation microscopique du cerveau humain et de comprendre comment cette organisation est affectée dans la dépression. Cette connaissance permet de mieux comprendre les causes biologiques de cet important trouble de santé mentale et devrait aider à l’identification de nouvelles cibles thérapeutiques” explique le Dr. Mechawar. Cette étude paraît aujourd’hui dans la revue Molecular Psychiatry.

Ces travaux ont été subventionnés par les Instituts de Recherche en Santé du Canada (IRSC) et le Fonds de recherche du Québec-Santé (ERANET-NEURON).

AL
alessandro pendesini

Bonjour
Toute perturbation psychologique se traduit par des disfonctionnements, ou altérations, somatiques. Toute altération ou déséquilibre biochimique se traduit par des déséquilibres psychiques. Reste à savoir, dans le cas de la dépression, quelle est la cause et quel est l’effet ! Le fait qu’on puisse expliquer “mécaniquement” ce qui se passe dans le cerveau pendant la dépression, ne déroge pas à cette règle. :non:
Je ne suis nullement convaincu que la très grande majorité des CAUSES relatives à la dépression et pas seulement ! soient de nature biologique (comme cité dans l’article !). Je suspecte même que les multinationales pharmaceutiques essaient de trouver des nouvelles molécules, ou modifier les anciennes, afin de médicaliser chimiquement la dépression et bien d’autres désequilibres psychiques ! Ce qui, bien entendu, ne resout pas le problème, n’élimine pas les causes réelles. En réalité le traitement chimique (sans psychotérapies appropriées) ne fait que soulager les patients, pas seulement, mais aussi crée une certaine dépendance aux médicaments : un cercle vicieux difficile à briser ! Tel est leur objectif principal : guérir par la molécule, le reste n’a aucun interêt pour ces personnes sans scrupule, pour qui seul le profit compte...Vendre des médicaments, induire les patients, mass media –et médecins- en erreur a été et est leur objectif principal...Cette démarche n’est pas rationnelle, indigne d’une medecine qui se prétend éthique ! :grrr:

avatar
cisou9

______________ :_salut:
Il est évident que les fabricants de médicament cherchent à soulager mais éviter de guérir pour faire fonctionner la pompe à fric et engraisser (dangereux pour la santé) les actionnaires !!! ____ :jap:

PI
Piscenois

C'est triste mais je pense être d'accord avec vous 2. Nous ne vivons hélas pas dans un monde de bisounours :cry:

VI
Victor

Personnellement je vis avec de l'adrénaline en trop
avec comme effet du stress et des troubles de l'humeur,
ça fait au minimum 40 ans que je vis avec et je remercie les pharmaciens
sans ces cochonneries de médicaments ma vie serait un enfer

AL
alessandro pendesini

-Prenons l’exemple du Xanax. Introduit dans les années 1980 comme une pilule miracle vouée à remplacer le Valium et le Librium, il est souvent prisé par les patients comme par les généralistes. Or la vérité est que le Xanax s’est révélé miraculeux par sa rentabilité et sa longevité beaucoup plus que par son utilité. Les doses prescrites sont souvent addictives et le pénible syndrome de sevrage qui survient en cas d’interruption du traitement tend à rendre ses usagers « accros » à vie, l’anxiété ou la panique associée à l’arrêt étant souvent bien pire que les symptômes qu’il avait initialement vocation à traiter. En autre, il arrive que cet anxiolytique provoque des intoxications fatales, surtout s’il est mélangé à certaines autres molécules ou à de l’alcool.
Il va de soi que l’emploi d’antihallucinogènes dans les moments féconds de la psychose représente un grand progrès, alors que l’emploi d’antidepresseurs dans la plupart des dépressions est trompeur et dangereux. La pratique montre avec constance que plus la relation de parole est importante, moins le secours aux médicaments est nécessaire.
N.B.Le pouvoir anesthésiant de la drogue n’agit pas sur la cause de la douleur, qui une fois endormie refusera de parler. Ce sera une chance si ses effets ne métastasent pas en symptômes organiques ! Est-ce vraiment un avantage, si l’angoisse supprimée réapparaît sous forme d’ulcère ou d’une tumeur ? :non:

AL
alessandro pendesini

Les médicaments peuvent induire des changements adaptatifs dans les circuits neuronaux ou les mettre dans un état favorisant, grâce à leur plasticité, l’adaptation et l’apprentissage. Mais rien ne garantit que le cerveau, sans une thérapie appropriée, pourra s’améliorer ! L’itinéraire pharmacologique qui mène au rétablissement sera probablement mieux suivi avec une personne capable de comprendre non seulement les médicaments ou le patient, mais le médicament, le patient et la situation vécue par le patient : c’est surtout dans cette dernière qu’il faut chercher les causes de son mal-être ! Car la dépression n’est pas nécessairement une pathologie à proprement parler, mais un symptôme ou syndrome !
En déplaise aux assurances maladies, mais le médicament, le thérapeute et le patient sont les partenaires d’un ajustement synaptique appelé « thérapie », le premier attaquant le problème à la base, le deuxième s’y penchant de l’extérieur, et le dernier ajustant son soi synaptique.
N.B. : Un mal de tête persistant, par exemple, peut être le signe d’une grippe, d’une méningite ou d’un symptôme hystérique. Quels dégâts si de l’aspirine est délivrée dans tous les cas !
Certes, comme dans tout domaine, il y a des exceptions –vous, peut-être ?- mais ne sont pas la règle : elles la confirment !
Apres tout, si vous êtes bien avec vos médicaments, pourquoi changer ?
Attention toutefois aux phénomènes d’auto-conviction et/ou d’auto-illusion…assez fréquents chez l’humain !
P.S. Il y a des fumeurs qui n’ont pas cessé de fumer depuis 40 ans ou plus sans avoir des problèmes majeurs, et d’autres qui ne sont plus là pour en témoigner….Comme quoi…
;)

IS
Isabelle

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