En 2008, la Fédération de pêche estimait que pour 8 000 à 10 000 pêcheurs en eau douce à la Réunion, 300 environ pêchent les bichiques (en fait en eau saumâtre), mais seuls 800 adhérents sont officiellement inscrits à la fédération, les autres pratiquant sans carte de pêche. 12 gardes seulement sont chargés des contrôles en amont, mais ils n'ont pas autorité dans les estuaires (domaine des Affaires maritimes couvert par une brigade nautique de six personnes et la brigade nature de l’océan Indien (6 personnes également)qui doivent surveiller un très large territoire. Pour l'instant les pêcheurs d'alevins qui ont un gros impact sur la ressource ne payent pas la redevance mise en place par la loi sur l'eau, au motif que la loi cite l'anguille, la truite et le saumon et non les espèces locales de la réunion. Un décret préfectoral réglemente cette pêche. Le prix élevé de ce poisson (40 €/kg) encourage son braconnage ou sa surpêche, et le risque existe que, comme pour l'anguille, l'esturgeon ou le saumon en France, cette espèce soit bientôt considérée en forte régression ou menacée de disparition.